CONCLUSIONS
I. — Nous basant d’une part sur la conception fondamentale de la spécificité cellulaire d’après Jaquelle toute cellule de lorganisme après la période fœtale dérive d’une cellule de même nature et acceptant le
principe que toute tumeur qui n’est pas d’origine fœtale
résulte de la prolifération anormale d’une cellule et sera constituée par des cellules embryonnaires, adolescentes ou adultes du même type cellulaire, repoussant d’autre part la conception de l’indifférence cellulaire d’après laquelle une cellule de l’organisme adulte peut se transformer en une cellule d’un type différent, nous pensons qu’on doit réserver le nom de névrome aux tumeurs dont le point de départ a été la prolifération d’une cellule nerveuse, qui sont entièrement : constituées par des cellules embryonnaires, adolescentes ou adultes du type nerveux et dans lesquelles le tissu conjonctif n’entre qu'à titre de substratum anatomique édifié par suite d’une induction vitale.
IT. — Considérant qu’indépendamment des névromes développés aux dépens des cellules des centres nerveux et des ganglions, il existe un type de tumeurs nées soit
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aux dépens de la substance blanche dans les centres, soit sur le traiet des nerfs et dont les cellules reproduisent le type des cellules à myéline de Ia gaine de Schwann, sans que bien entendu on y trouve des cylindres d’axe, lesquels n’appartiennent pas à la cellule de la gaine de Schwann, mais ne sont qu’un prolongement émané des cellules nerveuses centrales, nous pensons qu’il y a lieu d'admettre à côté des névromes centraux ou névromes de la substance grise un type de névromes périphériques ou névromes de la substance blanche, et d'envisager les cellules de la gaine de Schwann, non pas comme des cellules conjonctives, mais bien comme un type différencié de cellules nerveuses.
II. — Ce deuxième type de névromes, dont nous avons pu observer à la clinique de M. le Professeur Poncet un cas qui à été étudié par M. Dor, a été confondu jusqu’à présent avec d’autres tumeurs con- Jonctives nées aux dépens des éléments conjonctits des nerfs sous les noms de sarcomes, myxomes, mais les caractères que nous lui avons assignés permettent d'établir une distinction très nette entre ceux des soidisant sarcomes où myxomes qui sont réellement nés aux dépens de cellules conjonctives et ceux qui ont eu pour point de départ des cellules de la gaine de Schwann ; ces dernières tumeurs seules méritent le nom de névrome alors que les autres doivent encore s'appeler des myxomes ou des sarcomes conjonctifs.
IV. — Nous considérons le névrome plexiforme comme une malformation d’origine congénitale parcé
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que les tubes nerveux nouvellement formés renferment des cylindres-d’axe, ce qui est impossible dans un névrome vrai, Mais nous pensons que fréquemment des névromes vrais peuvent avoir pour point de départ les cellules à myéline des névromes plexiformes.
V. — Quant aux névromes des moignons, ils ont la signification du cal dans le tissu osseux et ne sont pas des tumeurs.
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