PLANCHE XIV
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Four à griller Kauffman, montrant l'attache d'un bras après l'arbre,
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Dans un four Kauffmann de construction récente, les bras sont mis en mouvement par un mécanisme placé à la partie supérieure de la conduite centrale. La force est transmise par des pignons et une vis sans fin placée dans une enveloppe en fonte remplie d'huile. La vis qui engrène avec la vis sans fin est mise en mouvement par une poulie qui en tournant est mue par un engrenage intermédiaire à cet effet. Chaque four d'une batterie peut être conduit indépendamment des autres. Dans les fours avec mise en mouvement par en haut, on remplace habituellement les 4 piliers, sur lesquels les fours des premiers types étaient placés par un mur en briques. Cet emmuraillage du fond du four empêche plus facilement le foyer inférieur de se refroidir, et augmente, à ce qu'il parait, le rendement du four. La conduite met 3:35 à 4 minutes pour faire un tour de rotation complète.
La capacité du four par 24 heures est de 2800 à 3000 kilos (approximativement 3 tonnes) de pyrites contenant 50% de soufre, il consomme de 0:3 à 0:5 H.P. Le chargement des pyrites dans le four et l'enlevage des cendres exigent une petite surveillance particulière. La partie métallique du four pèse environ 3500 kilos (16,535 livres) et le matériel refractaire 25,000 kilos (65,100 livres). Le four coûte aux usines 5,500 marks ($1375): les dépenses de construction se montent en Allemagne à 400 marks (S100). On à fabriqué d'après les patentes Kauffmann un four à 3 foyers destinés à grilicr surtout les pvrites pour les pulperies à sulfite, et pouvant bruier ou bien des pyrites ou bien des gaz d'épuration. Ce four diffère des autres tvpes en ce que les bras tournent plus rapidement et que les pyrites se déplacent en sens opposés par les 2 bras. Les rateaux et les bras sont forgés d'une pièce en fonte comme dans les autres fours. La quantité de poussière produite est un peu plus grande que dans les fours à 5 foyers mais d'ordinaire ne cause pas de trouble dans la fabrication de la pulpe au sulfite, parce que le gaz est lavé avant d'entrer dans les tours.
La partie métallique du four pèse 6,000 kilos (13,228 livres) et le matériel refractaire 15,000 Kilos (33,000 1bs). Les dépenses sont les mêmes que pour un four à 5 fovers,
On trouve des fours construits d'après les patentes Kauffmann dans beaucoup d'usines d'engrais et de produits chimiques et dans plusieurs moulins à papier d'Europe.
Four à griller Hercules. Un autre four de calcination installé dans plusieurs usines de produits chimiques et moulins à papier d'Europe est le four mécanique à griller connu sous le nom “Hercules”. Le dessin ci-
contre montre la disposition générale du four (Planche XV Il a 6 fovers en briques refractaires et légèrement voutés. Les bras des rateaux sont
boulonnés à la conduite centrale sous un petit angle, de manière à ce que les rateaux soient partout près du foyer. La conduite centrale et les bras sont refroidis par l'eau pour empêcher qu'ils s'échauffent et se brisent.
ET : d'air nécess
ire à la combustion peut être réglée et entre par
! On peut avoir des renseignements et rapports sur ce four par Dr. J. Lutges, Chimiste et ingénieur à Hanovre, Allemagne.
le fover. Les 2 portes de chaque foyer ont des soupapes en rosace, par où
une quantité supplémentai ur peut entrer s'il le faut,
La surface totale du forcer est de 110 mètres carrés (1184 pieds carrés et Le four a une capacité d 11-15 tonnes de pyrites de 42-304 de soufre, par 24 heures. Conduit pui de ouvriers habiles et en marche forcée, on
peut v griller 20 tonnes de p par 24 heures. La force nécessaire est d'environ 0.5 HP, On bieuu de l'acide sulfureux d'une concentration de 10 à 11€; sans di
La partie métallique de r nese entre 18,000 et 19,000 Kilos (41,000 Ibs.) non compris l'élévacur mécanique et ses attaches. Le coût total l'installation est de 23,060 mit :,000-5475) avec environ 2,000 irks (8475.00) en plus pour 1
Four à griller Herre 1 Ce f | inu est employé dans les usines d'acide pour la ication Ù iv sulfureux tant en Amérique qu'en Europe. En Eur: nnatstullé dans des moulins à papier. Hs sont emplovés dans quelques usrics métallurgiques pour griller prélimi nairement les minerais sullureux ont eu du succès dans le grillage des minerais contenant des pyrites et de la blende, en vue de la pré
paration pour la séparation magnétique. La pyrrhotine a aussi été grillée avec succès dans ces foui (Voir PI XVI Le four est construit en différentes grandeurs; le tableau suivant en
donne les dimensions principales
FABLEAU XVI.
Pieds carrés
Nombre Surface Espace Hauteurs Poids, Poids, Poids Diamètre des du foyer, requis pour du sol partie partit de soufre extérieur foyers pieds l'installation à la métal- en en ? carrés, de + ferme lique. | briques heur:
fours it! 74 5 381 979 FEB? 37 16,00 16.000 3.000 6,000 HA" ri 548 979 22° 25,000 32,000 +,500 | 9,000 | 15’ 9}” 0 912 2.192 23" 0" | 43,000 79,000 8,08P 16,00 20 5 1,308 | 08,000 132,000 12 tx) | 30,000 20” 7 1,810 S2.000 168,000 16.000 | 42,000 General Chemical Co., Mechanical Furnace Departmetr 5 Broud St, Xew Ye Le four est construit aussi au Canada et peut être acheté Nichols Chemical Co
Montreal.
Nous donnons ci-après les traits principaux d'un four type de 15’ 934" de diamètre. Le four consiste en une enveloppe en acier garnie de briques rouges cuites dur. Les6 foyers sont en briques refractaires spéciales et voutés. La conduite centrale est formée de 2 tuy aux creux en fonte: le plus étroit emboutant le plus large. On a ainsi un espace annulaire libre de 2’’ dans lequel passe constamment de l'air. Les bras sont creux avec une séparation qui va le long du côté intérieur et les divise en 2 parties. Les bras sont réunis à la conduite creuse de manière que l'air puiss y circuler constamment. Ils sont boulonnés à des rainures dans la conduite centrale: ces boulons sont entourés d'un métal refroidi à l'air et recouverts d'une matière isolante. Parfois ces bras boulonnés sont remplacés par des bras fixés en forme de bayonnette. Les rateaux mobiles ont 5 sections avec 1 à 5 dents par section: chacune de ces sections peut s'enlever d'un bras ou y être glissée dans quelques minutes. Suivant leur position sur les bras, les dents se trouvent placées sous un certain angle, dans le but d'égaliser la quantité de minerai poussée en avant par chaque lame pour un tour de révolution. Chaque dent peut être enlevée et remplacée sans déranger les autres rateaux.
Tout le four est placé sur 6 colonnes en fonte de 5 pieds de hauteur. L'arbre centrale repose sur des glissières huilées, et est mise en mouvement à l'aide d'un engrenage. Une clavette se trouve dans le mécanisme de commande, et agit comme appareil de sureté au cas de trop forte poussée.
Les différentes installations ont adoptées divers types de chargement suivant la nature des opérations. Un mode de chargement consiste à étendre le minerai sur le haut du four par des rateaux semblables à ceux du four: le minerai est séché ainsi et en inême temps chargé graduellement dans le foyer en-dessous. On emploie parfois des vis de chargement ou des pistons animés d'un mouvement de va et vient.
Fig. 9. Bras mobile pour petit four Herreschoff.
L'ancien modèle du four à 5 foyers consistait en une enveloppe en acier de 4 de pouce d'épaisseur, garnie sur une épaisseur de 8” de briques refractaires. Les foyers sont en briques refractaires spéciales et ont 4:35” d'épaisseur, elles sont distantes de 12°’ à 13”: la flèche de la voûte est de +5". L'arbre centrale de 14” de diamètre est creux et muni d'une tige en tôle légère d'environ 10° de haut qui passe directement au-dessus du foyer. À chaque foyer des chenaux croisés passent directement à travers l'arbre normalement à son axe. Ils forment ainsi une sorte de crapaudine
dans laquelle sont fixés les bras des rateaux (Fig. 9). Sur chaque bras du côté intérieur est forgée une petite nervure: dans chaque crapaudine et au centre de l'arbre verticale se trouve une ouverture en travers du chenal. Si un bras est placé dans une position voulue, la nervure du bras serre danS l'ouverture de la crapaudine de l'arbre et le poids du bras le tient en position bien serré. En soulevant environ de 5”’ le bout extérieur du bras, l'autre bout près de la nervure est placée au-dessus de l'ouverture et le bras peut s'enlever facilement. La pratique montre que ces bras d'un poids de 100 Ibs. peuvent être déserrés et enlevés du four, et de nouveaux bras peuvent v être placés en moins d'une minute.
Les bras creux pour ces fours sont forgés d'une pièce et portent respectivement 7 ou 8 dents. On emploie du fer spécial qui a été reconnu bon pour résister à la chaleur. La partie du bras qui entre dans l'ouverture de la conduite, est tenue à une chaleur inférieure at rouge par le courant d'air de l'arbre centrale et ne se surchauffe pas.
Tout le four est monté sur 8 colonnes de 4 de haut chacune: un engrenage placée en-dessous du four met en mouvement l'arbre central.
Dans les contrées plus froides on a trouvé avantageux de remplacer par une assisse de briques reliées entre elles par des anneaux en fer, l'enveloppe en acier, pour liminuer les pertes de chaleur.
Le mécanisme de commande est muni d'une clavette de sureté.
Marchedu four.—En marche le sol de chaque foyer situé en-dessous de la voûte, est nivellé en y introduisant des cendres ou d'autres matériaux semblables. Là où le sommet du four ne sert pas comme séchoir, la voute au-dessus du fover supérieur est recouverte également de plusieurs pouces de cendres ou de sable pour retenir la chaleur.
Le minerai est amené à la trémie de chargement ou bien par les brouettes, ou bien par un élevateur, ou des courroies. De la trémie, le minerai est chargé automatiquement dans le four et est alors remué et distribué par les rateaux des bras tournant.
Les angles sous lesquels les dents sont attachées, sont calculés de façon à ce que le minerai soit poussé plutot dans la direction d'un rayon que suivant une circonférence: un rateau agit dans ce sens, tandis que l'autre retourne simplement le minerai. Chaque morceau de minerai doit donc suivre un chemin qui forme une spirale en zigzag, et la plus grande surface de minerai est ainsi exposée à l'action oxydante de l'air.
Dans le four de 15-934" le minerai tombe de l'assisse supérieure sur le bord extérieur du foyer en-dessous: il est tiré vers l'intérieur et tombe vers le bord intérieur (centre du four) du 2d fover et ainsi de suite jusqu'à ce qu'il arrive aux deux portes de déchargement des cendres, à la périphérie du foyer inférieur.
L'air nécessaire à l'oxydation entre par des portes autour du four audessus du foyer inférieur. IH circule à travers le four par les ouvertures des bords intérieurs et extérieurs respectifs de chaque foyer: ces ouvertures sont assez grandes pour laisser aussi bien passer librement le courant ascendant des gaz que de ne pas arrêter le mouvement descendant du mi-
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