‹ Puritanisme et anglicanisme [microforme]Chapitre 3 sur 3 · DANPE PA ANSE LS · texte numérisé non relu

DANPE PA ANSE LS

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vations ne s'appliquent qu’à une époque déjà lointaine. Les partisans des nombreuses églises non-conformistes de nos jours n’ont pas perdu grand'chose du bigotisme de leurs ancêtres. Comme eux, ils croient fermement que l’Église

romaine est un arsenal de superstitions, que ses habits

sacerdotaux sont la défroque du diable, que les décorations de ses temples et les splendeurs de son culte sont des vestiges du paganisme. Pour combien de nos prêcheurs de rue et de leurs disciples la première des vertus est encore la haine du romanisme ? Pour combien la Bible est encore “ effectivement et réellement une littérature tout entière, une civilisation, un monde à part d'idées et de sentiments, où ils s’enferment(!)}”. C’est au point que les enfants élevés dans cette atmosphère biblique ont une empreinte plus juive que chrétienne. Toutefois plus visible encore que l'empreinte juive st l'empreinte anglo-saxonne. Chez eux l’exclusivisme religieux n’a fait que se greffer sur l’exclusivisme insulaire, (?) exclusivisme que les fils de la Grande-Bretagne, fiers de l'extraordinaire fortune de leur race, devaient exporter sur toutes les plages, où ils allaient émigrer, notamment sur le continent de l'Amérique du Nord. Sans doute les fameux Pilgrims Fathers, en touchant les côtes du Massachussetts, y

(1) Lavisse ct Ramb. Hist. génér. V. p. 239.

Ne nous étonnons pas trop de ce culte quasi superstitieux des protestants pour la Bible. Rappelons-nous qu’ils ont changé le concept de l'Église. L'Église nour eux n'est À mur que le corps métaphorique et allégorique du Christ. i:.-épendant des doctrines, des rites, aussi bien que de l'espace et des naticaalités, où se rencontrent toutes les Ames justifiées par la foi, d’où une seule hérésie exclut, l'incrédulite Or à cette église universelle et spirituelle l'autorité papale ne pouvant plus servir de principe d'unité, ils lui substituent la Bible, entendue dans sa signification la plus simple. C'est dans l’Écriture qu'ils viennent chercher le critère de leur foi. trésor de la foi, selon er, est f:rmé de toutes les vérités, qui sont authentiquement et clairement inscrites dans l'Ancien et le Nouveau Testament.

Et puis les réformés ont opposé la Bible à la tradition. A les en croire, la tradition a engendré un christianisme tout extérieur, défiguré par des observances, des lois, des cérémonies, qui asservissent l'esprit. De même Le n’y a pas de vérité de foi en dehors de l'Évangile, il n’y a pas non

e puissance juridictionnelle. L'église ne peut obliger personne au de ce qui est formellement prescrit par l' Évangile. Ainsi, au nom de l’Évangile est proscrite toute la discipline ecclésiastique. C'est ce que les novateurs appellent la liberté chrétienne. A une telle liberté on pourrait donner une toute autre épithète.

pe, C'est le jugement de l'historien que je viens de citer. Lav. et Ramb.

cet esprit d'indépendance, qui caractérisait ils y ont développé cette men-

talité profondément démocratique qui distingue la grande

république des États-Unis ; mais ils y ont conservé en même temps, et en dépit de leur séparation de la mère patrie.

Je culte de l’Anglo-saxon, en qui ils voient le type humain par excellence, do ue et les institutions

ont implanté leurs frères de la Métropole ;

nt la religion, la lang rcher de pair avec le progrès de

politiques sont destinées à ma la civilisation. () Est-il besoin de faire observer que dans de la Haute-Église se rencontrent

là les membres Basses- Églises ? seulemen c'est que le type ainsi exalté n’est nullement

celui de Shakespeare et des joyeux compagnons de la reine itain. En dépit

Élizabeth ou de Charles I, c'est le type puri de toutes les vexations, dont il x cté l’objet au cours de deux siècles, le puritanisme est parvenu à s'imposer, a‘ moins comme idéal moral, même à ses adversaires ; il à laissé sa marque sur la famille anglo-saxonne tout entière. Anglicans, libres penseurs; et même certains catholiques, l'ont subie. De ce phénomène les causes sont assez faciles à découvrir. Rappelons-nous d’abord que les mêmes principes calvinistes sont à la base du Credo de l'Église établie et de celui des sectes dissidentes. Et puis l'idéal puritain semble répondre au tempérament de la race, tempérament froid, érergique. porté à l'indépendance et aux préoccupations religieuses. (?) à tendances utilitaires et au goût esthétique peu prononcé. Sous ce dernier rapport la différence saute aux YEUX de l'observateur Île plus superficiel entre les groupements bnitanniques, et les peuples formés par la culture greco-latine. Ceux-ci (Grecs. Italiens. Francais) sont idclâtres de beauté

ce culte avec ceux des de remarque,

t, ce qui est digne

açaise qui levaient ns s'éprirent de avantageux à

ues dela Révolution frat 1, les réactionnaires puritai

@) Contrairement aux idéolog ingulièrement

s’éprendre de l'homme en généra l’Anglo-saxon. C'était plus pratique, et s l'expansion de l'anglo-saxonisme.

@) Le fait qu'aux États-Unis 51 pour cent des individus se donnent pour religion n'infirme pas notre thèse. D'abord aux tats-Unis il y a de toutes les nations, ensuite nous ne nions pas que, à force de s'enfoncer dans la matière et la recherche de l'argent, même des anglo-saxons é toute inquiétude religieuse. Cette

ne puissent arriver à étouffer en eux ns un trait de race.

inquiétude n’en reste pas mo!

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ré arte that

si,

et d'art au point d'en méconnaître la loi morale ; ceux-là en général n'éprouvent pas cet enthousiasme : ils ne sont guère satisfaits si, en contemplant une œuvre artistique, ils ne se sentent pas meilleurs : si à l'admiration ils ne peuvent joindre l'approbation. (!)

Songeons aussi au milieu et au climat. N'est-ce pas à cette troisième cause qu'il faut attribuer pour une large part ce spleen, qui semble être une maladie nationale des Anglais ? Le spleen lui-même n'offrait-il pas un admirable bouillon de culture pour le germe calviniste. dont l’épanouissement est la tristesse sombre que nous avons signalée ?

Enfin. nous comprenons que, si l'éternelle brume qui couvre la vieille Albion était favorable au développement des lugubres théories du dictateur de Genève, elle l'était beaucoup moins à l'éclosion du sens artistique, beaucoup moins en tous les cas que la claire lumière illuminant l’Acropole et les hauteurs de Sorrente.

Volontiers d'ailleurs je concède que la rigidité puritaine a fait œuvre salubre en débarrassant la rue d’étalages scandaleux. en ne souffrant pas qu'on se serve de la scène théâtrale ou des pages d'un livre pour + ‘au vice. J’exprime même un regret, c'est qu'il y ait : cadence sous ce rapport. et que, même dans des villes américaines, où les puritains semblent faire loi. tant de liberté soit laissée aux entrepreneurs de plaisirs publics soit pour la multiplication des lieux d’amusements. soit pour ja licence des spectacles, soit pour l’audace des réclames. Ce bon résultat du bigotis-

me sectaire ne justifie pas les principes d'où il est né, et qui sont. nous venons de le voir, de très graves déviations de la

(:} Evidemment les exce tions ne manquent pas. D'une façon générale, et depuis le 16ième siècle, où la Renaissance eut ses partisans fervents, on peut dire que l'aristocratie et l'élite intellectuelle ont échappé à l’influence du puritanisme. Ni Chaucer, ni Shakespeare, ni Swift, ni Byron ne sont des puritains. N’empêche que la masse du peuple étant puritaine, une grande partie de la littérature porte son empreinte. Dans les romans et au théâtre on redoute la grande passion, à plus forte raison l'amour coupable. L'expression ‘roman anglais” n'est-elle pas synonyme de roman inoffensif? Sans doute la morale n’à qu'à y gagner ; mais nous n'avons pas moins là une preuve des tendances utilitaires de la race.

vérité évangélique. disons mieux, qui rendent à peu près vaine la mission rédemptrice du Christ.

Or. ces déviations. à quoi sont-elles dues * À la méconnaissunce de l'autorité régulatrice posée par Jésus en personne, de l'autorité du Pape {j Non. non, les Luther, les Calvin. les Zwingle, les & ranner n'ont pas été de vrais réformateurs. Ce n'est pus certes qu'à l'époque où ils apparurent le besoin d'une réforme ecclésiastique ne fût pas urgent. Depuis deux ou trois siècles on n’entendait qu'un cri dans la chrétienté : Réforme de l'Église dans sa tête et dans ses memb-es.(2) Mais. en se séparant de la tête. après lui avoir jeté

G) L'Église catholique a eu ses puritains, elle aussi, les Jansénistes. On sait avec quelle constance et vigueur elle les à harcelés. En dépit de tous leurs subterfuses ils ont dû ou se soumettre ou quitter la barque qu’i menaçeient de faire sombrer.

(2) Pas plus en Angleterre qu'en Allemagne la Révolution protestaute ne fut un phénomène subit : elle avait été préparée de longue main par la corruption de la hiérarchie, laquelle avait suscité nombre de protestataires. Déjà dès le 14ième siècle la grande Bretagne avait été le théâtre d’un mouvement réformiste et hérétique très prononcé. Un étudiant d'Oxford. du nom de Wyclife (1324-1384) ne s'était pas contenté de dénoncer comme un abus exhorbitant l'envoi à Rome de l'argent anglais sous forme d’annates, de premiers fruits, de deniers de St-Pierre ; il avait en outre professé que le droit de propriété était fundé sur la grâce et qu'au pécheur le roi

uvait légitimement infliger la confiscation comme peine de sa faute, d'autant qu'elle le rendait incapable de comprendre, d'expliquer les Saintes Écritures, et de remplir les autres fonctions de l'état ecclésiastique. Nous ent de corruption que les Réformés lanndront légitimer leuc

voyons là poindre le grand argum ceront contre l'Église romaine, et par où ils préte révolte.

Woyclife avait trouvé des protecteurs dans la princesse de Galles et dans le peuple &e Londres. Vainqueur de ses ennemis devant un tribuna d'église il avait entrepris de traduire la Bible en Anglais. En même temps ilavait fait © prêcher la simple parole de | Évengile par des prêtres vêtus d'une peau de mouton à laine rousse avec un large chapeau el des sandales”. (Lavisse €t Rambaud, Ilist. génér.. JE, p. 257).

Ces pauvres prêtres, les Rousseaux comme on les appelait, ” étaient allés porter la bonne parole chez les pauvres gens si négligés par l'église officielle et ils avaient eu bientôt de nombreux adhérents.” id-ibid.)

On les avait aussi dénommés les Lollaris, parce qu'ils semaient l'ivraie (lollium) dans le champ du Seigneur. Le lollardisme avait joue : « rôle important duns les insurrections des paysäinis en 1380 et 1381. Trois üisciples de Wyclife, Wat Tyler, John Ball, Jack Straw, s'étaient signalés à la tête des insurgés. John Ball avait enseigné qe le servage était contraire à lu volonté de Dieu. 7 Quand Adam béchait et qu'Eve fileit. disaitil, qui dont était gentilhomme ?”

3. Strass. lui. ‘se proposait de résoudre !a question sociale en tuant les seigneurs, les évéques, les moine, les chanoines et les curés.” Ball et Straw avaient été pendus : Wrycliffe avait été condamné dans un concile à Londres tenu en 1262. non seulement à cause de l'influence sociale que sa

ysatietalaéhen état ssitd-

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l’anathème, les révoltés du XVIe siècle non seulement se rendaient totalement impuissants à guérir le mal qu'ils dénonçaient, mais ils l'aggravaient singulièrement. En rejetant la suprématie du pape ils ouvraient la porte à toutes les extravagances du sens individuel. Dieu sait si ces extravagances fourmillèrent. Parce qu'elle s'était, elle aussi, affranchie du joug bienfaisant du successeur de Pierre, et malyré qu'elle conservât une hiérarchie fastueuse d’évèques et de ministres, l'Église anglicane devenait vite un chaos de contradictions religieuses, et nous sommes justifiés de ne pas lui attribuer plus de considération qu’à n’importe laquelle des mille sectes qui s’entredéchirent dans le sein du protestantisme. Oui, l'Anglo-saxon, puritain, méthodiste ou ritualiste peut continuer à s'enorgueillir de sa civilisation, de sa constitution parlementaire, de sa richesse de l'expansion de son commerce et de son hégémonie politique sur le reste de la planète. il n’en demzure pas moins un deshérité du patrintoine authentique du Christ, un pauvre naufragé sur l'océan de ce monde, heurtant à mille écueils, et ballotté par toutes les vagues des opinions humaines, sans boussole pour s'orienter vers le terme qui lui a été assigné par le Créateur.

Il ne nous empêchera pas de le plaindre au milieu de son opulence. Et puis, qu'il cesse de rêver d'une paix de compromis entre nous et lui.

Le gouffre qui nous divise est

doctrine avait exercée duns la révolte des paysans, mais aussi à cause de sa négation de la transsubstantiation. Plus tard le concile de Constance devait ordonner de livrer aux flammes les écrits de Wycliffe et anathématiser sa doctrine en 45 articles (1415).

Le lollardisme avait semblé disparaître en Angleterre ; en réalité il avait continué son travail souterrain. Du reste les causes du malaise religieux subsistaient ; il ne se faisait point de vraie réforme dans l'église, et c’est ce qui explique que l’apostasie de l'ancienne Ile des Saints ait été si prompte et si facile sous Henri VIII. Thomas Morus et le Cardinal Fisher ne furent sans doute pas les seuls témoins de la foi traditionnelle. Pourtant la masse du clergé ne résista que faiblement, on ne le sait que trop.

Par suite du mariage de Richard 11 avec Anne de Bohême en 1582, les relations entre l'Angleterre et ce dernier pays étaient devenues fréquentes. Oxford regorgeait d'étudiants tchèques. C'est ainsi que les doctrines de Wycliffe avaient émigré en Bohème. Elles avaient trouvé dans Jean Huss et Jérôme de Prague des propagateurs plus que zélés. Par le mouvement hussite Wycliffe se rattache directement aux grands réformateurs du 16ième siècle.

immense.

es téméraires, qui ten-

oncessions mutuelles.

ictime divine per-

u'engloutir | le moyen de €

erdoce sacrifiant et d'une v olation sur no8 autels ; vidé des sources sacramentelles de la grâce : dénué d'un magistère vivant et infaillible : refusant tout mérite intrinsèque à nos œuvres et toute coopération de notre part à l'action de l'esprit de Dieu en nous : dénaturant les notions de foi. de justification. de libre arbitre, Île christianisme des protestants (même orthodoxes) n'est pas notre christianisme. leur sauveur n’est point notre Sauveur: leur église n'est point notre Église, () leur clergé n'est point notre dergé.(") leur doctrine n’est point notre doctrine : vavec leur étrange

etilne ferait «

teraient de le combler par

Privé d'un sac pétuant son imm

je dirai presque «il

EEE «) En réalité le protestantisne “de ce nom chez lui n est qu'une branche d'u seul du reste, en ehors du , peut lui donner qu Feu appeler église ves congrégations qui, re) 6 État et celle du pape, sont complètement livrées aux € mier prédicani venu.

Sous Guillaume jii l'État prussien rattacha purement et simplement les affaires ECC inistère de l'Int érieur ; il imposa à tous les groupements r \ è Ë ns, et le même rituel.

# Tout l'édifice de l'Église d'État. 6 Ê tradiction avec la nature pions pour que $€ trou monarque: qui le suppriment. Seuleme sui tantisme aura

une église.” Mer Baudrillard. ibid, p. 414): talheureusement ; en vogue j

les monarques D sont pas € 5 nt les liens rattac

hant Îles prétendues t plonger les

peuples

glises à j'État, c'est pour chie aussi bien religieuse que politique:

(1) Quelle différence entre un clergyman, 1 ê le la Haute Église, i itre d'évèque ou d'archevêque ou de primat, et un honnête laï- > Pas d'autre que celle q xis é rlement et ses teurs.

de | État, ou bien entre un i prêtre, ce n'est pas assez: ji ne suffit pas non i s à À té d'Oxford ou

de Cambridge :

pour la circonstance, tre... C'est encore u d'être habile à l'epé et à enseigner: Du moment qu'on n'a pas reçu ‘ordre, on n’est pas trié du commun de peuple : on n'a pas médiateur devant le ‘Très-Haut

eux et ramené au piveau

n'est qu'une association de pédagogues. P us où

L dont l'enseignement est d’ailleurs loin d x chefs de

, bons

toujours à la vérité el à la vie.

qui auraient voulu allier Bélial avec Jésus, le paturalisme avec le surnaturel.

ddieii fapnrtisiatriantée ess nus siiiasret

8 à la direction morale de l'humanité, i D nci diminué à n08

la Réforme, onde avec l Évangile, le

dogme de la prédestination leur Dieu n’est point notre Dieu ; il ressemble davantage au Moloch des Phéniciens qu'au Père très aimant que nous «a revélé le doux Jésus de Nazareth. Ce qui nous divise c'est tout autre chose qu'une divergence d'opinions ou qu'une rivalité d'influence : c'est une conception différente des relations de la créature avec son créateur. Aussi, que nos adversaires, si tel est leur bon plaisir, convoquent des parlements de religion et des congrès pan-chrétiens, ils ne nous y verront pas paraître. Notre intransigeance n'a rien d'arrogunt ; elle n'est que l'attachement à la vérité, que nous avons le bonheur de posséder. En nous déple: ant pour aller à leur rencontre, nous ferions ce que firent leurs ancêtres d'il y a quatre siècles, nous nous éloignerions du seul phare qui ait été allumé au milieu de nos ténèbres par la Pitié suprème.(")

Je n’entends pus dire que nos frères sépurés échappent contplètement à l'influence des mérites du Rédempteur. ni qu’ils soient totalement soustraits à l'action de lEsprit- Saint. Qu'il y ait parmi eux des âmes de bonne foi et de bonne volonté, qui tâchent de vivre non seulement honnètement, mais pieusemient, et par conséquent bénéficient duns une certaine mesure de l'effusion de l'Esprit sur les enfants des hommes. je n’en doute pus. Si quelqu'une de ces âmes me

gi da 12 st

() Nos contradicteurs, à les entendre, ne se croient pas le droit de condamner aucune des nombreuses églises se réclamant du Christ. Cette largeur d'esprit. dont ils se glorifient, pourrait avoir son mérite relativement à des ps philosophiques et à des opinions purement humaines. Quand : il s’agit d'une institution divine et d’une vérité revélée, elle n’est rien moins À qu'ubsurde. Qui ne voit que l'unité de l'Église est une conséquence de sa ‘ vérité? L'Esprit de Dieu ne saurait être divisé contre lui-même. Lui, qui

a ouvert le sens de l'enseignement de leur maître aux apôtres, n'a pu le

modifier à travers les âges. Il n’a pu inspirer à des docteurs de Londres,

de Wittemberg ou de Genève, le contraire de ce qu'il a inspiré à des docteurs

de Rome. Ce qui importe, c’est de savoir où sont les vrais porte-parole de

V'Esprit-Saint. Or ces porte-parole ne peuvent être que ceux qui se rat- : tachent par une chaine ininterrompue au collège apostolique et à Pierre, ; son Chef. Autrement l'Esprit de Dieu se serait contredit. A lui seul le murcellement du protestantisme en de multiples sectes est une preuve apodictique qu’il n’est pas la véritable église du Christ, malgré que des protestants de bonne foi, pris individuellement, puissent être le sujet de l’action divine et appartenir à l'âme de l'Église. Il suppose d’ailleurs qu'aucun des fondateurs de sectes n’a vu la vérité absolue autour de lui. C’est pourquoi chacun d’ 1x s’est érigé en docteur et en chef d'église.

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lisait elle serait très étonnée des graves errelirs que j'attribue à son église et de la pauvre morale qui en ressort. C’est que de telles âmes ont une conscience droite et organisent leur existence d'après la vieille morale évangélique, nullement d'uprès les principes du luthérianisme et du calvinisme. Veulent-elles achever leur évolution vers le Vrai et le Bien suprèmes, qu'elles abandonnent le sommet aride et désolé où elles sont nées et où elles périssent faute d'un aliment proportionné à leur avidité spirituelle, qu'elles viennent nous rejoindre sur le bord fécond où nous sommes et où coulent les eaux vives de la grâce véritable. Ce faisant, qu'elles soient bien convaineues qu'elles s’approchent de la lumière et du salut. Préfèrent-elles au contraire continuer à crier : No popery et los von Rom, alors qu'elles se résignent à vivre et mourir dans l'angoisse de l'esprit et du cœur, angoisse d'autant plus douloureuse qu'elle a pour objet leur avenir éternel.

M. TAMISIER, sd.

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