‹ Pyélonéphrite et AnnexitesChapitre 16 sur 25 · OBSERVATION V · texte numérisé non relu

OBSERVATION V

(Due à l’obligeance du professeur Guxor.)

Métro-annexite avec pyélonéphrite gauche. Traitement médical. Guérison.

Mme L..., 20 ans, entre à l'hôpital le 4 avril 4927, pour douleurs dans le bas-ventre : pertes blanches abondantes. A l'examen, le rein gauche est très douloureux, mais n’est pas perceptible au palper.

Urine beaucoup, surtout la nuit : trois à quatre fois. Urines troubles.

Appareil génital : Au toucher, l’utérus est en antéilexion très marquée, un peu gros et douloureux. Annexe gauche perceptible et très douloureuse. Les annexes droites sont sensibles.

Traitement. — Repos au lit; injections chaudes quotidiennes au pérmanganate (25 centigrammes par litre d’eau). Cataplasmes chauds sur le rein gauche tous les trois jours. Cachets d’uroformine de 50 centigrammes (3 par jour).

Revue en juin, les urines étaient redevenues claires; plus de pollakiurie, bon état général.

OBsERvATION VI.

(Due à l’obligeance du professeur Guxor.)

Annexite gauche et pyélonéphrite gauche. Traitement médical. Grande amélioration.

La malade entre à l'hôpital le 31 décembre 1926 pour douleurs ” violentes dans le bas-ventre, surtout à la miction et à la marche.

Pertes blanches, jaunâtres, tachant le linge. À l'examen : col nor- : mal, cul-de-sac latéral gauche douloureux. Autour du méat urinaire, irritation et douleur très marquées. Les reins ne semblent pas gros, ni douloureux. Cependant, par mesure préventive, le professeur Guyol prescrit de l'uroformine et injections chaudes quoti-

diennes de permanganate de potasse.

ENA È PCR LR

Le 8 janvier 1927 : Règles très douloureuses, presque terminées le 40.

Le 10 janvier 1927 : Douleurs profondes dans la fosse iliaque gauche. Suppositoires belladonnés. :

Le 24 janvier 1927 : L'état général est meilleur. Exeat le 1° février. |

Le 22 mars 1927 : Rentre de nouveau dans le service. La malade a eu ses dernières règles normales le 8, qui ont duré jusqu'au 15. Recommence à perdre le 18, du sang et des caillots et cette hémorragie dure jusqu'au 23. :

Le 30 mars : La malade fait de la température, 39 degrés, et souffre violemment des reins au point que M. Guérin fait une anesthésie locale à la butélyne dans la région lombaire, selon la méthode du professeur Lemaire, de Louvain.-

Ces piqüres soulagent un peu la malade.

Le 10 avril : On commence à faire des injections intraveineuses d'uroformine que l’on continue les jours suivants, 11, 12, 13, 14. La palpation des reins est douloureuse, particulièrement à droite. Douleurs irradiées dans les deux épaules.

Le 28 avril : La malade part très améliorée. L'amélioration semble

bien avoir été déclenchée par les injections intraveineuses d’uroformine.

OBsERvATION VII.

(Due à l’obligeance du professeur Guxor.)

Annexite gauche avec pyélonéphrite gauche. Uroformine intraveineuse. Guérison.

> Mme V... (A.), 31 ans, journalière.

La malade entré le 28 octobre 1926 pour troubles urinaires et douleurs dans le bas-ventre. Réglée à 11 ans. Règles régulières pas - abondantes.

Pertes blanches tachant le linge. À été soignée à Saint-André, pendant six mois, pour métro-annexile. Depuis, a repris son travail, mais difficilement. Depuis deux mois, troubles urinaires (brûlures

CAD à la miclion), pollakiurie, douleurs continuelles dans le bas-ventre s’irradiant vers les reins.

Le rein gauche est abaissé el un peu sensible; on sent Léa le à pôle inférieur; douleur au point para- -ombilical. ES Col normal, utérus en antéversion, masse annexielle molle ue sensible. Urines purulentes, nombreux celibacilles. : Traitement. — Le 11 octobre, on commence une série d’injections intra-veineuses d’uroformine au 1/10° faites tous les jours pendant tout le mois. ; On vit aussitôt les symptômes urinaires diminuer. Lot novembre , les urines élaient presque normales. Plus de colibacilles, plus de pollakiurie. , Le 23 novembre, la malade sortait guérie. Revue depuis, elle se porte toujours bien.

OBSERVATION VIIL.

(Due à l’obligeance du docteur R. Micxez.)

Pyosalpingite droite avec pyélonéphrite droite. Traitement médico-chirurgical. Guérison.

Mme B.. (P.), 34 ans. Entre à l’hôpital de Toulon le 45 octobre 1926 dans le service du docteur Jourdan pour douleurs dans le bas-ventre ét dans la région lombaire droite. er N'a jamais été malade auparavant. Règles toujours irrégulières É = et douloureuses, avec des époques de plusieurs mois normaux. Pertes très abondantes, jaunâtres, tachant le linge. | Il y à un mois, apparition d’une forte douleur dans le côté droit, à sans vomissements, qui empêche la malade de travailler. S’est aperçue que ses urines étaient troubles. Depuis plusieurs jours, envies très fréquentes d’uriner, surtout la nuit (quatre à cinq fois). À son entrée, les douleurs persistent. Température : 38 degrés.

Examen : Appareil génital. re à la pression, principalement |

sur la ligne médiane, à trois travers de doigt de la symphyse pubienne. Au toucher : Col ne dur. Annexes droites douloureuses et - cul-de-sac droit empâlé. £

ON Re

Appareil urinaire. — Le rein droit est très perceptible, avec son

bord inférieur douloureux à la pression bimanuelle. Douleur nette au point para-ombilical. Par le toucher vaginal, on sent l’uretère qui est un peu bosselé e£ dur.

Examen d'urines. — Pus.

Traitement. — Le 15 octobre, on commence une série d’injections -intraveineuses d’uroformine au 1/10° pendant quinze jours; la première injection de 5 centicubes, les autres de 10 centicubes.

Le 30 octobre : La malade souffrant toujours, on lui fait des lavages du bassinet au nitrate d'argent à 4 p. 1.000, suivis d'instillalions à 1 p. 100.

Il y eut une amélioration très sensible pendant une quinzaine de “jours environ.

= Mais le 17 novembre, la malade est prise d’un grand frisson; température, 39°9; sueurs abondantes; douleurs intenses dans le basventre, à droite surtout. On décide d'intervenir.

20 novembre : Sous rachianesthésie, on fait une laparotomie médiane. On tombe sur un utérus gros et des annexes grosses et adhérentes. L'uretère est bosselé et très adhérent. Ablation du col. Suture de l’utéro-ovarienne droite. Nombreuses adhérences difficiles à séparer du reste de l'utérus. On rencontre sous l’annexe droite une grosse poche de pus verdâtre qui s'ouvre. Hystérectomie totale. Drainage à la Mickuliez.

20 novembre : Après l'opération, quelques nausées. Vomissements dans la soirée. Température : 37°5.

24 novembre : On enlève une mèche.

27 novembre : On enlève le Mickuliez. La malade va bien et les urines commencent à devenir claires. Les douleurs ont beaucoup diminué. |

2 décembre : Plus de pollakiurie. Plus de pus dans les urines. La plaie abdominale est en excellent état, et l’état général est bon

1% janvier 1927 : La malade sort guérie.

Audibert

eau

Page 1