‹ Puissance politique et militaire de la Russie en 1817;Chapitre 36 sur 65 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

Conclusions.

J'en ai ditassezpour éclairer l'opinion publique, pour faire connaître au peuple ses véritables x ennemis. Ce ne sontpassans doute ces hommes pleins de modération qui, tour à tour, foulés par les partis, n'ont eu d'autre tort que d'ignorer lé secret de leurs forces. Ce ne sont pas non plus , quoiqu'on en ait dit , ces victimes de, la 'fidélité dont l'amour du bien dirigea constamment la conduite. Ce ne sont pas encpte, ceux qui/ égarés par dé trompetâmes — ittusions, suivirent une route si opposée. L'intérêt commun les réunira tôt ou tard. Les véritables ennemis de la patrie sont les traîtres qui agitent parmi uous les brandons de la dis* corde, eux, qui se sont élevés en caressant tous les partis, et dont la fortune s'accrût en proportion de nos désastres. Par un juste relour du sort , ils doivent retomber alors que les destins de la Fr&ncfe seront affermis sur des bases plus durables. Ils iie peuvent l'ignorer;

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aussi ce sont ces hommes dont les manœuvres coupables ajournent l'union qui peut seule amener cet heureux résultat ?

Il ne me reste plus qu'un mot à dire , ou plutôt à répéter. La France périra si les partis ne Tiennent déposer leurs alarmes, leurs préteri- ' tions, leurs haines , aux pieds de ce Roi qui, après vingt-cinq ans d'exil , nous apparut pour nous sauver, tenant d'une main, la Charte, et de l'autre , le testament du Roi martyr.

- .Ouvres nos annales! Les mêmes causes amenèrent toujours les mêmes résultats. Toujpurs des puissances rivales armèrent l'Europe pour nous punir de nos forfaits et profiter de nos discordes. Dans ces temps reculés, l'union franche de la nation et de ses princes put seule briser nos chaînes; et, chose digne de remarque ! Paris cessa d'être la cité vierge , toutes les fois qu'elle abaissa sont front devant un usurpateur. Mais, qu'ai -je besoin d'alleu puiser dans l'histoire des siècles passés, dé grands exemples et de funestes leçons? Noà calamités d'aujourd'hui parlent assez haut. Qui de nous n'a versé* des plenrs sur les dé-r castres de la patrie?- Qui: de nous n'a frémi /en voyant la vie de son Roi entre les mains d!un canonnier prussien ?.... Français, voulez*

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vous qu'un pareil spectacle ne vienne plus déchirer vos cœurs? Abjurez lous, vos regrets, vos défiances, vos haines; ralliez-vous au panache de Henri ! Et , s'il est vrai que des audacieux veulent vous asservir, vous les verrez reculer d'effroi à la vue de trente millions d'hommes commandés par une race de héros. Français , serez vous sourds à la voix de l'honneur? Je ne le pense pas. Un peuple d'esclaves peut seul être insensible aux mois sacrés de gloire , de patrie, et d'indépendance*

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