PARTIE IMÎ.VTIOI K Dl SYSTEME DE GALL
i\v la considérai ion des passions à létal naturel ou de la raison passionnée, savoir: que le l'ail primordial et générateur , comme je le disais , de l'intelligence , ce sont ces affections et ces passions; que, si les facultés auxquelles elles sont ralliées dans le bas de l'échelle psychologique de Gall et de Spurzheim , peuvent être, à la rigueur, considérées comme fondées dans la nature , plus haut il n'en est plus de même , et que là, la détermination des facultés ne doi! , jusqu'à plus ample informé , être regardée que comme le résultat d'une déduction systématique , qui pourrait être différente, sans rien perdre de sa vérité. Il résullc de là , enfin , que le délire d'idées, quelle que soit sa forme , n'est que la suite , l'expression , le mode d'action , si l'on peut ainsi dire , des passions pathologiques, ou des facultés folles , comme la rectitude , l'association normale , quoique plus active , de ces idées , est la suite, l'expression, le mode d'action des passions normales , ou des facultés passionnées ; comme , enfin , l'association parfaite et calme de ces mêmes idées est le résultat, l'expression, le mode d'action des sentimens calmes et froids qui constituent la raison parfaite et sans passions. En somme , l'étude de la folie n'a rien
donné de plus , mais n'a rien donné de moins , à la phrénologie , pour sa preuve , que ce que lui avait donné l'étude de la raison; à quoi il faut ajouter que la phrénologie n'avait, de son côté , rien à donner à la science de la folie, pour la direction morale et la cure des aliénés. Pour les hommes d'expérience , en effet , le traitement de l'aliénation mentale n'a jamais pu consister et n'a jamais consisté, en général, à combattre par le raisonnement les erreurs de l'attention , de la mémoire , du jugement chez les aliénés , les vices d'association de leurs idées , ou la transformation de ces dernières en sensations : mais il a toujours et surtout consisté à agir sur la partie affective de l'intelligence, par des impressions morales opposées aux sentimens ou aux passions malades, ou mieux encore à détourner l'attention et l'imagination, des objets de ces dernières, par des impressions, des douleurs, des actes , des travaux physiques , et par des médications de même nature. Or la phrénologie n'aurait pas pu et n'aurait pas dû conseiller autre chose.
Outre ces questions, en quelque sorte pratiques, relatives à l'étude et à la guérison de la folie , à l'appréciation des délits et à l 'application des peines, à l'éducation, au jugement