‹ Puissance politique et militaire de la Russie en 1817;Chapitre 8 sur 65 · NOTICE GÉOGRAPHIQUE · texte numérisé non relu

NOTICE GÉOGRAPHIQUE

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ÀTiwnrle traité de Viëci rie, Bocharteàt et Téflis , la Russie se composait de cinquatite-s*pt go4vterniemens qui couvraient un espace dé plusttepebf cent vingt mille lieues carrées, for*» ttiant fo neuvième partiede la Terre-Ferme , et la viiïgt-imitième du gloire entier, (i) L'empire romain, au temps de sa domination la plus grande , n'égala jamais la Russie européenne ^n étendue; et ta Russie européenne n'éstque le tiers environ de tout l'empire de Russie. La population dé cet enipire se concentre

(i) Non compris les établtfaemçns américains.

toutefois dans la Russie européenne : car, sur quarante-deux millions d'iabUans que Toa compte en Russie, il n'en existe pas plus de cinq en Asie; et, dans les sept gouverneraens qui entourent celui deMoscow (quj contient à lui seul un million cent trente-neuf 'mille habitans)on trouve plus de six millions d%mes, conformément au tableau de Le Sage (1) dont lesc aïeuls sont encore au-dessous de la réalité. Il ne faut pas perdre de vue non plus que la plus grande distance de chacun de ces sept gouvernemens n'est pas de plus de trois cents milles de Moskow ; et qu'enfin 1 eloignement commun de leurs fropUç^s est d'eayirbntieux ^e^t cinquante milles. ît , - •.; «.[ ,,[ ... ;i gJ '.ISa J1799 , Tooke .caletph» d'après Jos jtatt& grecques, que la. Russie contenait qaâranlç cillions <Thabitans; Slprçk, à la £0 du i8# siècle, porta cette population à trenl£-&ix œil-

: (1) Gouvernemens «ntcurrânt MoscOWy *efcm le taUl^dcLe.Sag^;, , .. ./. ,; -,: , -r : ;. .,i

Smoleosk. 892,000.' ftiasaa. . . 869,000»

JLainga. . . 771,000. Tola. . . . 876,0*0. T

ïaroslaw- 766,00p. < .<• /. '■

lions; Sablowski, dans sa géographie de Ifc Russie, l'estime à quarante-un millions, ef, dans sa statistique, à quarante-quatre ni illions.. llAlmanach de St.-Péter$bourgf r>our 1*808, établit ce- nombre à quarante-deux millions.. Depuis ce temps, l'empereur Alexandre a ajouté cent quatre-vingt-treize raillehuil cents, milles carrés à son empire, renfermant le duché de Varsovie , la Finlande , la Géorgie ; conséquemment l'estimation que l'on a faite de la population actuelle de la Russie à quarante-deux millions est probablement de quel* ques millions trop basse. Mallhus admet, comme très-probable, un accroissement de population , spécialement en Sibérie. L'augmentation progressive des grains tendrait à prouver que cette supposition ne serait pas dénuée de fondement.

On trouve dans ira ouvrage , extrait des Mé- 4 moires de l'Académie de St.-Pétersbourg par M. C-T. Herman , et publié en 181 1 , un détail encore plus minutieux de la population de U Russie. L'auteur a compulsé tous le? rapporta officiels; et le gouvernement s'était tong-lérrfp» occupé lui-même du soin d'obtenir des ta*bleaq* de recensenieus exacts.

llélablUqja'il «e trou vaii , en paysan*, dâPns

;(*QD«)

J çsdiv erses listes de taxes, et probablement audçssops deleur nombre réel :

En 1796, — 1.5,718,088 mâles.

En 1800,-15,707,781 t- Eq 1801, — 15,747,579 — ^En 1802, — 1*5,895,608 — En 180S, — 15,824,287 — En 1804, — 15,806,778 -*.

Tandis que. la totalité des énumërations de i8o4 s'élève à 4 1,353,488 babitans, y com« pris l'accroissement naturel de la population , pendant dix ans, de i2,5ocv>oo âmes( en ne portantseulemenf les naissances qu'à un quarten sus des morts , mon tant annuellement à 5oo,ooo depuis djx-huit jusqu'à vingt ans. ) .

Plus loin il ajoute: D'après ces données, les progrès de la population en Russie , dus en partie à des améliorations intérieures, en partie à dé nouvelles acquisitions., ont suivi la marche suivante.

En 1722, — i4 millions d'âmes. . .

. En 17&, — 16 — — Espace de ,20 ans*

En 1762, — 19 -tf -*- Espace de 20 —

En 1782,— 38 — r *~ Espace de 20 —

,Ea 1796, — 36 — -*■ Espace dé i4^—

En 1 806, — 4* . — *— Espacetfé 10/ —

.. Sjir lesquels 4* million* , i5 Billions sont

( *QX ) proveous<le la Petite-Russie , de la Suède , de la Pologne et des provinces de Turquie. t La population indigène de lu Russie a donc été plus que doublée pendant le dernier siècle, tandis que Smith suppose que la population , dans les contrées civilisées, ne double qu'une fois dans l'espace de cinq cent? ans.

Cette population s'est trouvée ainsi doublée par suite d'une administration mieux dirigée , des épargnes que le gauvernebient a fait faire à la nation , du versement , dans ces pa^s, des capitaux étrangers qui furent , pendant longtemps , l'ame véritable du commerce de l'intérieur ; par suite des progrès de l'industrie naturelle, résultat de Tajccrôissepieut des connaissances ; par suite des nouvelles relations commerciales établies avec les autres contrées de l'Europe , et finalement , par suite de lasuppression de quelques entraves qui s'opposaient aux progrès de l'industrie ( comme par exemple lesdouanés , dans l'intérieur, sous tes règnes d'Elisabeth et de Catherine), p^r laotélioralion des routes , la multiplication des canaux.

Le même écrivain présume que la .population delà Russie demeurera long-temps fixée de - 4i à 45 millions ; mais il ajoute : « Ues circonstances inattendues ( toutes conquêtes mises â

part ) peuvent enrichir lé sud de fa Russie1 d'une population considérable : par exempte, le commerce extraordinaire de grains qu'à fait Odessa ,' de 1 800 à1 1 8o5 ( fort augmenté niÇme depuis ) à aecAi la valeur de toutes les' terres jusqu'à Kiow; on, cultiva même les terres fer» tiles de Steppes , et les bras manquèrent au? point qu'on donnait /aux gens de campagne, pour prix de leurs peines, la moitié du bled? qu'ils fhbissôiinaient. Le commerce de Tagan* rock donne également de belles espérances , et* L'agriculture parait faire de grands progrès parmi ces Nomades. »

- Il conclut enfin par celte réflexion: « Lfn « pays n'est pas suffisamment peuplé, quand' « les ouvriersy manquent , quoiqu'on ait ce- « pendant plus que les moyens de pourvoir à « leur subsistance, comme cela arrive dans * lès parties méridionales dé la Russie. Au « contraire , un pays est trop peuplé , lorsque « desmilliers de riches sont obligés de nourrir « des millions de pauvres. Cet excès de pote pulation est si funeste, qu'il ne laisse que « trois partis, soit de mourir de faim, soit « d'émigrer,sôit dé produire des révoïur « lions, (f) f^oyêz page 2ù5. »

-î: ; '"k KVER U.

1 ïl est difficile d'établir , d'une manière bien jpositive , le retenu de la Russie. Les exportations qu'elle ^faites depuis quelques années 4 fatit éîrbledy en bois dé'construction , en chancre , en suif, en cuirs , en peaux et fourrures r fin* fiérV èi cuivre, en sel, se sont élevées de cinq à sfix millions sterling environ ; en outre, on à supposé que la balance mojenne de son revenu annuel était au moins de douze millions sterling. Pour peti quefon considère là dftffêrehce de là valeur spécifique de lVgent êh "Angleterre et* en Rèssie , op demeurera convaincu que le revenu de la Russie est plu* «jne- suffisant pour parer à tous les besoins de cet Etat, dont les dettes commencent déjà à se< liquidée. .-•.....-

? Sop revenu est le plus sûr de tous, puisqu'il ftfest bas /comme en Angleterre , le produit de tâx^ excessives.'*

* X») fauteur anglais n'a pas, sans motif, rapporté cette réflexion (imprimée d'ailleurs en caractères i ta* lïques) j il n'est pas fâihéde pouvoir , en pasçan^ dé- »igrer le système administratif de son pa J*.

Le papier russe perd toujours; mais telle fut la confiance du peuple à Moscow, alors que Ie*\ Frauçaiàs emparèrent de cette capitale (i) f que le papier ny perdait pas plus au change qu'à St.-Pétersbpurg , et que l'aspect de Tor ae faif >ait pas , sur le marchand , l'impression mènaq la plus légère.

Le cuivre constitue principalement la mopn Baie russe ; mais les pièces. de cuivre^, appelée^ copecks, sont d'un poids, et d'ime grandeup extraordinaires, quoiqu'il en ÈailJe quarante pour faire un schelling. Une quantité prodigieuse def ducats est également en ci,rcpU^onit mais ils ne gagnent f>aa aç change cqiffie fe fapier;'':' ' ' . '[^\ . : .. ;. ...,.., ; ■ lit / , î\ j '■■■ .t itm*M i-j"'i»ii!",iiiin> ■<)!)»>

., (*) JDins un Uk*sé> iwH Ùe?&toi-fitetiAfmrg ; 10 avril 1817, Alexandre publiant les nouveaux- x*éi Çtemens pour la dégrèvement de! la dette paUiqoè; se $ert de ces paroles trè3-*mçmorables T . qui 4°î?*i}f exciter , à la fois , l'émula lion et Fétonnemènt 4ft tpn^ les antres états de l'Europe , « après une guerre aussi c-Xatale dan* son prÎBeâpeque glorieuse dans~aes ré» « suhats j avec l'aide du Tout-puissant ( et les -suicide* * de l'Angleterre ), les hostilités se sont terminées, sans « $ue Ton ait été obligé d'augmenter les taxes e* « dd porter atteinte au crédit public. »

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ESQUISSE de U POL

pSSIE en l'Anaée 1*17.

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