‹ Puissance politique et militaire de la Russie en 1817;Chapitre 35 sur 65 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

Pour déjouer leurs odieux projets, il suffit d* éclairer les peuples sur leurs véritables intérêts.

0* raconte que dans ces vieux castels , jadis le théâtre de grands crimes , on a vu de lâches coquins profiter de la terreur qu'inspirent de sanglans souvenirs , pour effrayer et rançonner les habitans; tantôt sous d affreux 4éguisemêns, mais plus souvent encore sôus l'apparence de ces mots qu'on révère; mais, si un homme, exempt de craintes et de superstitions, ose les attendre, les-poursuivre, les saisir d'un bras nerveux; alors le masque tombe, le fantôme disparaît; et le peuple, désormais sans terreur , s'étonne de trouver à sa place un mi* sérable hors d'état de nuire , si l'imagination et l'aveugle crédulité n'étaient complices de ses projets» v \

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Ainsi l'on verrait s'évanouir de vaines terreurs, ainsi les parties cesseraient dé redouter et de combattre des chimères; si un ami de la vérité , assez courageux pour la publier, assez habile pour se faire entendre des peuples, les éclairait sur leurs véritables intérêts, et rétablissait ainsi l'harmonie, la confiance : gages de bonheur et d'indépendance. Alors s'évanouiraient ces réputations de coteries, puisque le masque ne cacherait plus le double visage et la nullité des importans du jour. Alors on sentirait , que si le crime et de grands taleos ont pu briser l'autel et le trône , ce n'est pas la médiocrité; mais le génie et la vertu qui peuvent le réta* blir sur des bases indestructibles.

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