CHAPITRE XII
Z?<w Émigrés,
*i* flMWe quq les wj^érç^ ftqçnrjçaqx ne pouT gafeot'fivoiv de pig? solide gftçanlie qq<? la lé- ^UiqfiUé- Je vais moqtr^r qqq, Jes inCjér^U *#; ciens ne sauraient avoir d'autre sauvergarjlç que la Charte.
Tous ceux qui ont médité sur la nature de l'homme et de ses institutions , conviendront qu'une révolution j( j,). en France , était devenue inévitable ; pour en juger , il suffit de faire attention à la marche des esprits , dès le
(i) J'appelle révolution, tout changement dans la forme du gouvernement d'un État.
étl-hbitièttfe siècle. SartfdtfMé!, dé* écrivains peu habiles, on mal inteittltfnftés profitèrent de leur disposition fXMi* les sii^fiP j. et àèft hommes plus roéchaas eboorâ poussèrent la nation au bord du précipice), soit pour élevé* leur réputation , leur fortune > leur puissance > soit pour assouvir leurs vengeances* du dea passions plus viles encore* Mais j'ai l'iotiind conviction que si le grand , le juste , l'infojf^ tuhé Louis XVI n'eût été prévenu par la rage de ses bourreaux / il aurait donné à la Ffanc^ une constitutioa assortie s aux çirôonMaocefc • Et qu'on ne dise pas que ceci est une vaine hypothèse : la conduite de son auguste frèr$ en est la preuve. La Charte que ce grand Rpî nous a donnée, n'est pas , çommç on a affect^ (de le publier , une espèce <Je Uève pour catr nier les partis, un traité entre la liberté et la légitimai té; la Charte , fruit immortel, des profondgjjaaé4itations d'un grand homme éprouyç par^'adversité f était le résultai nécessaire dp nps gqûjs x de nos çaœurs 7 cte nçs: lumière} \
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c'est le leviçr putfCmt destiné à donner une impulsion nouvelle «* sublime àr une nation vieillie par plusieur^siècles d'habitudes- ,
Je suis loin de prétendre ici que la France eût été fermée à Louis XVIII , s'il ne lui eût promis la Charte : la nation se jeta avec transport dans ses bras, comme dans ceux d'un bon père , sans conditions d'aucune espèce. Hais s'il eût méconnu le véritable état des choses , s'il eût blessé l'amour -propre des peuples , je pense que le trône eût été de nouveau en péril.
Ce que je viens de dire était indispensable pour mieux faire sentir à des hommes dont j'honore le malheur f la nécessité de certains sacrifices, que Faàiôur de la patrie doit leur rendre moins pénibles» Voyez-vous ces coteaux , ces montagnes? JLa succession des siècles détache de leur front ces chênes, kuf orgueil, ce sol, leur richesse : l'humble HjtiriÉii du Vallon s'enrichit de leur dépouille. Grands de la terre, tel est votre sort : pourquoi mur-
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murer plus long-temps contre les lois de la nature?
Songez-y bien , la France existe par son Roi ; le Roi règne par la Charte : sans elle , par conséquent, vous seriez encore fugitifs sur les rires étrangères. Acceptez donc franchement cette Charte, qui vous permet de contempler sur le trône ce? princes à qui vous avez tout sacrifié; qui vous conserve des titres chers à l'honneur; qui rend à quelques-uns, du moins , les débris de leur antique opulence , et qui permet à tous d'espérer un sort plus heureux , quand la fortune de la France pourra permettre à son Roi de payer les dettes de la, reconnaissance*