‹ Pyrotechnie raisonnée ou Application de la chimie ux artifices de guerreChapitre 3 sur 15 · I- projectiles incendiaires · texte numérisé non relu

I- projectiles incendiaires

SS^ss-i

nôtres. ’ elles sont encore à peu près les

Mecqu^on en T ** ^ à feu U

Louis : en Z 1 e^vr 1290 ° Dami '“<= ««•» —t P ar lour moyen • en lageT ,nCe “ d,èrenl dcs P onls rentin; en Aon en Jeta contre Ro ®o-

"«««■ Cepe a a „ t TC ^ ^

1529 de flôrh 7 T SC semrent encore en eches ardentes contre Vienne

Colonna parle de balles à feu qui ressemblent à

celles de Fane,décrites plus bas. En 1585, on lanÇ a beaucoup de pots à feu contre Nimègue; en 150^1 on en tira quelques-uns en Hollande hors de bouch eS [ à feu en bois; en 1634, beaucoup manquèrent & vant Regensburg. Toutes ces balles à feu étai^ simplement chargées dans des sacs en coutil j ^ n’est qu’en 1672 que Bernard de Galen découvrit l e> carcasses, et en 1673 Geisler en brûla devant le r< | une qui contenait 165 livres de poudre. On adop ta généralement ces carcasses, croyant donner plus 0 consistance à la composition, mais déjà en 1697 ^

Français avaient trouvé qu’elles déviaient trop quelles se brisaient en tombant sur des toits; d s rebutèrent donc et reprirent, comme la plupart 1

autres nations, l’ancienne méthode. Les balles a étaient à ce point quand les Anglais découvr> rt ^ en 1760 les bombes incendiaires, qui donnèrent très-bons résultats dans une épreuve faite à ^°1

wich en 1762, mais qui ne furent employées (J 1 1783. Le bris de la composition était ici imposé

la flamme était devenue plus constante par le te ^ cissement de l’œil; la probabilité de toucher . aussi grande que pour les autres projectiles cre ^ ces avantages parurent importans, quoiqu’on ren c 1 trât aussi de grandes difficultés, parce qu’on « e P J vait employer qu’avec peine les compositions cn a ^ ^ regardées comme meilleures que les froides J sement était difficile; quelque composition ^ que l’on choisît, les lumières étaient bientôt par beaucoup de charbon provenant des 11,8

s’on é fl alCSet ^ UeIa ^ ainmene pouvait chasser; la charge nUammait souvent trop tôt et brisait la composi-

don^T” 1 6116 ne fÛt bicn enflamm ée. On balança méthode^ 11 - 5 ! dUnS leS arlilleries entre les trois " r il T’- Ct ° n regarJa Cn ^ énéraI «s propartie p — è -

avec 6 l!r nÇaiS firentde cuveau en 1798 des épreuves carcasses qu’ils avaient déjà rejetées cent année" auparavant; Bietry les proposa àtï

formation. Elles élaientT " e C ° nn!>ît P ° int ,a anciennes sous In beaucoup supérieures aux

nation. Elles avnipni 8 i P longue consercomme toutes les ballefà^f ^ ^ b ° 1S Ct donnaient

peu de probabilité (Ïe toucher" 8760 à 200 toises iln’vn ’ puisque sur 33 coups

LT- r 10 qui lonchèrent le bui -

‘ber des baZ U " «**!«. de

on lança de cette rrn i° f ’ eUlS fus,ls ' En Suède,

résultats. Elles non ■ aV ° lr oblcn " *i e bons

avec plusdc tl P ' US '° in et in oondiaient

I>us de certitude que des fusées.

PréparatioTdeff ^ da ° S Par ‘ ie cbimi( l“e * •«

“eut en “sat é ?” P T’ qUe CeUcs “tnelle-

hteendiairë à d au^ 16 •«» force

v °au système c t n eonfectionnées d’après le nou- • ’e, et nous avons prouvé dans leur confec-

. mécanique, quelles pouvaient être préparées avec beaucoup moins de danger. Il nous reste donc ici à parler de la fabrication des projectiles. ^

Les sacs pour les anciennes balles à feu enco adoptées par la plupart des artilleries sont faits e coutil. Ils ont la forme ovale et se composent de tro j parties cousues ensemble, chacune d’elles étant formée de trois morceaux de coutil collés l’un sur l’au : On introduit dans l’ouverture un anneau en fer q a trois mortaises au moyen desquelles on suspend J sac à un trépied. Cet anneau en maintenant l’ou^ ture au large facilite le chargement. La composite j chaude y est tassée à la main ; on y ajoute dans q ue .j ques artilleries des couches de grenades comme & traille, en ayant soin d’en diriger la fusée vers J de la balle. Si au lieu de grenades on veut y disp ° ,jt des canons courts de pistolets chargés,, on ien ^ nS d’abord le sac de composition, puis on le place ^ une calotte en fer destinée à prévenir le bris balle quand elle touche le but. Elle est mastiq**®^ sac qui est ensuite recouvert d un réseau <l ue , eI j commence à l’anneau et que l’on continue j u ® ge f bas. Les artificiers mettaient leur talent à hi eI * ^ sC s ce réseaux, et gare à celui qui se trompait i a ^ nœuds. Les artilleries qui se servent de caD ° e j^ pistolet pour repousser ceux qui tenteraient ( ^ dre les balles , forent entre les mailles du trous dans le sac et la composition , et y iutro ^ ^ des canons de pistolet de quelques P ouces . ^ „ U eur, chargés à balles et percés d’une lumièr

un roV V 'i* ! lc cu ' assc - On leur donne ordinairement oui ni ’°" V a b “ uclle P° ur les mieux lier à la balle, On S * P ai ^ e esl plnngée dans de la poix fondue, d'autres^ 6 'i ™ S P ' uslcurs arll Heries les grenades que mioT : tent :r rCe qUC l ' ün “ ‘"»"4«e linflam-

Cee parut é^ a U,te " éleint Par dcs «‘-""niions, dans la composition** ^ -(Hures

duisent STZ 'Z" ^ ^ ^"'

quoioue d det ° nnatlons Pendant la combustion, «Z i£;: tre C6té P r °jeitent des partie éloignT qU1 meUenl 10 feu 4 endroits plus

e‘ « rr C Gale " SC COmP ° Sent «de“e

Quelques artifije lD8 , Ct0,sé8 to ™ a " 1 un ellipsoïde. eva»t q d les t " m P on ‘ dans de l'a p oiï

‘asse nue eompoXû £££**"* ^ °? *

sac en coutil et 4 a recouvr ant d’un

fondue " trerape U ba 'le dans delà poix

se wLt? f :;r; en d t C a“ leS à feu ^ plus haut surtout si l'on est fn * S ° rl ' r dela buucb e à feu, pour tirer à des distan ' empl05,er de fortes charges

glais se trouve! Z “ Éloi «" fe ' Les Anessayèrent de m ^ ? ° aS deTOnt Q" eb e-k; ils

des gaxon . P ; * défaut remplissant Ivcc

'a chambre 1 c e ; PaCe ;' d o T» 'aissait la charge dans 11 serait ’polX r r8 “ a ClTcCtiïem ™t «es balles. Projectiles i ncen1 e l ° re ™P lacer »rec avantage les

Pat des oUTertures'èh-*-* ° U '* llanimo nc jaillit pas uverturesétroites, par un mélange de sciure

de bois et de goudron tassé dans un sac. La diminU' tion de la chaleur de la flamme serait compensée pa r sa grande durée et par la fluidité du mélange, qui? ayant brûlé le sac, se répandrait sur une plus grande surface qu’elle enflammerait. On ne devrait poi» 1 craindre qu’elle ne se brisât ni qu’il y eût du dang er à la préparer. I

Les bombes incendiaires ont ordinairement, à caus e de leur culot,un compartiment intérieur percé du 11 œil qui sert à y introduire la charge pour la fa ir< j éclater, et qui est fermé par une fusée. On preU une composition froide à cause de la lenteur du tr®' vail, et on l’y tasse aussi bien que possible avec d eJ | baguettes par les 3 ou 5 lumières; mais comme 011 doit les enduire fortement d’huile, on augmente ^ quantité prescrite de celle que doit contenir le lange, qui devient encore plus lent qu’il ne l’^ ta avant d’être chargé. Une composition pulvérule^ serait donc très probablement plus avantageuse.

Une considération majeure à observer pour ^ bombes incendiaires, c’est que la composition et ^ diamètre des lumières soient dans un rapport tel <1 ^ le résidu de la première ne puisse boucher l eS * condes. Ainsi plus on y ajoute de substances , ^ laissent un résidu spongieux (la résine, la p 01 *’^ colophane), plus les lumières doivent être grand 68 .§ réciproquement plus on emploie de poudre P° ^ plus on peut les diminuer. La quantité de gaz dég a JJ pose aussi des limites; car si on rétrécit trop l eS ' mières, l’efletcst restreint dans le même rapp° lt ‘ )

plu s' ï gra°n"derd“sT n<liaire8 P ° Umi1 ^ lancées à de

o»rca s ! e L r° eS ^ le * balles à feu

habilité de tonol, 0 " ’ C °” me on ra d H, plus de promais font encore^” 6 ™ IeS CI ’ 86Conscr,entl nl eus > de la composition reSS ° rt ' r daTanla S e >» défectuosité facilement. L„ 5™™^ qUe Ies lllm iéres s’obstruent

<l«. a racin,„te d : s l;; 5 : nna ? '” US

da «‘ les lumières s 0 »U ne reS ^ C< * 0 »-

même direction ^ " P res l °utes dans une

apposé elle ‘° UChe aTC ° le CÔt6

espèces d e m proje C U tiles rdlnairement l<! fe “ “ ces lrois Pas immédiatement à h en* Unefusée > 1 ui n’aboutit très-combustible d e nn ° mp ° S,Uoa mais à une charge 0- 1» Première, d-renfl ZT* P“^

sir SSr : ‘ :: ^ ctilesfontd ^

P ris en considération ; ParaiSSeDt SUrt ° Ut deToir être !" Le projectile ne doit

Sorl ' r delabo«cheàfen „ , r t end ° mma S é ni an

2° Lr, f . Ieu 111 a la chute;

Portée au plut Wd *“? ' iC .‘ a Com P osili °n doit être la -Pa «ZZïTf 1 Cn l ïrenan f le moindre réciproquement en i ™ l # lem péralure, ou ntoindre degré et en ai ena " 1 *“ lem pératurc au 3 ° Quand „n augmentant le temps;

on „e peut disposer l'enveloppe pour

qu’elle présente à l’écume de grands trous évasés ou quelle ne s’ouvre pendant la fusion, on doit chercher à former les compositions de manière qu’elles donnent le moins possible d’écume, pour ne pas boucher les lumières ;

4° L’action de la flamme doit etre constante sur les mêmes points, elle ne doit point vaciller; j

5° Le feu du projectile incendiaire doit agii da°^ plusieurs directions, sinon dans toutes, ce qui eS presque impossible à réaliser.

Quelqu’éloignés que nous soyons encore de refl^ plir toutes ces conditions, nous pouvons cependaU donner quelques indications.

Nous pensons que les idées développées plus haU sur les compositions incendiaires, conduiront à e mélanges qui répondront aux principes posés a? e beaucoup plus d’avantage que celles que nous avo^ actuellement; elles ont, nous paraît-il, une p* u grande force incendiaire, laissent moins de résid ü > et la vivacité du feu rejette avec plus de facd 1 ce dernier que les charbons collans des résines, etc ‘ Se laissant mieux comprimer, elles sont plus dcn« dans le même espace. On peut, en les ralentis^ suffisamment, les rendre pulvérulentes, les duire sans compression dans les projectiles et en secouant simplement les tasser assez fortement. ^ ^ Les fusées incendiaires, quoique peu conn 1 ^ semblent devoir satisfaire aux autres condition 9 ’^ composition n’est point brisée par la charge, et ^ est libre d’employer des corps qui peuvent être P

i és par des lumières à peu près dans toutes les directions.

j> US avons déjà indiqué plus haut la méthode «menlcrle pouvoir incendiaire des obus par une P orte char S« de composition. Si l’on veut se ser- I u dt K * ’f éIangeS ‘ ,r °P° sés > surtout -!<= pa c L'r , e ‘ ^ SOutre ->Pêtré qui convient particulièrement, on en formera des morceaux nar

decc? Cn SU11 ' i anl : ou P rend un billot dans le genre de lÆ7 fUSéeS ’ d “ n Cal ‘ bre égal au diamètre posiUon e t ! v 5 ° D J iUlr ° duit uno c ° u< = he de comatteint i , “ 1 com P<-ime fortement. Quand elle a S de non 3 " “h'""’ <“> I P-e une ron-

continue ainsTi ° n y ,.^° UlC dc la composition et on l’ouvrant la co , USq " a , ce < I ue lc bi| lo‘ soit plein; en

cyHudres^oUdesTe^aVaXur^ÛÛ “C* 8 *™

rom mtrednits commechargc incendiairéd™?!;: 6 ; Pcopol Z:;" 0 , 0 ” menli0nnCT ^ ™dthode

II lire’ , C , derniers temps, par l’anglais Fane.

les forme e„ cn f elSI T diairCS aVCC le •*

qu’à ce „u"ell Sa ”‘ ° PCtUeS balles en f er jusdes le calibre exigé, avec

On dit en \ i composition incendiaire fondue, sultats de c 7 * aV ° ir ° btenu de très " b ons réd'après j 68 b ° ulels ; Nous avo ^ons cependant que, PlusbonsàêtreT 1 ^ 10 ^^ 118 ^ Cr ° yons lout au

Ire «les saur’ ? l0yéS a dc courtes distances coula c 0 ;Xn°::b des gabions ’ ^ ^ — s ,

P sition sc briserait par éclats, et à de grandes

distances, le boulet serait brûlé jusqu’à la balle avant sa chute.

Page 1