SCÈNE
l'accablement. Tin quiétude, le chagrin & le découragement.
La Mufîque exprime avec rapidité les premiers de ces mouvemeQs, fe ralentit par degrés, & finit par des tons fourds jettes par inte'rvalles.
Durée.
Deux minutes.
Une minute.
fur fa table les outils de foti art, va donner, par intervalles, quelques coups de ciseau fur quelqu'une ae fes ébauches, fe recule et regarde d*un air mécontent et découragé.
Il n'y a point là d'ame ni de vie... ce n*eft que de la pierre... je ne ferai rien de tout cela — O mon génie, où es-tu?... mon talttU qu'ej-tu devenu ?...// ^)at mon feu s'eft éteint... mon imagination s'eft glacée...
le marbre fort froid d^ mes mains... // Pygmalion tu ne fais plus des Dieux. . . tu n'es plus qu'un vulgaire artifte — //Vils inftrumens qui n'êtes plus ceux de ma gloire , allez. . . ne deshonorez plus mes mains. //
(2) Il jette avec dédain ses outils, s'agite, fe prometie, s'arrête, porte, malgré lui, fes regaras vers le fond defonattelier, où, le pavillon lui cas che une ftatue, en détourne le yeux & tombe dans une rêverie profonde.
Que fuis-je devenu ? . . .
Quelle étrange révolution