‹ Pyrotechnie raisonnée ou Application de la chimie ux artifices de guerreChapitre 5 sur 15 · III. ÉCLAIRAGE · texte numérisé non relu

III. ÉCLAIRAGE

Les opérations militaires exigent l’éclairage :

1° Pour distinguer le champ de bataille voisi \ par exemple dans la défense delà brèche, pour repo^ ser l’assaut, etc., peut-être aussi, quoique ce s° difficile, dans les surprises, où l’obscurité de la » | et le trouble font si souvent plus de mal que I e

nemi ; $

2° Dans les reconnaissances nocturnes au comn cernent des opérations d’un siège, pour découvrir

terrain situé en avant;

3° Comme signaux pour des troupes éloign es Les moyens d’éclairage pour satisfaire dans I e P J mier cas, doivent exiger peu de préparation, long-tems sans demander de soins, offrir aussi H de danger que possible pour les autres muni ^ gardées avec négligence dans de pareils m °n aen ^ e j| ne doivent donc pas flamber, jeter des éün c ^^ ni offrir un grand but à l’ennemi et surtout êtr^ le moins possible de ceux qui ne sont pas dans le combat. Le vent et la tempête doivent p ^ ^ troubler puisque c’est surtout par du teins p arel se font la plupart des attaques de nuit. .^jé L’ éclairage d’un terrain plus éloigné doit p rJ

leme '

une granJe",', 0 f° nlaniér0 4 cn embrasser à la fois

coordonner JiT’ P “- Ce qU ’ U CS ‘ trèlwJiffi « i,e <le successivement I J °. lnat . 10n Plusieurs zones éclairées celle de a pleine “ " J<,it P ' US clai “ 1“

X" beau c j'rinn?’ “ U " lcms “ même avec de bonnes 1^1"° qUe diffi m'ement di «dus séparés. Welair”! , ? C °° pas d « «-

‘ems nécessaire pour noinf J ° dUrer ““ moins le «insi «ne ra i nule P Z î eXaclemenl une pièce, Par une faible cl larté n ^î” 1380 est ,ent et difficile d “ 'errain p„ ur être as «* indépendant

°« même en diminuer fie P ' 1C pmsse en anéa ntir î«e l'ennemi ne 11 faut aussi

les signai,v „• pas 1 empêcher.

‘«n puisse produire 1 avec ' Umi . ère lrés -elaire, quc ment, parce qu’avec des m Cartllude et inslantané- “. tains! „„ peufétab U ? """ **“" « d « ''«ne télégraphique- „„ “ . “ nult une excellente

par des feux Colorés qui n P 'l enCOre c °mmuniquer

Précision dans l e te ^ s demandent P»s autant de On se servait in >•

bataille voisin, d e tord' 1 ’ T" édairer le cham P de etc., que p on brûlait,] 'V' tourt eaux goudronnés "T défaut.!^!; de8 r Ch r dsalq m avaient 'evés pour éclairer dans 1 P f “* haut i devant être

b ° n b nt à l'ennemi le, “r n ’ Us présen,ant »" f > et ils doivent’ êt c Z du dan-

Pendant des heures mli! ,? 1 " 1 '" 5 P our brûler avantageux si des énre ^ S ° ral1 bcauco «P plus des épreuve, le confirmaient, de se

servir de la chaux phosphorescente avec un refleC' teur. De pareilles boules de chaux éclairèrent pl u ' sieurs armées sur le phare d’Arcole. Un officiai anglais, Drumond, avait disposé pour des signa 0 * géodésiques, un semblable appareil, dont l’on voy a * 1 la lumière à 17 milles allemandes, et qui avait force lumineuse de 35 lampes d’Argan b Son procéd > j quoiqu’assez simple déjà, serait encore trop comp^ 1 J qué pour des opérations militaires : il fit passer ^ gaz oxigène à travers des vapeurs alcoholiques ctd ,r * gea le tube qui les contenait sur la boule de cb afl placée au foyer d’un miroir concave. 11 prit tard pour épargner l’alcohol une espèce de cbalut° e ^ à air détonnant, où l’hydrogène brûlait dans J courant d’oxigène. Mais cet appareil est aussi cn° trop compliqué pour le but auquel nous le nons; il est bien possible que de petites boule» ^ chaux soient assez échauffées par la combustion ^ l’hydrogène dans l’air. L’hydrogène peut être \ ^ duit très-facilement, car on trouve partout du l’eau et de l’acide sufurique; toute bouteille bic° ^ niée avec un bouchon par où passe un tube reco ■

1 Le déflagrateur do Tiare (un appareil électrique où des aiguilles do charbon), donnait uno lumière do 1°°^ .jcl 1 d’Argan, dans l’espace d’une seule. On concevra com 1 d dilTicile de produire quclquo chose qui approche h 1 ^’i)^ soleil, sachant que chacune de scs parties aussi grauù 0 ^,^ flamme de bougie, donne 12000 fois autant de luniiù*®

Le feu indien est visible h 20,000 toises. Uno boite de^ ^ fll) { do diamètre et de 4 pouces do hauteur, so voit ù ’j

même par un tems pluvioui à la distance de 10 mill 0 ®*

des tr

vcire ou de métal suffit pour l’appareil; on n’a

I esoin d alcoliol, parce que l’on enflamme l’hydrogene aussitôt qu’il s’est dégagé pendant trois minutes, D i i, cessa ^ r ® P our que la bouteille ne contienne

lt e ête S1 i rCmi>Uc à doit en

nant du fer très-mince comme la limaille, \l flamme

rr * a ; dlrectlon ct son inlf msilé malgré la tem-

morceau I P l ]e le Le mir0ir COnCave pC " 1 élrC formé dc Sr ° U m6mc dc «n feuille j il

-::r:rir i 7 éraiionéi r nn<,uc ''-

Pour se servir de e t a’ T"” 1 " amal S amc ’ embrasure ou sur le paraueT ’ °“ P ' aCe da “ S ,me on y met le f e ,. e 1 P ’ ° n Cn ouvre le robinet,

sicen’S^^ lG - anS *

n’offre aucun danger h ^ lqUlde * Gc mo > en

côté où elle est née! “ CSt ™ ible 1™ du

hors, elle peut-être T'd remar( l uée J u de-

produiteplusranid " 311 ° nnec a c| lornême , clic est

II paraît donc convenu ‘T * es . aulres o l coûte ""mis.

roir ce qu’un semblait. * * ° fa ! re d ° s é|>reu,cs P°ur geux. * C a PP arei1 peut offrir d’avanta-

il'nnVforVr'e^ntt ' C f ’ 0nt d ' aUa< t uc

coup pIus “ Mn ur repousser un assaut, il est beau

mélange la lumière par un

de charbon 1 ' ? dC Salpêlre - 24 d <= «outre cl 1

vive qu’il f a u t G i Pdr d ° la p01x ’ Gellc lum ière est si beaucoup moins de réchauds, elle ne

jette point d’étincelles, et peut facilement être entre' tenue par des additions successives. On peut aussi, ajoutant de l’eau gommée au mélange, en faire des balles que l’on fait sécher, mais la lumière en est un peu moins vive; il est à la vérité plus cher que l a poix, mais le prix ne peut être d’aucune considéra' tion au jour d’honneur d’une forteresse.

L’éclairage d’un terrain voisin se faisait jusqu’ie 1 par des balles à éclairer, composées de deux anneau* en fer joints en croix, fermés inférieurement par uO e calotte, chargés avec une composition à éclairer fo°' due, pourvue quelquefois de mitraille et de coup 5 spontanés 1 et recouverts d’un sac trempé dans de l a poix. Cette composition à éclairer produite par la f u '

sion est cassante, et se brise souvent par les baff e ' mens dans l’âme de la bouche à feu. C’est pour cet te raison qu’en Angleterre on y mêle du chanvre et d eS cordes détordues, ce qui en diminue beaucoup ^ ; lumière. Ces mélanges ne supportant qu’une fa»^ 6 charge, n’atteignent que de petites portées et se b rr sent même souvent à leur chute ; il faut ajouter <l l ‘ e souvent ils cassent par parties par les détonnati° fl5 produites par les soufflures qu’il est impossible d^ J ter en comprimant les compositions fondues. I moindre inégalité du terrain, le moindre fossé o 11 . balle tombe, en détruisent tout l’effet, et l’en* 1 ^ peut facilement les éteindre comme il est arri Ÿ 1 Ciudad-Rodrigo selon Jones. Si on y ajoute des 8 I

1 Selbstsehüsse,

naues, elloo «

trop tût e t d Prennem PaS feU ’ ° U s ’ e " fl »mmont

sans être allumé" eT '* reSla " 1 '' e ''' com P osilion d’espace auo Y ’ ^ prennent du reste beaucoup

Sitio» q 00 prétère "»P& «ec de .a compo-

éclairer, avec au sac trempé " Ta 0 “’ qui doit La force d’éclairas-e 1 P outre dans de la poix,

nime. A 700 pas leA ” “ actuclles est mi-

la balle de 5 pouces d ° les P ace éclairé de

d e 6,36 de 40/et de cell ^ P “’ de ' a balIe

70 pas. Tou9

Slb les. A 300 p as i’ P observateur sont invi-

de ^ pas, de p ;;3o Ie ;r 5 c o e tï é ?; ceiie d <^ -*

°n distingue dans ces zone’, les h ’ 68 ^ 1 ‘° paS ' ’ cm > mais difficilement ce,,! S qui se m eu-

I observateur ne découvre • qU ' res,enl ''"mobiles ; la terrain entre J e ' ‘' C P“»«

d « épreuves faites à Vie ° U *“ U balle - D’après 6 «» ^ de do",- rlrtlr 1827 ’d« balles/feu * a P re n"ère on vit à 30n erent 9 minu t es ; avec étaient sur «e parapet 3 ^ ^ ^ tra ™ iIIe ^ qui

Vaient à 100 pas. Cell’ 1 f tr ° Upes > qui s’en trou- * de cet effet. c e 30 bvres ne produisit que

''^ballet'à écWrêrTjam'h °" ^ T* aïec ava nlage es fusées au point v Jt ’ ule ! O 1 " sont portées par renia en Dancmarck ai ” ÏC “ l lesaï0 ' r ; on lesin-

n ° U8 ''annoncèrent „ q ' Ie Ies feuilles d" 1820

’ s C3 "'mes déjà en 1821 en

Autriche et en 1823 Congrève prit un brevet f»"' elles. Elles corrigent la plupart des défauts pour a tant qu’on peut le certifier à priori. Elles donne selon les observations anglaises une sphère lumine de 1,500 pieds de rayon. Les danoises furent vu j avec de bonnes lunettes à 18 milles, et les autrichi nés à 24. ..

Les balles à éclairer à parachute ont diverses B J positions qui sont encore peu connues. Les chutes que l’on fit comme les parapluies avec « carcasse ne réussirent ni en Danemarck ni en A * gleterre, parce que les cordons s’embrouillaient < a ^ les baguettes. En Angleterre, le parachute plié fo r un bonnet pointu; construit en taffetas ciré, ,j plus imperméable à l’air que celui en toile, ma» s colle plus ensemble. [S

Cette méthode peut offrir d’excellens résm ^ quand l’air est tranquille; car peu lui împoi 1 ^ terrain , elle ne peut être détruite par l’ennemi ? ^ éclaire à toutes les distances, et la surface éclair^ grande, etc.; mais un fort vent emporterait la b» ^ feu avec son parachute et le but serait manq u '^ doit alors recourir à d’autres moyens dont commanderons le suivant : on prend un boultf ^ à minces parois que l’on charge de cylimb es^ J| position à éclairer, préparés comme ceux des c ^ sitions incendiaires (voyez page 55); on y »j° l charge pour le faire éclater et on y adapte UIlC ^ c() * dont la longueur est déterminée par la ^ ^

parcourir. Le boulet éclatera à ce point et l° s

B“!él é u ttr rCl0mber ° nl d °>«" «a brûlant, iageux entre 1 ey *° nt fixer les apports les plus avanéelaler l a «7 aU | eur * Ia quelle on veut le faire Quoique la du^de^7'^" ^ C ° mp0sition ’ etc ' obtiendra vraisemblablement uT° Q T °“

que celui en usapp Pf , . n mei U e ur éclairage meonvéniens .l cs \î|| c , <H | ' lCra a '" si les "ombreux

<•"» possible, commun 7" ° r,linaitCS - 11 “"**

oolto composition à Te aï ° nS e ^ é ’ d ’ oblenir

mer dans des enyelo poudre > de la renfer -

P»r exemple ralliaL^d” 8 “ étalilqu es très-fusibles, poids d’un obus qui s’n •°**’ d * * a ^“ rme el du ûammation de lâ^om U ' nraienl en P art 'e par l’in- “» a > b agc peu as an?: 3 ' U ° n - " S ' a * irai ‘ former

ot pour que ’ob s q :n o Ualt . ès -n>'i-lo étant f„„-

o" Pensabotterait et " a “ d “ S * a P** « *»• Due pareille balle l par " nc b ande

q«e les^anciennes^ma ° airG v *"* P ' US

manquent pas l a nuil ' ““mb'en -le coups ne auparavant le but Si p q " on nc P0“‘ éclairer

au '"ortier rendu devant h ol! éChUq " e cba< l ucc »up

et q»e -les batteries 2 ' C ° Û ' e 18 à 20

800 à 1000 coups sans Uer ° nt lirl! q uel q“®fois

dra qu'une bonne baTle P ’ e é q . Ue l ° UChcr ’ °" Comie "-

francs. “ 1,0 a écla,rCT vaut bien 18 à 20

,c "t flmeture r !snèt e T X r enUiten ““ 'l ul<loi -

es hommes munis „X,'. C | ’f" 0 lélé g™pbique que ver > et en ceux uni ' ° ul ‘ ctlcs - loi 'ent obscrqu. sont préparés d’avance pendant

des mois et des semaines entières, et qui doivent : éclairer d’une manière si continue et si frappante» qu’ils puissent être vus de suite et par chacun à d« s lieues de distance, comme cela est nécessaire p° 11 donner l’alarme à des cantonnemens étendus. O* 1 emploie avec le plus de succès pour les premiers dç 8 éclairs qui sont visibles de très-loin, d’après les essai 8 faits dans des opérations géodésiques ; comme le m” ment et le lieu de l’apparition n’influent pas c\U e ' mement, ces feux seraient très-sûrs, si on les donna’ 1 par des fusées garnies d’un fort marron. Des éprcuv eS ont montré que des signaux d’une demi-livre de p° u ' dre étaient vus à l’œil nu à 30 milles. Pour établi une ligne télégraphique avec ces signaux, on aU ra deux expédions : changer les intervalles entre les fc 11 *’ ou, si les distances sont courtes, faire varier l eS

avec des appareils à percussion qui permissent server très-exactement. Les intervalles de tous les

couleurs des flammes. On devrait dans le premier employer au lieu de fusées, de légers échafaudé très-élevés sur lesquels seraient fixés des plate”

fe”*

colorés ne peuvent pas être distingués dans les écla^ s il faut donc les adapter aux garnitures des fusées.

Les feux colorés se font par des additions à la P * | dre ordinaire; il serait très-facile d’emporter les équipages des garnitures de chaque couleur p I

les fusées de signaux.

Le feu brillant ou feu chinois importé par I e ^ sionnairc Incarville, donne une lumière mais plus rayonnante que celle du soufre-salp

rwt la f ° nte ^ er ^ en f° rme le brillant ; on 6 , a ' ec un P eu d huile avant de l’y mêler pour enn 1 "T ^ rou ^ e i l ft composition doit être trèsaiouto ^ L^ 0111 ^ P orler ^ er au rouge blanc. On

- îzr'"*" -A te

mica » d'oxide cobaltiquc ‘ qUe ’ de P lerre -poncc, de

^:r7^ deriTOi ^ d ^—>

de son eau-mère. ’ u sulfate cuivrique débarrassé

»£5r j ( r;,K, fait r de rambre ’ du carb °-

Il faut r, ’ . f e sod,( I ue > du Cinabre, tiverla comW^ m C ° UleUrs ress °rtent bien, accblorate potassique. ^ aj ° Ulant 3UX ^positions du

0,i 8ta “ dC3 flammes “'orées d'esprit de vin, que

l’on rend plus fortes en y faisant passer un courant d’air, peuvent suffire quelquefois à de courtes dh' tances.

De l’alcohol et du chloruro strontianiquc donne» X une flamme rouge.

La couleur orange se fait par le chlorure calcique

La verte par du nitrate cuivrique ou l’acide h» S rique.

La jaune par le chlorure sodiquo (sel commun) e * la violette par le salpêtre.

Si l’on veut obtenir la couleur de la flamme suite après l’inflammation, on ne doit ajouter qu’a 11 ' tant d’esprit de vin qu’il est nécessaire pour l ,lJ j mecterle sel, et l’on peut toujours en ajouter^ une cuiller. On forme avec le sel un petit cône <I ll<! l’on comprime fortement.

Les Anglais se servent actuellement de fusées différentes garnitures colorées, pour donner des gnaux et établir des lignes télégraphiques sur n 1

Ils sont parvenus à produire 10 nuances très-tand qui suffisent complètement pour des branches p al culières de correspondance.

On se servait jusqu’ici pour de plus grands sig°?!J d’alarmes des fanaux connus, où la paille et 1 e $ dron donnaient la flamme. Quelque simple q llC Jj ( raisse un pareil fanal, il donne beaucoup de ^ une flamme rouge foncée et trouble, qui se dist 1 * 1 J difficilement par un terrn nébuleux. Un lo0ll V] ouvert à sa partie supérieure, contenant un » 1<5 ‘^ fait rapidement dans un mortier de 1 partie de s ° u i

2 1?2 de salpêtre 1 et 1;5 de pulvérin, le tout, un peu mprimé, donne un excellent signal, si on le place ur une perche et qu’on le surmonte d’un petit toit pai e. On pourrait diminuer ainsi le nombre de signaux et par suite être moins exposé aux fausses

Pl ; 18 ^ 8 ° Ufre ^«onnelWnt au ’ P qU °" ne P eilt C0 ««Pter sur un mélange intime.

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