CHAPITRE PREMIER
Compositions.
a. partie chimique.
C’est avec timidité que nous tentons de classer et purer les nombreuses formules et recettes admises par la pyrotechnie pour atteindre ses difFérens buts ; car, si nous sommes convaincus que la plupart ne parviennent à leurs fins que par un détour, à un joindre degré et avec une plus grande dépense de oree qu il ne serait possible avec les moyens à notre ^position , nous n’appartenons nullement à ceux fiai condamnent tout uniquement parce que c’est ancien cl ne cadre pas avec leurs nouvelles vues. L épreuve pratique est sans contredit le meilleur
arbitre entre de vieux usages et de nouvelles idées , mais qui pourrait trouver l’occasion d’établir de telles expériences avec l’extension nécessaire à des innovations aussi graves? Nous offrons donc à l’homme expert notre opinion telle qu’un examen réfléchi et scientifique l’a formée; nous ne croyons pas avoir déjà saisi les moyens les plus exacts, mais nous espérons au moins ouvrir une voie vers l’amélioration.
Quel est le but que veut atteindre la pyrotechnie par ses compositions? Telle est la première recherche nécessaire pour introduire de l’ordre dans ce chaos.
La pyrotechnie emploie des mélanges combustibles dont les propriétés doivent varier selon leur destination ; elle admet :
1° Des compositions qui, enflammées, donnent la combustion la plus rapide possible (par exemple celles pour étoupilles);
2° Des compositions d’une combustion lente, dont la durée pour une colonne donnée du mélange, à partir de 1 inflammation, est seule considérée (fusées, lances à feu *) ;
3° Des compositions où il ne s’agit pas seulement de la durée de la combustion, mais encore de la quantité et de la tension des gaz qui se dégagent pendant ce temps (fusées de signaux);
1 La propriété que des colonnes égales de composition brûlent dans des temps égaux, ne dépend que do la préparation mécanique et non de la composition chimique; des compositions mélangées et comprimées uniformément donneront toujours la même durée, quelle que soit leur formation.
^ Des compositions qui doivent produire une température élevée et assez continue pour mettre le eu à des matières végétales, telles que le bois, dif— ci es à enflammer et placées à leur portée (compositions incendiaires, roche à feu);
° ® es impositions donnnant une vive lumière èclairei- 1 ) Un tem P s 'déterminé (compositions pour
nous examinons avec plus de soin par quelles
différ° Sltl i° nS ^ P^ 10lec ^ n * e a atteint jusqu’ici ses 18 )uls ’ en nous permettant toutefois de ne h nl^ 61 ^] Ue ° e ^ es sont réellement admises dans imx ^ art i CS art *^ er * e8 > et d’élaguer les préparations T,? 1 répanduCS dans Ies divers ouvrages,
" y Cuverons des différences très-marquées.
part* deT C ° mp ° Sltl ° ns P our toupilles de la pluvérin ave !iT CeS comislent généralement en pul-
an z::::,T oa de saipêtre ’^ *•*»,
JZZ: el ' a emploient de la poudre
lies de pulvérin ’ 8 aUlm pa >' S a j oulcnl à 100 P"
France S ° Ufie ' charl,0n ' Antimoine. matièrÏajoutces.
68 \] « » ™ Angleterre. 107 33 ) ” tlO
Autriche. .63 ” ” 146
le même dle| Sll "fr' S ’ <l "' do,v<!nt P ro| iuire exactement ’ offrcnl «pendant des différences asscx
fortes dans leur formation , une seule peut être la vraie, les autres manquent le but.
2. Les compositions d’une combustion lente, doivent être formées de proportions différentes, selon la durée de combustion qu’elles doivent donner pour une longueur déterminée. La comparaison devra donc plutôt porter sur la nature des substances composantes, que sur leur quantité relative.
Les compositions pour fusées se font, dans les différens pays, par les additions suivantes à 100 parties de
pulvérin :
Salpêtre.
Soufre.
Charbon.
Antimoine. Camphre.
Total.
Belgique. .
Prusse. . .
ji
France. . .
Autriche .
Angleterre
Espagne. .
ji
Les mélanges employés pour ralentir la combustion du pelvérin sont donc, dans ces cas : le salpêtre, le soufre, le charbon, l’antimoine et le camphre; la quantité en varie excessivement.
Les compositions pour lances à feu s’obtiennent dans les diverses artilleries en ajoutant à 100 parties de pulvérin :
Salpét. Soufre. Cliarb.
Belgique. . 7,5 41?6 a
Prusse . . .
France. .
Saxe ....
Autriche. .
Angleterre.
Russie . .
Espagne . .
Antim.
Alun. Camph.
Poix
Total.
« (li. de lin, 6,6;
Cet aperçu montre combien ici encore les rapports
in^:ir b,en Ia nature des subs,ances
3. Les fusées do signaux et autres artifices de ans alion ne se composent communément que des ubstances constituantes de la poudre. On prend moins
de salpêtre que pour ceUe-ci, afin d'obtenir un mé-
b° une combustion moins rive, mais on fait varier P us îaut degré, non-seulement la quantité des substances ajoutées à 100 parties de salpêtre, mais encore le rapport entre le soufre et le charbon. On P ,r ci osage de la poudre combien l’action de ces ■eux substances est différente; il ne peut donc y axoir, encore, qu une seule proportion exacte : toutes les
autres doivent être plus ou moins avantageuses. On ajoute souvent au* compositions des fusées de signaux un excès de charbon grossièrement pulvérisé, pour qu’il se forme dans leur ascension une longue gerbe de feu ; mais il est Irès-prôbable que cet excès de charbon est la cause de la difficulté de leur transport et de leur conservation. Une composition plus avantageuse qui donnerait un emploi plus certain et une ascension plus forte, offrirait au moyen d’un fort jet lumineux, un signal visible sur une plus grande étendue et plus perceptible même par un léger brouillard. Dans quelques endroits on a ajouté de la résine, probablement pour donner plus de consistance à la composition et pour en augmenter la conservation à l’air ; mais la quantité de gaz qui se dégage est diminuée de beaucoup , comme nous le verrons plus bas.
5. Nous possédons deux espèces de compositions qui doivent incendier les végétaux. L’une provenant des anciennes flèches ardentes, est un mélange de poix ou de goudron, de résine, etc., avec de la poudre, du chanvre ou de la sciure de bois; quelquefois on y ajoute des graisses et des huiles, que les anciens artificiers regardaient déjà comme nuisibles. L’autre consiste en un mélange de salpêtre et de soufre (roche à feu). Pour donner une idée approximative de la nature des compositions de la première espèce, nous avons rangé les différentes sortes de poix, de colophanes, etc., sous la rubrique de résine; la cire et le suif sous celle de graisse, enfin la poudre grenée et le pulvérin sous celle de poudre , et nous avons calculé
Résine.
Graisse
. Salp
Soufre.
Belgique.
Prusse . .
France. .
Autriche.
Russie . .
Espagne .
les quantités nécessaires de chacune de ces substances pour 100 parties de poudre, qu’il faudra ajouter à chacune des compositions.
Antim. Chanv. Téréb, Total-
Ces compositions, qui laissent toutes les autres prop riions arbitraires, offrent une différence notable en ce que les unes admettent le mélange de poudre et de substances végétales, sans les altérer, et que les autres comprennent du salpêtre qui réussit plus ou moins à activer la combustion de ces substances. Le second dosage français est visiblement une moyenne entre la composition incendiaire et la roche à feu.
nous examinons les compositions usitées de secon e espece, nous trouverons que le salpêtre en orme a base K Æn le représentant par 100, les proportions des autres substances seront comme suit (la pou re grenée et le pulvérin rangés sous la rubrique de poudre) : M
cettn T Autncllien8 paraissent avoir employé pour la 1™ fois en m ora P 08ltlon au siège de Valenciennes ; ils la chargeaient “ morc eaux fondus dans des obus.
Soufre.
Poudre.
Anlim. Résine.
Mèche de communicati.
Suif. Total.
Belgique. .
Prusse. . .
Autriche .
France. . .
Angleterre.
Dosage de
Valenciennes.
6. Quelques artilleries se servent des mêmes compositions pour incendier et éclairer : cet usage peut être bon, si l’on regarde les compositions précédentes de la seconde espèce comme de bonnes compositions incendiaires; car si l’on diminue la proportion de poudre qui rougit la flamme, elles donneront une flamme blanche , mais la vivacité de leur combustion diminuera dans le même rapport, et par suite la chaleur qu’elles dégagent, ainsi que vraisemblablement leur force incendiaire.
Les vraies compositions à éclairer ont une assez grande quantité de substances additionnelles ; si on les calcule pour 100 parties de salpêtre, elles contien- * dront:
1 La prédilection de» artificiers autrichiens pour l’antimoine est remarquable; il fait partie de presque toutes leurs compositions ; sans fournir autre chose qu’un mélange de soufre et de charbon, il rend les préparations plus difficiles et plus coûteuses , laisse un fort résidu et nuit à la santé des manipulateurs.
Soufre. Poudre. Résine. Camphre, de pétrole.
Id.de Bengale. 29
Nous devons admettre, après avoir vu de quelle manière différente , et par suite avec quel succès différent, les diverses artilleries atteignent le même but, que les compositions d’artifices ne sont point basées sur des essais aussi précis que l’est le dosage de la poudre ; autrement elles devraient donner avec certitude un même résultat que la théorie sanctionnerait comme le seul exact. Les essais manquant, il ne reste pour parvenir à la vérité que la voie théorique; mais celle-ci peut nous mener à de graves erreurs par notre connaissance imparfaite de nombreux agens influens ; ce qui suit n’aura donc de mérite certain que lorsque de nombreuses épreuves l’auront confirmé.
Nous allons émettre, dès le commencement, nos idées sur les compositions d’artifices.
1° On peut obtenir tous les effets que les artifices peuvent produire au moyen des trois corps constiluans la poudre, et l’on peut ainsi rejeter toutes les autres substances employées jusqu’ici, ce qui simplifie singulièrement les appareils et les travaux de l’artificier, et les rend même en partie moins dangereux.
2° Toutes les compositions, à l’exception de celles à éclairer, ont pour principe la poudre; toutes les additions ne servent qu’à en ralentir la combustion.
,3° Il faut, comme nous l’avons vu, considérer dans ces compositions : a la quantité de gaz qu’elles dégagent, et b l’élévation de température qu’elles donnent- Le maximum de ces deux facteurs existe dans la poudre, sans qu’il soit possible de le porter plus liant?
chlorate de potasse même ne fait qu’en activer le d 8 a 8 ernen t, ce qui ne peut cire d’aucune utilité lentir^ ait ^ Ces? P u ^ s< ï u ’il s’agit justement de le ra-
, 4 ,° ° n “ e doit Vo'ml troubler le dosage théorique
“T" î>0Ur 611 ralenlir la combustion, parce que a tempéra 11 ,^ et la quantité dc diminue
raient instantanément.
cnrrm . mo ) ens admis jusqu’ici dans la plupart des tible - 1 !° nS l 1 P0Ur rendre * a poudre moins combuset p 1 r r ° U U ^ ent toules * es proportions chimiques Peffet (J0n ° Gt la coml)U stibilité, et
fortes mn à oblenir i ■> faut ainsi <le plus
«rire L I 8 dC Com P° 5ilion . qu'il ne serait néces-
atteindreT ° résultals ’ aa ns pouvoir
“7 le de Peffet possible.
affaiblir la f m ° y . e " ra ' enlir la combustion sans Z^ r;r m ' ae ’^ " « comprimant P« T IL PU ‘f ,n ; A en écarla »‘ «os particules l'additiond’ ge ^° Sllbs,a nces combustibles; c par ol de souffre Liui “8 e brûIan ‘'onteroent de salpêtre ‘lu la poudre ’ mais n ' U ° CU T” la d oflagralion 'outil la première. 86 COn,bura,lt 'outement, ramais enon* C ‘° )0m llo " c non-seulement atteindre,
lions nou7 S , U r PaSSCr de l ° Ulcs lcs oomposi! oombustMe 8 C89 ’ Par l '" pnWri " ™d„ moins soient détr r 8ai ‘ ! ’ qU<> SCS P ro P or lions chimiques
•ont rletrn, os |)ar la subslanœ ajon , ée
a meilleure composition à éclairer pour Par-
tillerie consiste aussi dans du pulvérin mêlé à un excès de ce mélange de soufre et de salpêtre, dont nous venons de parler.
Nous devons développer les raisons de ces vues. Prenons d abord les compositions qui doivent satisfaire aux conditions les plus difficiles, et que l’on doit chercher à amener à la perfection, c’est-à dire les compositions pour artifices de translation et incendiaires. Les premières doivent donner lieu à la plus grande masse et à la plus grande tension possibles de gaz, les autres à la température la plus élevée possible.
De toutes les substances^ les trois composantes de la poudre, prises dans les proportions usitées pour son dosage, sont celles qui, d’après nos vues, satisfont au maximum de ces conditions.
La plus grande quantité de gaz qu’on puisse obtenir d un corps solide est celle qui résulte de la combustion du charbon dans du gaz oxigène comprimé, ce qui a lieu dans la déflagration de la poudre. En y ajoutant un excesde charbon, nous obtiendrons plus de gaz par sa tranformation en gaz oxide carbonique, mais nous savons que la tension diminue dans le meme rapport. Pour obtenir la plus forte tension possible, nous devons donc prendre pour chaque atonie de charbon , 2 atomes d’oxigène 1 ; ainsi pour chaque atome de salpêtre, qui contient 6 atomes d’oxi"
1 Le gaz acide carbonique est formé de 1 atome de charbon et de 3 d’oxigène.
gene, il faudra 3 alomes de charbon. Mais pour que, non-seulemenl les 5 atomes d’oxigène de l’acide, mais encore celui de la potasse puissent se combiner avec les 3 atomes de charbon, et former du gai acide carbonique, il faut ajouter 1 atome de soufre, comme nous le savons. C’est sous ces circonstances, réunies ians la poudre, que nous produirons la plus forte tension de gaz qu il nous soit possible d’obtenir par une réaction chimique instantanée. Nous pouvons giaduer à volonté la rapidité du dégagement, mais en ( iminuant le coefficient de tension si nous la ralentissons , car plus la durée du dégagement est grande , p us il y a perte de chaleur pour la dilatation des gaz.
a plus haute puissance de tension se trouve, comme nous le voyons facilement, dans la poudre la plus combustible, dans la poudre brontique h La poudre ordinaire exigeant plus de tems pour sa déflagration, onne une tension moindre, qui diminue à mesure que 1 autre ralentit. Nous pouvons en tirer la conséquence certaine, que si des volumes ou poids égaux e leux compositions différentes mettent le même temps à se comburer, et que l’une d’elles soit de la pou rt ( ont la combustibilité a été ralentie soit par a compression, soit par un agent mécanique qui n en trouble point les proportions chimiques, elle onnera une plus forte tension de gaz (tant pour la quantité que pour la dilatation) que l’autre, quelle qu en soit la composition, qu’elle soit formée par
dre où le salpêtre est remplacé par le chlorate potassique.
d’autres substances que la poudre, ou que les proportions chimiques de celle-ci soient détruites.
Tous les autres corps que nous pourrions mêler au salpêtre donneraient moins de gaz; car, ou ils ne le décomposeraient pas aussi rapidement que le charbon , ou ils produiraient moins de gaz avec l’oxigène. Les substances combustibles que l’on ajouterait à la poudre s’empareraient d'une partie de l’oxigène et diminueraient ainsi la masse des gaz.
L’on obtiendrait les mêmes résultats s’il s’agissait de produire une température élevée. La plus haute que nous puissions produire est celle qui résulte de la combustion de l’hydrogène dans l’oxigène; la suivante est celle du charbon dans l’oxigène; celle que produit la combustion de la combinaison d’hydrogène et de charbon dans le gaz oxigène ou 1 air atmosphéri que est beaucoup plus faible K
Les moyens dont dispose l’artilleur ne peuvent produire la première combustion, qui exige des appareils particuliers. La suivante , qui a lieu dans la déflagration de la poudre, est la plus haute que nous puissions atteindre. Lorsqu’on chauffe des végétaux? tels que la résine et la poix contenues dans les compositions incendiaires de la l ro classe, il se dégage du carbure hydrique, gaz qui brûle dans de l’oxigèue impur si la composition contient, outre la poudre?
* Une partie en poids de gaz hydrogène brûlé dans le gaz gène dégage assez de calorique pour fondre 400 de ces mê»> e * parties de glace; une de charbon de bois pour en fondre 104, une de carbure hydrique pour on fondre 88.
du salpêtre, et dans l’air, comme le ferait la poix, si e e ne contient que de la poudre, qui, dans ce cas , eve la température. On pourrait donc obtenir sans „ de Ia Poudre la combustion de la poix, comme J G , a Ieu <bans ^ es compositions incendiaires, en la " nnt 9 cn * a disant bouillir et en l’enflammant, est par suite impossible que des compositions
carw”h T- mê ' ée à ' a >’ 0udre > P our produire du „i , ' ”î ue > donnent une température appro-
poudre seule. 0 ^ COmbustion du charbon dans la
eilemem ri“ pliq ' ,er alors 'I™ la P°' x enflamme falité insi l °Î S ’ °! '*" e * a P oudr e, d’une combustibi- L’infl l " née ’ “ y parïiellt fl ue difficilement?
unt :r ali °; de to,,s ies ***••“ «»*«•
QuandiTnf 1 infIam ™ables, qui se forment la temn/ T <haunés ’ 8C dé gagent par l'élévation de température et se combinent avec l’oxigène de l’air
Z trrj'z * du feu - ceiie aistiiutîL dot,oui
qui ne F ° Cr * mflammallon d’une matière végétale, gar à l’étatde tte e “® ammée ta “ l qu’elle relient ces la chaleur ' ^ JlnaiS ° n ' Q uand le s gaz chassés par
-court allT r'' 0 "'”' 3 ’ îlS échauff “ l I-
tous 1 feU ’. e Végélal ( l ui brûle en dégageant
J e feu* h!i qU '. S UIUSSent a Morigène avec dégagement charbon Ce '7 ?°" r rdsid " Sa ° arCassc c,,an 8 ée cn
‘rtn r de l Se . C ° mbine aïeC 1
cendre !’ JUS( > u ’ àce S“’« "e reste plus que
chaleur ^ lnca P able s de se combiner avec lui. Si la extérieure cesse son action avant que la dis-
tillalion n’ait commencé la sienne, ou ne l’ait exercée que sur une trop petite partie, le feu s’interrompt et le gaz déjà enflammé s’éteint, parce que l’air ambiant absorbe plus de calorique qu’il ne peut en dégager par son inflammation; toute combinaison cesse, comme ne pouvant s’effectuer qu’à une haute température.
La force incendiaire de la poix, même de celle qui est échauffée par la poudre ou par un autre moyen, n’est donc pas dans sa haute température, puis qu’elle ne peut la faire naître, mais dans le dégagement de la chaleur nécessaire pour enflammer les gaz qu’elle chasse par la distillation des matières végétales voisines , et dans la durée suffisante de cette chaleur pour mettre cette distillation indispensable eu activité.
La poudre, au contraire, donne une température beaucoup plus élevée, mais son action cessant instan' tanément, cette distillation , qui exige quelque teins> ne peut s opérer, et'la matière végétale à enflammer reste sans être brûlée.
Si nous relenlissons la combustion de la poudre > ce tems croît, quoiqu’il ne devienne jamais auss J long que dans la combustion de la poix, même de celle qui est mêlée à la poudre ou chauffée ; mais 0° peut admettre que, puisque la température sera si f° r ' tement élevée, elle réussira à produire la distillât! 011 en moins de temps. La foudre , quoique n’agiss 3 ^ qu’instantanément, incendie, et beaucoup d’exp 10 " sions de poudre ont mis du bois et même de
ta» 11 ^ lïla ^ as ' ns en ^ eu - ^ paraît meme que l’avan- )Q b es impositions à poudre serait assez grand, Ji * U ( * U 011 P uisse incendier avec de moindres quan- 's, et éviter ainsi les grands inconvéniens que présentent la poix et la résine.
Daprès les essais que j’ai faits de mélanges de goudeen et de sciure de bois, de goudron et de sal- 1 tre, de goudron et de poudre, il paraît que la force mofo TT dU g ° Ud '' on el certainement encore iéean»°i ° V* ctc -> ne sont guère augmcn- !*: .*“* et le salpêtre; il y a °plus, de Faibles
devenu ni eteintes P ar le dégagement de gaz
nue ?„r, P ’r’ el la du,ée de la combustion dimi-
saccadéesuif 3 " 1 ™ 6 CSl m ° inS traDquillc . plu»
des résines o e USli ° n de Ia P oudre en y mêlant
donc point miï- geraent J e chaleur. On ne doit peut utilisr- 4 nger Ces deux substa nces, mais on de l’un et / S par ment la durée de la combustion de portes t ^ Da ” s Mendie
grandi e^, P ° ’ ’ ° Ù la masse a ^eendier est
étendue et n ° T*" mCendiaire hv ^ sur une grande étroits on , G rebSerre P as sa flamme dans des orifices ’ °" doU “rer profil de l’action comburante des
résines, utiles dans ces cas pour bien atteindre le but.
Mais on devrait s’en tenir aux compositions de poudre pour les projectiles incendiaires.
Dans ce cas encore on ne devra point troubler les proportions chimiques de la poudre, si l’on veut obtenir à un haut degré l’effet désiré.
Examinons la seconde classe de compositions incendiaires, la roche à feu. Elle est formée principalement , comme nous l’avons vu , de salpêtre, de soufre et d’un peu de poudre. Si nous recherchons comment le salpêtre peut être décomposé, nous trouvons qu’il ne peut l’être par le soufre qu’à la chaleur rouge; car un mélange de soufre et de salpêtre ne se décompose que lorsque la température s’élève au point de fusion, non-seulement du soufre, mais aussi du salpêtre.
Si ce dernier est amené à cette température soit 1 par la poudre, soit par un excès de soufre, son acide se décompose et donne lieu à cinq atomes d’oxigène et à deux de nitrogène. Trois atomes de l’oxigène devenu libre, se combinent avec un atome de soufre et forment un atome d’acide sulfurique qui s’unit à la potasse; les deux autres atomes d’oxigène devenus libres se dégagent, à moins qu’il n’y ait assez de soufre qu» se volatilise, dans ce cas un atome de celui-ci se corn' | bine avec les deux autres d’oxigène, et donne lieu à du gaz acide sulfureux avec un vif dégagement de lumière- j Ainsi un atome de salpêtre fournit assez d’oxigène pouf s’emparer de deux atomes de soufre, et le restant brûle aux dépens de l’oxigènc de l’air, en donnant peu û e j
chaleur. Celle que donne la poudre contenue dans la composition est employée pour fondre et pour rougir e salpêtre j jusqu’à ce que le soufre puisse le décomposer, elle se perd donc entièrement. Cette composition ne donne ainsi d’autre chaleur que celle de la combustion de deux atomes de soufre dans l’oxigène, liais elle est beaucoup moindre que celle que l’on obtiendrait de la combinaison de la même quantité oxigene avec le charbon , ce qui a lieu dans une I intilt égale de poudre. La roche à feu donne donc ne moindre élévation de température qu’une même quantité de poudre ; elle n’a sur celle-ci que l’avantage d une combustion plus lente, puisque le soufre décom p o Sant plus difficilement le salpêtre, que ne le
poulltdui" 4rai<,e dü S °" frC ’ eXiSe plUS llC lempS
Si nous parvenons à ralentir convenablement la combustion de la poudre, elle offrira une force incendiaire supérieure à celle de la roche à feu.
noudT P ° U,0 , nS . ainSi a, ' metlrc en general que la
brûlant’ Urdement^ do”* “ COnip ° sUio, ‘ chimi, l ue > comnnçîf' ’ onne tou J 0 urs les meilleures
parvient 10nS T arÜfiCeS de translati ™ , et si l’on
leto > en ralentissant sa combustion, à atteindre i j. ,.?? 0 P us c °urt qui soit nécessaire pour opérer ls 1 atlon des gai contenus dans les matières végéaes a incendier, elle fournira aussi les meilleures compositions incendiaires.
. utes les compositions employées jusqu’ici n’éent que des mélanges brûlant plus lentement que
la poudre, qui formait la base de toutes , et que l’addition de corps non convenables rendait non-seulement d’une combustion lente, mais encore mauvaise; elles ne pouvaient donc pas fournir le maximum d’effet.
On ralentissait effectivement la combustion de la poudre dans la plupart des cas, par exemple, dans toutes les compositions pour artifices de translation, par l’addition arbitraire de soufre et de charbon. On en changeait ainsi non-seulement la proportion , mais on diminuait encore la masse de gaz et la tension que cette quantité de poudre, non altérée, eût produite. Il devait se former moins de gaz carbonique dès que le rapport exact de 18 à 101,2, outre le charbon et le salpêtre, était troublé; ce qui arrivait, tout en laissant subsister le rapport entre le charbon et le salpêtre, en portant la quantité de soufre jusqu’à 16, car alors, l’excès de celui-ci exigeant pour brûler une partie de salpêtre, soustrayait ainsi de l’oxigène au charbon et rendait sa combustion dans ce gaz incomplète. Il est impossible de nier que la détermination de toutes ces compositions se fait arbitrairement et sans aucun principe fondamental. On croyait qu’en diminuant la quantité de salpêtre, on pouvait ajouter du soufre et du charbon en toutes proportions. Les avantages de la préparation mécanique , d’une meilleure compres' sion, d’une meilleure conservation, d’un plus grand poids spécifique, etc., firent préférer les compositions riches en soufre, et Ton compensa la diminution dn salpêtre par l’addition de ce corps, plutôt que par cell e
1 * ( 21 } à n’obtenir ^ satlendre P ar ces tâtonnemens Outre a ; CUnrésu,tat aiment exact, combustion ^ 1 "" llon de salp ê tre pour ralentir la
à-fait étrangers. L'amiiT* " mélange de cor P s loul tement le salnêt 111101n e, qui décompose plus len- .
m °yen pl us doux de rot j ’ ful employé comme un lait en pl us grando ardeHa déflagration ; il lefal-
<’ ui >c le mênl effetTi a (i m,té ^ ^ S0Ufre pour|11 ' 0 un résidu beaucoup’ni. ° nne tres 'P eu de gaz et laisse mauvais par cette ** d serait donc P 1 **»
difficile à se nrocn * ,S ° n SGUle ’ S ** 11 élait enc ore plus Phre aussi ne ralenHt * m " SibIeà la sa ^. Le camle soufre; il se voln l ^ 9Ulant la combustion que guère déL^rel raiso 86 ’ C n Ûle ^ Gt ^ - peut garantit les fusées contre qUR,( î Uefoi s, qu’il
la Place où le pro ect ïleV “ ^ ^ fait ™ir pour fusées bien comnr* l ° mbe 5 ,a composition el si l’on veut en fid*
V1 ent en prenant A lle la fl amme, on y par -
P ê ‘re et de soufre^ Pr ° P ° rllons convenables de sallumineuse. Quand ’il '"'h \^ ent beaucoup plus combustion, on ne p e „t 8 i <lUne durée précise de
Pouvant les mêler i n a< meüre leS résines > ca r ne
n X ,,venl -Æ" composilion ’ cllcs
"teendiaires Q ue] UU,es avec ■<» compositions "Agissent, ai„ T 1 '""" 1 ' “«• «P*»
que nous lo savons, qn e comme la
poix et la résine chauffées, et d’après les raisons alléguées plus haut, moins sûrement que lorsqu’on s’en sert sans mélange. La poudre, qui y est contenue, ne sert d’abord qu’à les fondre, puis à distiller les ga* inflammables; s’il s’y trouve des huiles, elles doivent être amenées à Fébullilion aux dépens de la chaleur engendrée par la poudre; le calorique devient latent dans leurs vapeurs et ne peut plus agir comme s’il était libre. Toutes les compositions à résines donnent encore aux bombes incendiaires l’inconvénient de déposer, par la combustion, beaucoup de charbon q ul obstrue le passage de l’air, entrave le feu et rétrécit les orifices.
Puisque nous avons montré combien sont grande® les probabilités pour que la poudre non altérée, ma* s brûlant lentement donne des compositions pour a r ' lifices de translation et incendiaires meilleures q° e tout autre mélange, nous pouvons aussi admettre q llC les compositions d’une explosion rapide et qui doives 1 brûler également dans le meme lems et dans les mèfli eS espaces, obtiendront tout leur effet par cette m ê^ e poudre non altérée, mais ralentie dans sa combustion pour les dernières, où il s’agit d’un mélange tre®*! uniforme, aucune composition ne peut égaler poudre.
Nous devons développer plus spécialement ^ 5 moyens qui, selon nous, se présentent pour ral cl1 tir la combustion de la poudre non altérée.
Le premier moyen suffisant pour un grand non 31 de cas, est, comme nous le disions, une forte co** 1
piession. Le pulvérin peut déjà être rendu beaucoup °* nS eom l ) ustible en le comprimant avec la main, ette compression ne suffirait plus pour de grandes SGS ’ °* 1 ^ est difficile de la rendre aussi uniforme 1 »squ on agit sur de petites quantités, même si
on exerçait cette pression au moyen de machines. Il à ei^n CS ° C ” COr ? ^ eux autr es expédiens : l’un consiste
er m caniquement les particules de la poudre,
i , e . S 8U )slances incombustibles comme du plâtre n 7 f ,le Ia Craie > elc - On devra vérifier jusqu’à quel maintcn 'T' 1 ! P ° Usscr ce P rocétlé > mais ou peut dès la cnm “ dmeUre que > j° int «u ralentissement par
■a comp te suœra pour tou[es )es com Ujons
Lad, T r eSàfeU etd o«esdesignaux, etc.
U ne ddnmu de 20 centièmes de craie dans des Lais
sez „; S L n a S aucun ® compression , donne un feu assez lent La era.e offre l'avantage de ;
debarrassée de toute terre siliceuse par des lavages
^--ionpeutans^ionlLsire,^
le carbonTt^T” 1 ^ 111 ^ Ure ' ^ SaÜ par ex P érience que
est chauffé C u a " X d ° nne Pa ''^-«ême, quand il celui oui ’ * 8a§enient tîe chaleur aussi fort que
leu T T' dU , C ° mbusllblc employé; ceUechapeut-être très-favorable dans ce cas.
ventdoLrt P ‘ 0UV;,icnt lue «es procédés ne peubus ion" f «^positions incendiaires d'une L-
conte " T 'T l'uur produire la distillation des gaz da “ s les maires à incendier -, on devra au * «mer moyen de ne point troubler les
■pri. quelques essai, il p „ ai , qu „ j e , compo<ilioIK
proportions chimiques de la poudre, en en ralentissant la combustion, pour l’employer avec les deux moyens précédons. On devra pousser ceux-ci jusqu’à leur limite, pour n’employer qu’aussi peu que possible ce dernier procédé.
Il consiste, comme on l’a déjà indiqué, à mêler à la poudre une composition analogue d’une combustibilité très-lente } qui brûle seule, sans s’emparer des parties constituantes de la poudre. Celte composition citée plus haut, renferme un atome de salpêtre et deux atomes de soufre. Le mélange se décompose seul et donne lieu à un atome de sulfate potassique, un atome de gaz sulfureux et deux atomes de nilrogène; en brûlant lentement, il ralentit très-fort la combustion de la poudre même, sans cependant en troubler aucunement ni la décomposition ni l’action, parce qu’il forme comme elle un tout séparé l . Ce mélange de soufre-salpêtré (ainsi nommé par abréviation) et de poudre, est intrinsèquement différent des compositions pour artifices de translation, etc., employées jusqu’ici, en ce que dans celles-ci la proportion de salpêtre diminuait, tandis qu’elle reste toujours
diaircs ordinaires, exigent un peu plus d’une minute pour l’inflammation du bois.
1 Ce mélange est le second que l’on peut former avec les partie» constituantes dt la poudre, pour donner une décomposition chimique. Le premier est la poudre elle-même, où le charbon décompose complètement le salpêtre par l’intermédiaire du soufre} dans le second, le salpêtre est décomposé entièrement par 1« soufre : tout autre mélange ne le ferait qu’en partie II donne en gai 33 centièmes de son poids, tandis que la poudre en donne 58 -
^ centièmes dans l'autre, et que le rapport du soufieau charbon augmente seul, mais de manière que le soufre se partage entre le salpêtre et le charbon, en proportions convenables pour qu’il puisse se former t u sulfure potassique. Afin de rendre ceci plus intel- Vble, nous allons donner la composition du méan &c, en le faisant varier de 10 en 10 centièmes. La pou( le contient 100 parties de salpêtre, lfi de soufre G ! Il ( ) e Charb0n i le s °ufre salpêtré, 100 de salpêtre et 32 de soufre -, donc si nous prenons d’abord 90 cenmes de poudre mêlés à 10 centièmes de soufrc- «alpetré, puis 80 à 20, 70 à 30, etc., nous obticn- ° ,1S P° ur ,es 100 parties du mélange les rapports suivans entre les quantités constituantes :
90 part, de poudre 10 part, de «oufre-salpêtré 80 » 20 „
Salpét. Soufre.
Char]».
ans lüules ces compositions le dosage exact n’est etruit, et cependant les dernières brûleront lenement, les deux dernières surtout cadrent parfaite- Le a ' ec ^ es conipositions a éclairer et la roche à feu.
.. Ca cu ^ * lous montre en outre que toute composi- > renfermant 75 parties de salpêtre et au moins
12 de soufre, que\ que soit du reste le rapport entre le soufre et le charbon, donne un mélange exact de poudre et de soufre-salpêlré qui brûlent tranquillement et sans se troubler mutuellement, et où la quantité de gaz, la température et la durée de la combustion, sont une moyenne arithmétique entre celles propres aux deux mélanges séparés. C’est l’unique méthode de ralentir la combustion de la poudre, en changeant le rapport de ses parties constituantes, que la science puisse approuver i.
Nous pensons conséquemment que toutes les compositions citées plus haut, sous les rubriques 1-5, peuvent être non-seulement imitées, mais encore surpassées de beaucoup par la poudre seule : 1° en la comprimant fortement; 2° en ralentissant sa combustion par la compression et la séparation mécanique de ses particules; ou enfin, 3 U en la comprimant, et en retardant mécaniquement et chimiquement sa déflagration.
Reste à examiner les compositions à éclairer. L» lumière la plus vive que la chimie puisse produire? est celle que donne la combustion du phosphore o u du soufre dans le gaz oxigène. La pratique ne permet pas l’emploi du phosphore, mais on se sert facile ment du soufre, en utilisant le dégagement du oxigène du salpêtre. Si on fond du salpêtre d flI ^ un têt, qu’on le chauffe jusqu’à ce qu’il dégage 1
1 Un inconvénient de ces compositions, c’est qu’elles ' a ' sS jj, plus de résidu que la poudro; celle-ci n’en laisse que 0,41, tn ' que le soufre salpêtré en donne 0,03.
ceux- tnC , Gt ^ ,lon J etle des fragmens de soufre; l’œil 1 S endamraent avec une lumière si vive que ; Peut a peine la supporter. Elle est moindre
S,^5r" "*'“«•*> ^etde
qui se corn I • mc en parlle de Paci de sulfurique l’autre partil neaT< V C p a POlaSSeel restc comme résidu;
gène devenu libre e T T brftl<! ' lans le r03lant d '°«miére. C’est snr ’ “ donnant 1,eu à une vive lu-
lus anciennes comnn^- én0 “ ène q " e reposent loutcs
cependant le é f dairer ’ da " S lcS î uclles
variable tandî PP > soufre au salpêtre est trèsêtre l ‘;T T Un Seul peut ’ dans « «as encore, obscurcir h/lim^T T* 1 * GXCés doit néces sairement Uni fol a rf e ’ Lapl >' p aet d cs artilleries vou- ''^ean:::;::~-èc , ,irer > dnre„, P re„entre le soufre et le sain A i SCU e P ro P°rtJon chimique
lignée s „usL^rde:::r\ cc !!7 ,,onousa ™-
dit plus haut la forn • 8 pelr ^ ’ nous en avons
la meilleure c „ m r . et «^PosUion : c’es.
quable que nous la ? '"V ' !c,airer > et il est remarindien si renon, m • °“™ ns exactement dans le feu
nous déduisons le salpêtre 118 /' 3 fe “ de Ben S ale > si
du sulfure d'arsenic t v “ écessa "' ca > a combustion le soufre. En fai ? et d antimoine de celui qu'exige Parties de salnê^" Ccltc S0ustractl0n > °» trouve 100 dosage v„„r, P P ° Ur 32 d ° SOufre - ee qui est le
P° s e le salpêtre an’kl TT qU ° ^ S ° Ufre " e décom - P qr a la chaleur rouge. On doit donc le
chauffer et le mettre en action par le mélange d’une substance très-combustible. Le plus mauvais moyen serait un excès de soufre. Un mélange de 100 parties de salpêtre et de 50-G0 de soufre brûle de lui-même en l’approchant d’une flamme, mais donne une lumière blafarde et transparente, la poudre est encore dans ce cas beaucoup plus avantageuse; si, à 90 centièmes de soufre-salpêtré ou ajoute 0,10 de poudre, le mélange donne une combustion assez, lente cl répand une lumière à peine supportable à l’œil nu. On peut aussi pour échauffer le mélange se servir du sulfure d’antimoine mêlé au salpêtre, ou du sulfure d’arsenic et du salpêtre, comme cela a lieu dans les feux de Bengale et indiens. Ces deux moyens ont l’avantage de faire volatiliser les métaux ardens, de rendre la flamme opaque et par suite plus visible. Des essais précis prouvèrent cependant que la différence est peu marquée, que l’antimoine laisse un résidu spongieux et que l’arsenic devient dangereux dans l’emploi en grand, par la grande dispersion de la composition quand on la comprime. L’antimoine rend la lumière bleue et par suite moins efficace. C’est ainsi que des huiles volatiles, du camphre, etc., qui brûlent également dans la flamme et la rendent plus dense, ne donnent aucun avantage, parce qu’ils retardent la combustion et absorbent beaucoup de calorique, tandis que la flamme devient lumineuse en raison directe de sa température. Tels sont aussi les effets des additions de zinc et de verre en poudre, etc. H n’est pas nécessaire de démontrer l’action nuisible
de la résine et de la paix ajoutées par les artificiers ? UX compositions à éclairer, pour les rendre à la fois incendiaires.
Il est donc vraisemblable que nous pourrons obtenu avec le salpêtre, le soufre et le charbon, dans leurs eux compositions chimiques, comme poudre et ", r , G sa *P etl ®j et le mélange de ces deux corps, tous s resu tats que 1 artillerie attend de ses artifices; ce ? en es simplifiant, faciliterait leur confection en 1 a 6 n c, et nous donnerait une bonne voie pour soustraire au mélange arbitraire des substances. •i ammes colorées sont encore peu étudiées;
1 Cn ^ n ^ ra ^ ^ eur couleur est due à la volaexiT T 6 ^ baSG deS Sels a j° ulés 5 ces flammes ; d ° nC Une lrèM,iïe combustibilité, qui doit oitre u mesure que cette base est moins volatileams. I on peut produire la flamme verte en ajoutant
tes sels de cutvre à la poudre ordinaire,tarnlis que
la rouge, par le nitrate strontianique, ne peut s'obtenir
que par 1 addition de chlorate potassique, et que la
nlus x; Par ° nitrale dytique, exige une combustion plus vive encore.
b. PARTIE MÉCANIQUE.
Nous avons développé plus haut les raisons qui
cnm °— C10 ^ ie fl ue ^ 0n pourrait produire toutes les positions plus avantageusement qu’elles ne l’ont ensuivant les instructions actuelles, par un nié-
lange de pulvérin, d’une substance incombustible et au besoin de soufre-salpêtré. Nous avons donc deux genres principaux de compositions à traiter, les anciennes et celles que nous proposons. Nous pensons que ces dernières offriront encore une grande supériorité sur les autres, sous le rapport de la facilité de leur préparation mécanique.
En conséquence, nous allons d’abord exposer la préparation des anciennes compositions avec les changemens qu’elle peut réclamer, puis celle des nouvelles.
I Préparation mécanique des anciennes compositions.
a. PULVÉRISATION DES SUBSTANCES.
La difficulté de la pulvérisation du salpêtre, qui exigeait un raffinage complet, disparaît entièrement depuis que les procédés actuels de le raffiner le b' vrent après le dernier lavage, en cristaux infiniment petits. Quand ceux-ci sont trop gros, on les pulvérise dans les tonnes avec des gobilles en bronze; ce q ul épargne beaucoup de tems et de matériel. Huit hommes en brisaient 2 quintaux en 10 heures avec un déchet de 16 à 20 livres, tandis qu’au moyen d’une tonne selon les dimensions françaises, quatre h 0 ** 1 mes, dont 2 pour tourner et 2 pour peser et les rC ^ ver, pulvérisent avec 80 livres de gobilles 1/2 quin 1 ^ de salpêtre en 2 1/2 heures, à 30 révolutions par ^ nute; ainsi 10 hommes réduiraient 4 quintaux
8 heures, sans perte remarquable. En Autriche, on mele un quintal de salpêtre à 3 quintaux de gobilles, et on leur imprime 3000 révolutions à 30 par minute, n peut dans de grands laboratoires troubler la cristalation du salpêtre après son raffinage, en l’agitant c tes spatules en bois. En Saxe, on moud avec
eaucoup de succès le salpêtre dans un moulin à meules.
On pulvérisait jusqu’ici le charbon, l’antimone, ou le, etc., en les pilant dans des mortiers; on en perdait beaucoup en poussière, le travail était mal 1 nu * s * b * e a ^ a santé. On emploie maintenant , ^ US . 8 ran( ^ avantage les tambours, même pour 1 P eparation du pulvérin qui se faisait jusqu’ici sur
d(4 v. C i Q ^^ ru ^ cr > ce ^e-ci donnait un très-grand échet des matières constituantes qui se perdaient gaiement et ne pouvaient être complètement réduites En France, on pulvérise le charbon en une demr-heure en y ajoutant le quadruple de son poids go ailes ; 1 on met 4 heures pour le soufre et l’on heu n res n" 1 ^ S obi11 ^ 0n Emploie que deux
et demi 3 T 611 * a J oulant une fois
demie son poids en gobilles. Cette dernière opéra o n exige, pour éviter une explosion que les révoons ne soient pas trop rapides, si les tambours ont un grand diamètre.
Jir i \ de française .qui consiste à renfermer la
» coun. 8 rf ° 'r' 5 U " f ° rt SaC en cuir cl 4 lc fra PPer
I , C 0ur es masses, n’est pas recommandable, sines sont difficiles à pulvériser ;la colophane
et la poix noire sont celles qui se réduisent le plus facilement. La première seule entre dans les compositions réduites en poudre; les autres espèces sont fondues et n’exigent donc point de pulvérisation. La colophane doit être pulvérisée sur la table à égruger, parce qu’elle ne deviendrait pas assez fine dans la tonne.
b . MÉLANGE DES SUBSTANCES.
On doit apporter encore plus de soin que pour la poudre dans l’exactitude de la pesée des substances? quand il s’agit de la plus grande quantité possibl e de gaz ou de la plus grande identité possible d’effet, fl est certain que dans une fabrication réglée, où le 8 poids et les mesures sont préparés pour certaine* quantités qui se représentent toujours, il se glisser» moins facilement des erreurs que dans des prépara" lions variant journellement de quantité et de nature- La siccité des substances employées doit aussi êtr e constatée avec plus de soin encore que pour la p°°' dre, où l’humidité ne trouble que les proportion chimiques, tandis qu’ici elle troublerait encore la coi* 1 bustion, ne pouvant, comme dans la poudre, en W 6 chassée par le séchage. On ne doit donc employer q tie des charbons nouvellement obtenus et conservés des vases bien fermés, ainsi que du salpêtre sec, et avoir soin, si c’est possible, de ne faire q llC quantité nécessaire de mélange pour le travail du j° ü même. La composition étant comprimée et renferu 1 ’
l'on ( ^ }
roidité ^ US autant cra indre l’absorption de l’hu-
r j ^ 0M ne fait P as tou jours assez attention au pulvéür A n , ,° n fj° ule aux compositions; il est souvent Qui f °^ U1S loug-tcms et conservé dans des tonnes combusf 1 1 PaS llcrm “ lic l uemcn t- La durée de la r s U : r, ési •*«&»•, il serai. beaucoup moyen de va “* * ° aS > prouver > a P»«dre au les cllt a Pr ? Vet ' e ^ na '' esl da !• pour canons ”J ! )0uches 4 feu , surtout pour celles des produit. U ' S a “ U davanla 8° de la quantité de gai
encore danser»k’X ancicnn emcnt, et aujourd’hui ble à égrueer n** 1 * 6 l ° U , S les labor otoires, sur la tarons depuTL’?* 1 " 6 *“ ,a ' nb0llr <l“e nous possésous tous tes rapports iTn'Tt mélan 8 coir supérieur duire sur la table \ '■ PaS P ° Ssiiblc de P r °-
intime , grUger “ ne “mposilion aussi
~ u «*-- ««« mélanges égrusés ’ comme on le fait pour les l'inégaHté du d “ ^sage par
qu'un résultat poussier, et n'ofl're ainsi
Posidon L lu CleUXP ° Ur Poo'lorudté de la courtemns e •., ' an8e da “ s "U tambour épargne un
mXeu ’ raUe ’ ne fei ‘ P as aula "l redouter de grand d " P °“ SSier C ‘ é . COnomise ™
substances 1 d','!'!" 1 ' 0l11 " a la P ar faite siccité des
' agglomération 1 ^ ° n v* de ' Ta IIOinl a '° rS Craindre ans 1 emploi d’un tambour à péri-
phéric en cuir. Avec les compositions contenant de la colophane, on mélangera, comme de coutume, d’abord les autres substances au moyen de gobilles, puis on ajoutera la résine réduite en poussier et tamisée; on mélangera le tout dans un tambour à parois en cuir, contre lesquelles un maillet frappera constamment, comme au grainoir de Ghampy, pour éviter l’agglomération. On n’opérera point le mélange au moyen de gobilles, mais par des tringles transversales fixées dans les deux fonds, en évitant une rotation rapide.
Si l’on veut ajouter à une composition du chlorate potassique, on pulvérise cette substance isolément ou avec du salpêtre; son mélange au charbon et au soufre devrait se faire naturellement sans gobilles dans un tambour, encore faudrait-il la plus scrupuleuse précaution; il est donc préférable, comme l’on n’agil ordinairement que sur de petites quantités, de se servir de l’égrugeoir et d’humecter la composition d’un peu d’esprit de vin. Aucune explosion n'est à craindre aussi long-temps qu’elle conserve la consistance d’une pâte.
Nous parlerons des compositions au moyen du fulminate mercureux quand nous traiterons des amorces fulminantes.
Gotty seul présente des données sur le tems nécessaire, dans certaines circonstances, pour amener, au moyen du tambour, une composition à l’état de mélange le plus intime. Il rapporte que, lorsque l eS matières constituantes de la poudre sont mélangées
n nS .^ es t° n neaux, la densité spécifique de la com- ° n c iniinue d abord pour croître ensuite :
„ g r é^ n * ^ re com P 08 ition pèse 394 graram.
est qUe T Ces circonstallces la 6 ms heure
lificet T ™"* P0Ur lcs ^positions d'ar-
11 est très-probable (7 “°
Plus haut degré* effet ' br " ante Croît à u “
rejeter pour h n ’ ™ 6 * qUe l ’ ar l>licicr doit
MaL ü fl , r m:,tl0n <lc «s cartouches, soient mélangées nS l‘° U * ' eS ° a8 leS com P°sitio»s iusqu'icT si P » If? mtl “ erae “‘ 1»'on ne Pa fait
aprês 1T2T 2° Sa t 8 î b' 8 matières Premières donne
«ous .4;remes dont e .ètt d<! r ° lali ° n 4 COmp ° si - 4 dosages différpn ai , Aane comme ce toi de Une composition S v ^ pCndant le même te mps. nie nt, lorsque étanl^i T tr ° UVe mélan gée sulfisamuniforme \ p œil é ndue dle P résenle «ne couleur 6 a 1 œil nu, est certainement encore loin de
la mixtion la plus intime, et pourra donner des résultats très-différens, en offrant des qualités pareilles en apparence. Les anciens regardaient une composition comme assez mêlée, quand elle formait corps entre les doigts, encore ne mélangeait-on aussi intimement que les compositions pour artifices de translation, les autres l’étaient beaucoup moins. Cette mesure est inexacte, surtout quand on n’est pas parfaitement sûr que les matières sont bien sèches. L’éprouvette un peu modifiée serait peut-être recommandable pour l’épreuve de certaines compositions, mais aussi longtems que l’on n’a pas adopté une pareille mesure, on doit se contenter de prescrire exactement pour tous les laboratoires, l’espèce de tambour, la durée du mélange, le poids de la composition, le poids et les dimensions des gobilles ainsi que la rapidité de rotation ; les remarques énumérées sur la pulvérisation suffiront dans ce cas. On peut admettre comme règle pour le mélange, de ne pas faire les révolutions trop rapides, surtout si les substances ont des poids spécifiques différens; la rapidité de la rotation favorise la pulvérisation par la force des chocs, sa lenteur hâte le mélange.
Il est difficile de croire qu’on puisse réunir avec avantage la pulvérisation et le mélange des matières. Le soufre uni à d’autres substances se pulvérise trèsdifficilement, et le charbon fait courir le danger d’une explosion. En France on pulvérise à la fois I e soufre et le charbon, après que celui-ci a été réduit grossièrement.
Il ( 37 )
‘oire s CS l,l éCeSSaire d ’ aïoir > dans grands laboraafin de nouvo' rS lamb0Urs de différentes dimensions, de 80 /inn r° pérer non ‘ seule >"nenl les mélanges poids, vour ÏT’ mai3 CnC ° re ce “ de
grandes quantités™™^* ^° é . d ' 0n faire dc P lus rant. n en ex, B e le travail cou-
jusqu'ici la piénar'!'' 1 ' 5 ? 0 ' 11 P °' rr Ies «nificiers était
dre à canon’ de X°r S T P0Sili0nS ’ 0Ù ,a P°>-
°« à de la colonhar , rr* ée # de la P 01s fom 'ue ont été les victimes *1 8 ™ nd n0Dlbre d'artilleurs Plus dangereuse, que p 0 “" e man, P u Ialion, d'autant ner des moyens sûr, pnS S0 ' n parlout de donexactitude p ar d s „ f 0 " ,a ™c'
p»«ct;t: i r^ a T quedasa ^-
manipulateur contro 1’ 1 . man,ere a garantir le
—éme„ûiSi a t S1 ° nde ,a mas se, dans le
nécessaire. Ce travail ne si é ° '““î® P récau ‘ion ' ni même souvent, l’artificiel ne ^' f 1 " JOUrne,lem ent ta ct technique qui doit 1 \ acc I uér,r ce vrai
métiers, remplacer f r ér ’ ^ 68 fabri( ï ues les *>eur, les moyens sc-icnti'n^ue"" 1 * S ° UÏCnt avec b »'-
COm ^ e «n C IvdI“w nS 'T'" 5 d ™>
P ou r leur force iuc en T '’ ^ S résullats ™oyens défauts sous l e ra"^*“ re .* 01 »“* de plus de grands ni mélangées ni r ^ Can,( l Ue ’ ne pouvant être Produisent des effet^tT^ 8 COnvenab,e ment, elles eo»p d’espace fl! , oceupeul beau-
pace, forment, par le refroidissement, des
bulles, et occasionent des déformations qui brisent les composions et en détruisent l’action. La fusion rendant la poix plus dure et plus cassante, par la volatilisation de l’huile éthérée, toutes ces compositions deviennent fragiles et éclatent facilement , lorsqu’elles sont lancées par le canon ou qu’elles tombent d’une hauteur un peu considérable. — Leur préparation cause une grande perle de matières premières, parce que devant être transvasées d’une chaudière dans l’autre, et ne pouvant être versées , mais seulement puisées, il en reste beaucoup aux parois de la chaudière ; ou peut en évaluer le déchet à 0,30 pour les balles incendiaires et à 0,40 pour les balles à éclairer.
Aussi long-tems que l’on devra conserver les compositions fondues, à cause de la forme des carcasses adoptées pour les balles incendiaires et à éclairer, nous conseillons d’essayer au moins d’autres méthodes de fusion pour éviter le danger.
Si nous examinons de plus près le procédé suivi pour la préparation de ces compositions, et si nous recherchons les causes des explosions, nous trouvons que le danger provient rarement de l’inflammation des substances fusibles ( la poix et la colophane ), q 111 en forment la base, car la flamme s’élève tranquille ment sans aucun péril pour les manipulateurs ; nia ,s que les explosions réelles n’ont lieu que lors de l’addi' tion delà poudre ou du salpêtre aux masses fondues» parce que si l’inflammation a lieu , le dégagement gax s’opérant aussi dans l’intérieur du mélange , p r °
jette celui-ci tout en feu. Cette décomposition du salpêtre ou de la poudre exige au moins 250° à 300 , tandis que toutes les substances susdites fondent a la chaleur de 1 eau bouillante ^ et ne deviennent guère p us liquides par une élévation de température ; il est | onc parfaitement inutile et même nuisible dans cerams cas d éléver la température au-dessus de 112°. obser vation de ce point garantira contre toute explo-
1 7 mais la méthode ordinaire ne donne aucun ) en e mésurer la chaleur , et l’essai de répandre a pour re sur la poix pour voir si elle ne s’enflamme \ ue onne absolument aucune certitude, parce
. i , 6S P aro ^ s métalliques de la chaudière, absorbant g a & e antsi tellement le calorique, sont les vraies P rties dangereuses qui causent la plupart des explo- °ns ; car il est prouvé que si du fer et de la poix ont
dre LTh P , ratUre ’ lG f6r enflammera ^ la pou- 1 Z: ch ll qUe T Ia P ° 1X ne le ferait <l u ’ élant beaucoup
Heu au ‘ ? ^ ^ malheurs n ’ ont pas eu au moment de la première immersion de la pou-
le s;S U r nt r d ’ Cn ^ remuant ’ cc,le ci ou
eue lent les parois de la chaudière 2 . Il ne
k* P 01X f °nd à + I00o ?
Le soufre . . à 4- ll 0 o’
U colophane à + 138., cl, mélangée à 1. poi, elle tond
«CJZt'Z T feu 11,0 ««• - *• ■«—
2 Pour ô •* ’ 1 n , au ; dessou8 dc la chaleur de l’eau bouillante, sc dégage de Ta no ° UlUonneinent dc la P°>* P a r l’humidité qui précaution d P ", rc * < l uc,t |nC8 artilleur* la f on t sécher avec
' , " n ‘ '« . chauffée avant qn'on , introduise
s’agit donc que de trouver un procédé où il soit impossible aux parois de s’échauffer au-dessus de 112°, ce qui ferait disparaître tout danger.
En Angleterre on a tenté ce moyen. Dans une chaudière scellée dans un mur, on fait bouillir de l’huile dans laquelle on place la chaudière contenant la composition incendiaire.—C’est ajouter un second danger au premier par l’inflammation des vapeurs d’huile ; en outre ce liquide ne garantit point la chaudière intérieure contre une trop forte chaleur, puisque les huiles n’ont pas un point débullition constant, mais absorbent, tout en se décomposant, du nouveau calorique; leur décomposition même, qui est le seul signe admoniteur, est proche ou même au-dessus de la température nécessaire à l’inflammation de la poudre. L’huile est coûteuse et devient visqueuse et rance après avoir été chauffée plusieurs fois.
Les solutions saturées de sels , dont le point débul" lilion est assez élévé pour fondre la poix, etc., et encore de beaucoup inférieur à celui de l’inflamm»' tion de la poudre, conviennent parfaitement pm 1 * obtenir le résultat précité. Elles ne peuvent en eff et être chauffées au-dessus de leur point débullition ? quelle que soit la chaleur du fourneau, car tout liqui^ e qui s’évapore dans un vase ouvert sans se décomposé ne peut admettre de température supérieure à s ° 11 ébullition, qui est différente pour chacun et va jusq ue
la poix, d’où on la retire, et on la renferme herinétique ,,,el1 jusqu’à ce que la poix soit fondue
vers 212°
Tous le, ^° Ur Certa ’ nes Mutions salines saturées. A tr i ?, rps ( l llon y plonge ne peuvent également o chauffes que jusqu’à ce point.
dans i ° ? ^ US * on ^ une grande quantité de poix jn une solutmn saline demanderait beaucoup de
drC? Pr ° P0 r 0ns le procédé suivant : on fondues et leT , ^ P ° 0r ,CS coi npositions incenchaudière séparée^u 0 ^ ‘f' 08 à écIairer >dans
tinée au inélan,,,. ’• " cn chauffera une seconde descera da„rrdf T- qUaUdeSSUS,Je 125 “> oula P' a quelques min °“ kouil| ante du sel, et après
continuera ] a ° n ^° UlCla la P 0 '* fondue cl l’on chaudière élauT^'T T”® d ° cqnlume ’ Si la
ferait entend ‘ r ° P , Cha “ de ’ le dément qu’elle lion en averliraiTT ° n Pl0ngera tians la dissolua celle rrs^:r péraluresak ^- ak «nt6t
des%fd P et i0 e n ha d V f0Uraea " e5t ‘--qde : an-
incendiaire doit ! !"° rc “ rerraanl la composition liquide, ce qui en ° Uïer haule co,onn e de
le foyer doit être “ heaucou P > a température, ‘rouvl horsdu C, U u a Sé r éeUOgril Ultérieure par réverbè r CU L “ aufle la chaudière expclites porte a ; al, °‘V C ‘ P™ 161 '* rég,é P ar de
Percé de mortaises H, 16 C ^ uAière a un la rgc bord
villes de l’au raïer :, 1CSqUCllcS P asse »t 'es elle-
-nsi fixée lolidemenl 8 el| C C rCP ° Se >«* P"**» dans la „ ran{ , , > lc Peut s enlever et se placer
adaptée au des ° a '" 1 ,< i rc au “«yen il’unc chèvre au-dessus du fourneau, qui est assez au-
dessous de terre pour qu’on puisse y travailler faci' lement.
La dissolution saline, pour laquelle nous proposons celle de potasse, doit être concentrée et filtrée, parce que si elle contenait en suspension des corps non dissous, elle boullirait plus tôt. On peut recueillir la vapeur et la ramener dans la chaudière à l’état d’eau bouillante. La dissolution ne change pas et peut donc toujours servir de nouveau.
Si, dans les laborataires ambulans de campagne > on ne pouvait pas suivre ces dispositions pour l’établissement d un fourneau, il faudrait préparer ces corn' positions comme de coutume dans des marmites, mais il serait très-convenable alors de choisir, comme IV' lillerie saxonne, celles en fcr au lieu de celles en cuivre, comme moins bonnes conductrices du calorique et de fixer dans celles-ci une autre en terre fabriqué 6 à cet effet; on éviterait ainsi également tout dangc r * Le vase en terre restant d’ailleurs pendant tout I e transport dans la marmite en fer, on ne devrait poin 1 craindre qu’il fût brisé.
La pyrotechnie française adopte, dans ses labor»' loires tant permanens qu’ambulans, deux sortes fourneaux pour chaudières. Dans la première,la flamm e entoure le fond et les parois de la chaudière, et dan s la seconde le fond seul; cette dernière espèce est to 11 ' jours employée dans les compositions où entre l fl poudre.
On doit en général préférer les chaudières métalliques à parois épaisses, à celles qui sont niinc eS i
elles ont nient de et celles fées.
cependant, comme celles en fer, l’inconvé- «e pas se refroidir aussi vite que les minces en cuivre, une fois qu’elles sont trop chauf-