L. Clausi, L. antarcticum, d'après Pfeffer. type
Millim. Millim.
Longueur totale du corps (trompe, tête, tronc, abdomen). 9,7 11,5 Mare étRnaximalqu sement re ee eee 5,0 4,8 On STEEL OMPE rec te ee 4,5 5,1 HO ADATOMEN ERA ANNEE UE NN ER 2,0 2,0 HESIDAUES EU ner de er An 26,0 2° paire : 33,3
Dans l'alcool, les représentants des deux espèces ont une coloration d’un brun clair, avec une teinte de Fucus pour notre spécimen.
En résumé, les principaux caractères qui distinguent les deux espèces - sont : {°les dimensions relatives de la trompe et du tronc, la première étant plus longue que la grande largeur du second dans l’espèce qui nous occupe, notablement plus courte dans le Z. Clausi; 2° la grosseur et la position de l'abdomen, qui est vertical et en pointe étroite dans le L. Clausi, un peu oblique et en cône obtus dans le ZL. antarcticum ; 3° la forme de la trompe, qui atteint son diamètre maximum au milieu dans cette dernière espèce, età l’extrémité distale de l’avant-dernier tiers dans le L. Clausi; 4° enfin la structure des articles 4, 5, 6 et 8 des pattes, articles qui sont fortement comprimés dans le Z. Clausi, et qui ne le sont pas du tout dans le Z. antarcticum, etc. (1).
HagrraT. — N° 130, Port-Charcot, 25 mètres, drague ; 14 avril 1904.
L’exemplaire type décrit plus haut; la deuxième patte gauche et la troisième patte droite sont incomplètes dans ce spécimen, de même que l'extrémité des ovigères. Mâle.
N° 432, Port-Charcot, 40 mètres ; 15 avril 1904. Un exemplaire jeune où les ovigères ne comptent encore que 4 articles. Les caractères sont identiquement ceux du type, maisles pattes semblent un peu plus courtes, plus trapues ; elles ont de grands poils plus nombreux et plus longs, et les prolongements coxaux qui les supportent se font remarquer par la transformation en fortes épines aiguës de leurs deux tubercules distaux.
Dans ce jeune, comme dans le type, la ligne latérale est vaguement
(1) M. Hodgson a eu l’obligeance de me communiquer les figures du palpe, du tarse et du propode, qu'il a dessinées d'après une femelle adulte de L. Clausi, rapportée par l'expédition écossaise. Ces diverses parties ressemblent beaucoup à celles du L. antarcticum, si bien que l’on ne doit pas être sans quelques doutes sur la validité de cette dernière espèce.
représentée sur le fémur, le tibia et le tarse par une ligne où les petits poils sont serrés; cette ligne est un peu saillante dans le jeune. On sait que le Z. Clausi Pfeffer provient de la Géorgie du Sud.
Leionymphon grande G. Pfeffer.
(Voy. la fig. 6, PI. III, et, dans le texte, les fig. 36-44.)
1889. Ammothea grandis G. Pfefler, Jahrb. Hamburg. Wiss. Anstalten. Jahrg.. VI, 9e Hälf., p. 43, 1888.
1905. Colossendeis(?) Charcoti E.-L. Bouvier, Bull. du Muséum, p. 296, 1905.
1906. Colossendeis (?) Charcoti E.-L. Bouvier, C. A. Acad. des sciences, t. CXLII, p.19,
1907. ir grande T.-V. Hodgson, Pycnogonida (Discovery), p. 31-33, PI. VE, fie. 1.
Cette espèce est remarquable par sa grande taille (fig. 6, PI. IT); par ses téguments presque partout chagrinés (fig. 43), abstraction faite de la trompe, quiest absolument lisse ; par la forme et le développement de cette dernière (fig. 40), qui est sensiblement aussi longue que le reste du corps, légèrement rétrécie vers l'extrémité distale de son quart basilaire, puis en forme de tronc de cône à sommet obtus ; par les fortes sail-
Fig. 40. — Leionymphon grande Pfeffer. — Fig. 41. — Leionymphon grande Pfeffer. — Même Q Partie antérieure du corps et appendices vue du côté droit avec la base de la trompe, du céphaliques d'une ©, face dorsale. Gr. 3. palpe droit et des pattes. Gr. 3.
lies transverses qui caractérisent chacun des trois segments antérieurs du tronc, saillies qui se développent ventralement sous la forme d’un bourrelet arrondi très régulier (fig. 42), et, sur la face dorsale, à
PYCNOGONIDES. 6l
l’état de pyramide comprimée d’avant ‘en arrière avec un sommet aigu légèrementinfléchi vers la région antérieure (fig. 40 et 41); par les dimensions du tronc, qui est à peu près aussi long que large ; par le médiocre écartement des prolongements coxaux 1,2et 3, dont les bords sont presque parallèles (fig. 42) ; par le grand développement du céphalon (fig. 40), dont la longueur équivaut au tiers de celle du tronc ; par les caractères de l’abdomen (fig. 42), qui est fusiforme, pres-
que toujours légèrement redressé ñ : à £ Fig. 42. — Leionymphon grande Pfeffer. — (fig. 41) et à peu près de mème longueur Les mêmes parties et les ovigères du Ni e même exemplaire. Gr. 2 1/4.
que les chélicères ; enfin par la réduction de ces dernières, dont la pince est très réduite avec un doigt ? O mobile presque rudimentaire (fig. 40). M. Pfeffer a très clairement décrit cette espèce; aussi ne reste-t-il qu'à la figurer et à donner plus de précision ou d’exactitude à certains points de la description primitive. Les téguments sont bien chagrinés, comme l'indique M. Pfeffer, mais il n’est pas exact de dire, avec cet auteur, qu'ils sont dépourvus de petits poils (Härchen) ; en fait, ces derniers sont très abondants, et c’est à eux qu'est dû l’aspect chagriné du corps. Ils se présentent sous la forme de petites soies raides, étroites et subaiguës (fig. 43), longues en moyenne de 300 y; ils sont articulés à la base
; (ee : Fig. 43. — Leionymphon grande et se détachent avec une certaine facilité, laissant Pfeffer. — Deux des soies
spinuliformes du fémur. Gr.96.
pour cicatrice leur base d’articulation arrondie. Les petites soies spiniformes sont répandues partout, sauf sur la trompe, la face ventrale du corps, la presque totalité des articles des ovigères de la femelle et, dans les deux sexes, la ligne latérale, parfois avec une certaine zone dans son voisinage (fig. 44). Ils sont peu nombreux sur la pince des chélicères et la moitié terminale des palpes. Jamais on n’en
trouve sur les propodes.
La #rompe (fig. 40) présente son diamètre maximum un peu avant le
LÉ Fig. 44. — Leionymphon grande Pfeffer. — Le deuxième segment du trone vu de côté et en arrière, et la deuxième patte droite vue par la face postérieure. Gr. 21/2.
milieu, à quelque distance au delà de la très faible dépression annuliforme quitermine distalement son quart basilaire; elle se rétrécit ensuite un peu Jusqu'à son extrémité distale, qui porte la fente buccale triangulaire. Sa longueur égale sensiblement celle du reste du corps; parfois elle est un peu moindre, dans d’autres exemplaires un peu plus grande.
La ligne latérale (fig. 44) n’a pas été signalée par M. Pfeffer.
On l’observe sur le fémur et les deux tibias; elle manque totalement sur les trois articles terminaux et s'atténue sur les deux derniers articles de la région coxale ; on la retrouve dorsalement et ven-
tralement sur le premier article
coxal, voire sous la forme d’un sillon transverse, sur la face postérieure
Fig. 45. — Leionymphon grande Fig. 46 (à gauche) et 47 (à droite). — Leionymphon grande Pfeffer. Pfeffes. — Extrémité de lovi- — Fig. 46, ovigère d'un © à partir du deuxième article. Gr. 3 1/2; gère d’une ©. Gr. 10. fig. 47, extrémité distale du même ovigère. Gr. 15.
de chaque prolongement latéral. M. Pfeffer ne mentionne pas davantage
les orifices sexuels. Ils se trouvent sur la ligne médiane ventrale de la deuxième coxa, non loin du bord externe de cet article. Très réduits, à peu près ronds et localisés sur les pattes des deux dernières paires chez le mâle, 1ls sont très largement ovalaires et se trouvent sur toutes les pattes dans la femelle (fig. 42). Cette dernière se distingue en outre par ses ovigères, qui sont droits (fig. 42 et 45) dans leur moitié terminale ; les ovigères du mâle (fig. 46, 47), bien décrits par M. Pfeffer, sont fortement et irrégulièrement contournés en ce point. Les œufs ont à peu près un demi-millimètre de diamètre; ils entourent d'un manchon le quatrième article des ovigères du mâle.
Voici les dimensions d’une femelle de bonne taille:
Millim. à MON SHEURLOLR IE QUICO NDS EEE Re ee ET LE TL 32,6 — HeTEMPOMPE Sn ce Men ere e CU 16,5 Diamétremamumide latrompe "Per 4,5 PoneHeEUTNdUtroncAveclelCEphalOn eee PE PEER 13,5 Largeur maxima du tronc (au niveau de la 2° patte)............ 10,8
La plus longue patte est la deuxième, viennent ensuite la troisième, la première et la quatrième. Voici les dimensions de la deuxième
patte :
Millim.
Longueur des hanches (les trois articles coxaux)............... 11,5 — ŒURÉMURE EL a tte De CRE 16,0 — UMA ER een en eee eee demi 14,5 — CHE HET OEM ER AS De er DU pie 19,0 — des deux IARSES TEUNIS ee 5,7 — AUEPROPOTE Er eu remerci Co 3,0
Le deuxième article coxal est au moins aussi long que les deux autres réunis ; le tarse est fort court. L’abdomen n’est pas articulé à sa base, mais les articles du tronc sont mobiles les uns sur les autres.
HagiTaT, DISTRIBUTION. — N° 243, 30 mars 1904, drague, 40 mètres ; Port-Charcot. Deux femelles adultes, un mâle adulte avec son manchon d'œufs, un individu immature. La longueur totale de ce dernier n’atteint pas moins de 26 millimètres, dont 14,5 pour la trompe; les ovigères ont la structure de ceux de la femelle ; les chélicères (fig. 48) sont en pince parfaite et les pores sexuels très réduits. Comme l’a observé M. Pfeffer sur des spécimens plus jeunes, la pince des chélicères est aussi longue
pour le moins que l’article basal, et ses doigts, largement écartés, sont bien plus longs que la portion palmaire (fig. 48). N°130 et 140, 14 et 15 avril 1904, drague 20-25 mètres ; Port-Charcot.
Fig. 48. — Leionymphon grande Pfeffer. — Chélicère gauche d’un immature, face dorsale.
Gr. 40.
Trois grandes femelles, sur le vivant d'une couleur jaune-soufre tirant sur le brun.
N° 753, 21 décembre 1904, 30 mètres: île Booth- Wandel. Une grande femelle.
Les exemplaires étudiés par M. Pfeffer(1889, 43) provenaient de la Géorgie du Sud, où ils furent capturés par 12 brasses de profondeur; dans l'alcool, ils avaient pris une teinte brunâtre. Les nôtres sont tantôt d’un jaune blanchâtre, tantôt bruns, toujours avec l’extrémité de la trompe noirâtre.
M. Hodgson (1907. 33) signale un exemplaire de cette belle espèce dans les matériaux recueillis à l’île
Coulman, par la « Discovery ».
Affinités. — J'ai précédemment décrit cette espèce sous le nom de Colossendeis (?) Charcoti (1905, 295) ; mais elle est certainement identique à l’Arnmothea grandis Pfeffer, qui appartient sans aucun doute au genre Leionymphon. En la faisant connaître, J'avais d’ailleurs observé qu'elle présente tous les caractères des Ammothéides, et c’est unique-
ment à cause de ses ressemblances étroites avec la Colossendeis qibbosa Mübius (1902, 193) que je l’avais provisoirement rangée parmi les Colossendeis, dont elle ne se rapproche que par sa grande taille.
Au surplus, la Colossendeis gibbosa doit prendre place dans le genre Leionymphon, et l’on peut même se demander si elle n’est pas identique à l'espèce de Pfeffer. Les seuls caractères qui la distinguent de cette dernière sontla forme de la trompe, qui semble être un troncde cône régulier, et la structure du tubercule oculaire, qui est obtus au sommet ; mais peutêtre doit-on croire que ces différences sont dues au jeune âge des exemplaires étudiés par M. Môbius, ces derniers étant deux fois plus petits que notre jeune mâle de Z. grande ei présentant comme lui de vraies pinces à l'extrémité des chélicères. Dans ce dernier, la trompe ressemble beaucoup à celle du ZL. gibbosum; elle serait même tout à fait
PYCNOGONIDES. 65 identique sans le rétrécissement basilaire normal qui ne paraît pas exister dans l’espèce de la « Valdivia ». J'ajoute que, dans cette espèce, M. Môbius figure quelques poils assez longs sur les pattes et de courtes soies spiniformes sur les saillies pyramidales du tronc; c'est là peut-être ce qui
représente, dans le jeune àge, les téguments chagrinés et brièvement sétifères du Zeionymphon grande.
Expédition Charcot. — Bouvier. — Pyenogonides. 9