OBSERVATION ÎE
(Due à l'obligeance du professeur DUvERGEY.)
Salpingite gauche avec pyélonéphrite gauche. Traitement médical. Amélioration.
= Mme L:.., 23 ans, ménagère, entre à l'hôpital, en octobre 1924, pour troubles génitaux (douleurs dans le bas-ventre, exagérées par les mouvements, pertes abondantes).
Le 18 octobre, examen physique. Col gros et douloureux. Utérus
gros en antéposition irréductible, douloureux au toucher.
Culs-de-sac antérieur et postérieur libres, mais douloureux. Latéraux occupés par masse dure et douloureuse.
Au bout de quelques jours, apparition de troubles urinaires; pollakïurie six fois par jour, trois à quatre fois la nuit. Mictions douloureuses avec maximum terminal. - Urines légèrement et uniformément troubles, douleurs lombaires bilatérales, mais prédominantes à gauche. Vessie légèrement douloureuse au palper abdominal, très douloureuse par le toucher vaginal du bas-fond. :
Uretère. — Par le toucher vaginal, l’uretère gauche est très douloureux et perceptible à la palpation, comme un cordon dur, mais régulier. L’uretère droit est sensible, mais on ne le sent pas augmenter de volume. Par le palper abdominal, douleurs sur le trajet de l’uretère, surtout marqué à gauche, mais fixe, sans réflexe descendant. On donne à la malade du benzoate de soude et du salol : 1 gramme par jour. Tisanes de stigmates de maïs. Lait et régime alimentaire doux.
Le 5 novembre, la malade vide mal sa vessie. On retire près lle 40 grammes d’une urine très purulente.
Epreuve du bleu de méthylène :
1% verre : Pas de chromogène; 2° verre : Bleu verdâtre, décoloré par l'acide acétique;
3 verre : Bleu décoloré par l'acide acétique et chaleur.
LS 9 Are Lavages de la vessie à l’eau boriquée. Pointes de feu. Instüillation
dans la vessie de 10 grammes de solution NO3 Ag au 1/30e. Le 28 novembre, plus de pollakiurie nocturne. Grande améliora-
Pr cr.
tion des symptômes urinaires et bon état général. > :
OgBsErRvaTioN II.
(Personnelle.)
Annexite gauche, avec pyélonéphrite gauche. Traitement médical.
Amélioration.
D..., 24 ans, domestique, entrée le 4° juin 4927.
En mai 1927 : Pertes blanches, mictions fréquentes, douleurs à la miction et après la miction. Pas d’hématurie; sensation de pesan-
teur dans le bas-ventre. Le 5 mai, métrorragie abondante, avec dou-.
leurs et pesanteur dans le bas-ventre.
Le 1% juin : Pertes blanches épaisses et glaireuses; mictions fré-
quentes, la nuit six fois, le jour cinq à six fois.
A l'examen, le rein gauche est perceptible, douloureux à la pression. Le trajet de l’uretère est sensible dans la région para-ombilicale. La pression profonde de la région hypogastrique éveille le besoin pressant d’uriner. Au toucher vaginal, le col est bas et déchiqueté; les clus-de-sac latéraux sont empâtés, surtout le gauche, et douloureux. Le cul-de-sac antérieur est douloureux au niveau de la terminaison de l’uretère gauche. : 5
Repos, lait, eau de Contrexéville. Injections de Salol (4 grammes).
Le 10 juin : Instillation intravésicale de 25 gouttes de la solution de nitrate d'argent au 1/30°, puis 30 gouttes suivies d’une grande amélioration. |
Le 23 juin : Urine deux fois la nuit au lieu de six. Urines lim-
pides. L’uretère n’est pas perçu. La pression sur le rein n’est pres-
que plus douloureuse.
Sort le 25 juin, très améliorée.
Revue depuis à Ja consultation, les urines sont limpides. Bon état général,
Ne À
en
OBSERvATION IV.
(Due à l’obligeance du professeur BéGoun.)
Annexite droite, avec pyélonéphrite droite. Traitement médical. Guérison.
Mme D... (A.), 26 ans, papetière, entrée le 31 mai 1993, salle 8. La malade entre à l'hôpital pour douleurs continues dans le basventre, accentuées au moment des règles. Pertes un peu jaunes, empesant le linge. Depuis février 1993, soultre davantage; de plus, troubles dyspeptiques vagues.
Examen. — Point douloureux dans la région ovarienne droite spontanément et à la palpation. Au toucher, le Cul-de-sac latéral droit est douloureux. L'utérus est en antéflexion. - 9 juin : La malade se plaint d’une douleur dans la région lombaire -droite. À la palpation, douleur para-ombilicale droite. Urines troubles. | On fait ce même jour, une injection intraveineuse d'’uroformine au 4/40 (4 ce). | | | 10 juin : Deuxième injection. de 2 centicubes. 17 juin : On fait l'épreuve de la phénolsulfonephtaléine :
Elimination en une heure dix, 15 p. 100; Urée au litre, 0,80 (rétention):
Constante réo-sécrétoire, 0,22.
48 juin : Nouvelle injection d’uroformine de 6 centicubes. La quantité de pus dans le bocal est la moitié de celle du 10 juin, et l'urine qui est au-dessus est plus claire. L'état général est meilleur. - Nouvelles injections les 18, 19, 20, 21..., 30 juin. Dès le 24, il n’y -a plus de pus dans le fond du bocal, et la malade ne souffre plus.
: Actuellement, la malade peut être considérée comme guérie. Son état général est excellent. Plus de phénomènes douloureux du côté du rein,
ape