‹ Puvis de ChavannesChapitre 35 sur 42 · LES VERTUS PARISIENNES · texte numérisé non relu

LES VERTUS PARISIENNES

Dans l'Hôtel de Ville de Paris, Puvis de Chavannes a décoré l'escalier de la Préfecture et le premier salon des appartements de réception. Ces travaux importants, commencés en 1889, ont été terminés en 1893.

La décoration du premier salon des appartements de réception comprend deux grandes peintures et quatre écoinçons. La disposition architecturale n'était guère favorable à une composition d'ensemble. Une porte d'entrée coupe par le milieu, sur la moitié de la hauteur, une des deux vastes murailles qui se font face sans recul ; la lumière n'y pénètre que par une baie de côté ouvrant sur une cour. Puvis de Chavannes a représenté là « L'Hiver » et « L'Été ». Dans l'antithèse de deux spectacles, l'un tout de misère, de tristesse, de pénible travail et d'aspect général de mort; l'autre, tout de joie, de bonheur, de repos et d'apothéose de la vie, il a cherché la source des sensations; et, les sensations

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en effet, jaillissent nombreuses, intenses, par la poésie de l'antithèse, dans l'expression de laquelle le peintre a atteint le plus haut degré de son

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naturalisme, délicat, sévère et grandiose, qui permet de mesurer les progrès accomplis dans la recherche incessante et méthodique de la

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simplicité et de la vérité. Des bûcherons abattent des arbres dans un bois, par un temps de neige. Debout, près du peuplier dont il vient de couper le pied avec sa hache, le chef de chantier donne à trois compagnons le signal pour tirer ensemble sur la corde attachée à son sommet. Un détail de cette scène pittoresque offre Un exemple curieux

L'HOTEL DE VILLE DE PARIS 1,7

de la conscience et de la minutie de l'artiste dans la composition d'une œuvre décorative. « J ai oublié, écrit-il à un de ses élèves

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