PSYCHOLOGIE EN GÉNÉRAL, ET DE CELUI DE
GAXiL EN PARTICULIER.
Arrivé au terme de cet ouvrage, et avant de répondre, par des corollaires généraux, au double titre que je lui ai donné , je veux jeter un dernier regard sur la route que j'ai parcourue, et sur les objets importans que j'ai cherché à y signaler ; je veux revenir , en quelques mots, sur des développemens et des preuves, qu'il n'a
pas dépendu de moi d'abréger davantage , mais dont je puis maintenant n'exprimer que la substance et le fond.
i°. J'ai commencé par déterminer , dans ses extrêmes limites et dans toutes ses parties principales , le champ d'observation de la psychologie ; et j ai fait voir que , pour grouper et représenter les faits de diverses sortes qui composent ce vaste domaine , toujours plusieurs facultés avaient été admises , en vertu d'une nécessité de notre esprit, qui divise ses pensées comme nos sens les objets extérieurs, et de cette division infère des pouvoirs distincts.
20. J'ai dit que les facultés avaient souvent été considérées comme des êtres, des substances, des matières métaphysiques (i); mais qu'elles ne sont que des Puissances, et presque que des notions nécessaires, représentées pardes termes généraux, par des mots, essentiellement indéterminés.
5°. J'ai fait voir que les facultés qui, pen-
(1) Cette expression contradictoire est de Descartes. (Méditations. Réponses aux troisièmes objections. Objection deuxième , page 200 du texte français , en 1 vol . in-4°.)
dant long-tems, avaient été presque les seules reconnues , sont les facultés de l'entendement proprement dit , et que les faits , qui doivent servir de base aux facultés réelles ou actives , avaient été rejetés du domaine de la psychologie pure ; et j'ai dit pourquoi cela avait eu lieu ainsi.
4°. J'ai montré comment , en ne tenant compte que des facultés de l'entendement , c'est-à-dire des sens et de la raison , on devait nécessairement arriver à conclure, ou que toutes nos facultés dérivent de la sensation , ou qu'il existe , non pas des facultés , mais des idées innées. J'ai prouvé ainsi , que la question de l'innéité des facultés n'avait pas pu être comprise , mais que , pourtant , elle avait été pressentie, avant même qu'on eût fait entrer formellement , dans la psychologie , la partie instinctive , affective et passionnée de la pensée.
J'ai fait voir que cette innéité des facultés n'avait pu être proclamée que, lorsque le champ de la science eût été embrassé tout entier, et que cette période commence surtout aux travaux de Shaftesbury , de Hutcheson, de Hume, de Reimarus, de Reid et de D. Stewart, mais sur-
tout à ceux de Hutcheson et de Reid. J'ai ajouté qu'alors seulement la question de la raison , du libre-arbitre et de la volonté, qui, jusque-là, avait été résolue d'une manière , ou trop absolue , ou trop restreinte , avait pu être abordée comme il convient , et resserrée dans ses vraies limites.
5°. J'ai dit que les travaux de Gall avaient encore mieux que ceux de Hutcheson et de Reid, marqué la prééminence des facultés actives et morales de l'homme , et que c'est là ce que son système exprime d'une manière ingénieuse , quand il regarde ces dernières, comme des modes ou des degrés d'action des facultés affectives.
6°. J'ai montré enfin que, de cette manière plus vraie d'envisager l'intelligence humaine, avaient dû découler, et avaient découlé en effet, une théorie aussi plus exacte de la raison , de la liberté, et de la volonté, et des applications, tout-à-fait pratiques, de cette théorie, à l'éducation , à la législation , à la pénalité, etc.
Voici maintenant les corollaires généraux qui me paraissent découler tout naturellement de ces différens points de discussion.
ï. L'homme , dont la curiosité est innée, et. qui étend ce sentiment à l'étude de toute la nature (ï), l'homme veut surtout se connaître , et dans ce qui le constitue essentiellement, dans sa pensée. Il veut pouvoir se diriger lui-même, dans le double intérêt de sa moralité et de son bien-être ; et il veut , en outre , pouvoir agir sur les autres hommes, ou prévoir, mettre à profit, neutraliser leur action sur lui.
II. Mais, pour que cette connaissance de soi-même soit complète, et que son manque de compréhension et d'harmonie ne donne pas lieu à des erreurs , qui seraient peu importantes si elles n'étaient que spéculatives , il ne faut pas que l'homme limite cette étude à l'époque seulement adulte de sa vie ; il faut encore, de toule nécessité, qu'il s'envisage aux différentes périodes de son existence , et qu'il joigne à ces considérations successives , tout ce qui peut les éclairer et les rendre complètes , c'est-à-dire qu'il lui faudra se livrer à l'étude comparée de la sensibilité et de la raison , dans la série des espèces animales , dans celle des races humaines , dans les
(1) Vico, Scienza nuova, libi , De gli Elementi, xxxix.
maladies mentales , et dans les autres points de ce qui constitue le vaste domaine ou le champ d'observation de la psychologie. C'est comme cela seulement que l'homme connaîtra complètement les difïërens ordres de faits qui constituent sa pensée , faits instinctifs , faits de sensation interne et externe , faits intellectuels. C'est comme cela , qu'il s'instruira de leurs rapports de développement , de succession , de génération , de prééminence ; comme cela qu'il apprendra que , sous ces divers points de vue, l'instinct , secondé par les sens , ne l'emporte que trop souvent sur la raison , mais qu'il est quelquefois vaincu par elle; comme cela, enfin, qu'il rectifiera , d'après cette connaissance , des théories trop absolues ou trop restreintes, du libre-arbitre et de la volonté.
III. Si l'homme pouvait apercevoir, dans chacun des faits isolés de son intelligence , et l'individualité tout entière de ce fait , et ses rapports de toutes sortes , s'il pouvait saisir tout ce qui se passe en lui , chaque fois qu'il sent , raisonne et veut , il n'aurait besoin d'aucun art pour considérer tous ces faits sous leurs diverses faces , pour les diviser, les grouper , les classer, ou plutôt, tout cet art même, il ne
le concevrait pas ; et , en ne voyant , dans sa pensée , que des faits individuels , il verrait mieux et plus qu'il ne voit, maintenant que son esprit est surchargé de ce qu'il appelle des notions générales. Mais il n'en est point ainsi : l'homme n'a pas tant de pouvoir; et il faut qu'il fasse , pour les phénomènes de son intelligence , "ce qu'il fait , et plus encore qu'il ne fait , pour ceux du monde soumis à l'action de ses sens. Il faut qu'il divise, classe, dénomme; qu'il crée des abstractions , des termes généraux ; qu'il suppose des pouvoirs, des forces, des facultés , pour expliquer les faits dont il a la conscience ; il faut , en un mot , qu'il fonde des systèmes de psychologie : sa connaissance de soi-même est à ce prix. Mais tout cet appareil de science, bien loin d'être, pour lui, un titre d'orgueil , ou un motif de sécurité , n'est qu'une preuve de sa faiblesse, et un témoignage des erreurs , contre lesquelles il faut qu'il se prémunisse.
IV. Une faculté, il me faut le répéter une dernière fois , c'est le pouvoir qu'a l'homme, d'éprouver un besoin , un appétit , un sentiment , une affection , une passion , une impulsion, enfin, à des actes moraux ou intellectuels.
Résultat d'une déduction nécessaire , sa notion n'est pas autre chose, ce n'est surtout rien de plus matériel , ni de plus déterminé.
L'ensemble des facultés et de leurs rapports , ou, en d'autres termes , un système de psychologie , devant représenter tous les faits de l'intelligence , depuis le sentiment le plus obscur jusqu'au fait de conscience le plus élevé et le plus complexe , il sera convenable de le faire descendre jusqu'aux mouvemens instinctifs et aux besoins , dont l'exercice et la satisfaction donnent lieu, au moins, au sentiment de l'existence ; par exemple jusqu'aux instincts mécaniques de Reimarus , et aux principes mécaniques d'action deReid. Il est inutile d'ajouter que , quelle que soit la systématisation qu'on adopte , il sera nécessaire de remonter , d'une part , jusqu'au sens moral ou à la conscience , d'autre part , jusqu'au jugement et au raisonnement.
Pour ce qui est des détails du système, on sent bien qu'il ne saurait plus être question de reproduire les facultés ordinaires des écoles, et que , pour le moment , il ne s'agit que de choisir entre le système de l'école écossaise ou de Reid , et celui de Gall ou de Spurzheim ;' ou plutôt qu'il serait convenable de les recti-
fier , de les compléter l'un par l'autre , en se disant bien toutefois , qu'on ne peut arriver, à cet égard, qu'à des approximations plus ou moins exactes, et non point à une distinction absolue et invariable ; ce qui est fâcheux , sans doute , sous le rapport scientifique , mais ce qui , sous le rapport pratique , est assez indifférent. On sent bien encore que , quel que soit celui de ces deux systèmes auquel on s'arrête , et les modifications qu'on y apporte, dans l'un comme dans l'autre il n'est pas possible de ne pas tenir compte, et un grand compte, des facultés intellectuelles proprement dites , de l'attention , de la mémoire , de l'imagination , du jugement et du raisonnement. Mais la manière dont Gall a rattaché ces facultés , aussi bien que les désirs et les passions , aux facultés primordiales de son système , est plus ingénieuse , plus vivante , représente ou peint mieux les faits que toute autre ; quoique , en définitive , regarder ces désirs , ces passions , ces facultés de l'entendement pur, comme des modes d'action des facultés primordiales , soit en faire des facultés de facultés ; ce qui serait , suivant la remarque de Locke (i), une ex-
(1) Essai philosophique , Hv. il , eh. \xi.
pression essentiellement vicieuse , si elle était prise au pied de la lettre , et autrement que comme représentant figurément et avec bonheur, la dépendance réciproque des deux, ordres de faits de la pensée, et la prééminence de ses faits affectifs.
V. Ce n'est , au reste , qu'en regardant comme les vraies facultés primitives de l'intelligence humaine , les sens internes de Shaftesbury et de Hutcheson, les facultés actives de Reid et de D. Stevvart , les facultés affectives de Gall et de la phrénologie; ce n'est qu'en admettant leur innéité, c'est-à-dire, leur indépendance originelle de l'action des objets extérieurs.; ce n'est qu'en reconnaissant leur diversité , leur opposition dans le même individu , la grande puissance des facultés affectives chez la plupart des hommes ; ce n'est , dis-je, qu'en tenant compte de tout cela, qu'il sera possible d'établir avec vérité , une théorie, tout à la fois scientifique et appliquée, des aptitudes naturelles , de la raison , du libre-arbitre et de la volonté. Cette théorie donnera des bases plus sûres à l'éducation, en lui croyant moins de puissance , et en lui accordant plus de variété. Elle restreindra la liberté morale
dans de justes limites , parce qu'elle tiendra compte de tous les motifs de détermination. Enfin elle aura pour résultat de rendre plus douces et plus indulgentes les relations des hommes entre eux , et de conduire à une justice moins égale et plus juste dans l'appréciation des délits , et dans l'application des peines ; sans confondre, pour cela, le vice et le crime avec l'erreur et la folie , et sans laisser la société désarmée contre une opposition éclairée et coupable , à des lois fondées sur la connaissance des facultés naturelles de l'homme,
VI. Dans cet état, où l'ont successivement amenée les rectifications et les additions des systèmes modernes , et surtout de ceux de l'école écossaise et de la phrénologie , la psychologie semble désormais aussi complète , aussi harmonique que possible dans sa compréhension générale , c'est-à-dire dans les différens ordres, lesdifïérens genres et les principales espèces de facultés qu'elle admet ; et, en outre, par le caractère d'innéité qu'elle reconnaît à ces facultés , elle fournit des bases vraies et suffisantes aux diverses théories de philosophie pratique, dont j'ai déjà si souvent parlé. Mais, sous le rapport de la rigueur scientifique des dé-
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tails, et morne de certaines parties de l'ensemble, il v aura plus tard , à coup sûr, quelque chose de plus à faire , que ce qui existe maintenant. Non-seulement il faudra opérer des remaniemens , des additions , des réductions dans les diverses espèces des facultés actives ou primordiales, mais encore il sera nécessaire de retravailler . relativement à ces dernières , la i\>: matisation des facultés intellectuelles proproment dites , ou modes d'action des facultés primitives. On sera convaincu de cela tout d'abord , si l'on remarque que , parmi les facultés de l'entendement , la mémoire se confond véritablement avec les différentes facultés perceptives, auxquelles Gall lui-même a donné le nom de sens ou de mémoires des lieux , des choses et des personnes ; que l'imagination , dont le domaine est si vague et si étendu dans les svstèmes de l'école écossaise , n'est guère autre chose, dans celui dejGall et de Spurzheim, que le talent poétique et l'idéalité ; que le jugement et le raisonnement se confondent avec l'esprit de comparaison et celui de causalité ; et que cette dernière faculté , qui couronne la hiérarchie phrénologique , n'est, au fond, que l'instinct de curiosité ou le désir de connaissance, qui commence , ou à peu près, la systé-
i n ;i usa non de Hutcheson et de Reid. Ces considérations , et beaucoup d'autres du même genre , montrent évidemment que les travaux de l'école écossaise et de la phrénologie ne sont que des pierres d'attente , pour l'érection d'un système plus rigoureux de psychologie qu'il faudra édifier plus tard ; système qui ne sera, comme on le voit , ni sans intérêt, ni même sans nouveauté , mais qui exigera, entr'autres difficultés , les observations de psychologie comparée , les plus variées et les plus exactes , et une rigueur de déduction qui n'accorde aux mots , que la place et la valeur indispensables.
En attendant, et dans l'état actuel des choses, la psychologie a réellement autant de têtes de chapitre qu'il lui en faut pour l'étude ou l'exposition de tous les faits de son domaine , et surtout elle a acquis toute la vérité nécessaire , pour la connexion à établir entre ses théories pratiques et le mouvement de la société. Il ne lui manquerait véritablement que de pouvoir, comme c'est la prétention de la phrénologie , juger de l'intérieur par l'extérieur, prévoir, par les formes de l'encéphale , les aptitudes ou les facultés. Mais, à part même toute autre considération tirée de l'observation seule, le manque
de détermination absolue de ces dernières montre ce qu'il faut penser de la valeur de cette prétention , sur laquelle , du reste , il me faudra revenir dans un autre ouvrage.
VII. Mais si la psychologie moderne a toute raison de se prévaloir des progrès réels , que doit, à ses travaux, la théorie de l'homme moral et actif, et de l'harmonie qu'ils ont mise dans l'ensemble de ses facultés , elle aurait tort de s'attribuer la même valeur sous le rapport pratique , et de croire que la société attendait ses formules , pour quitter la voie où elle marchait. et entrer dans une voie nouvelle. Sans doute, jusqu'à Hutcheson , Reid et Gall , les livres de philosophie , et surtout les systèmes proprement dits de psychologie , n'eussent pu être d'une grande utilité à l'homme qui eût voulu y prendre la connaissance de sa nature affective et morale, et y puiser des règles de conduite , pour lui-même ou pour son prochain. Il n'y eût presque jamais trouvé encore que les facultés des écoles , une liberté trop absolue , une volonté trop éclairée et trop calme ; et il n'y a rien, dans tout cela, qui puisse servir beaucoup soit à juger, soit à diriger l'homme de la nature et de la société. Mais croit-on que,
pour se juger, se conduire soi-même, pourjup-er et conduire les autres , que , pour donner des bases à l'éducation , à la morale , à la législation civile, criminelle, politique, aux droits des citoyens et des nations; croit-on que, pour tout cela, on se soit jamais adressé à la psychologie des écoles , à l'attention, à l'imagination, à la mémoire, au jugement etc., etc.? A cet égard, le sens commun était plus avancé que la science , la société que la philosophie. La société, le genre humain ont toujours fait ce qu'ils font encore, et ce qu'ils continueront à faire: ils ont agi, ils ont donné des préceptes d'éducation et d'action , ils ont créé des lois , des institutions , comme ils ont fait , comme ils font tout le reste, par besoin, par instinct, par sentiment , par affection, par passion ; et c'est là, à coup sûr, un point de vue dont Reid , et surtout la phrénologie , ne contesteront pas la vérité. Qu'est-ce donc que Reid et la phrénologie sont venus faire, l'un et l'autre, pour les intérêts de la société? Ils sont venus lui dire , comme le maître de philosophie à M. Jourdain , ce que, depuis des milliers d'années, elle faisait , sans beaucoup le savoir : ils lui ont mis le miroir devant les yeux ; et dans le fait, les systèmes de psychologie ne sauraient être que
cela, un miroir (i); mais un miroir exact, qui doit reproduire tout ce qui est, rien que ce qui est, et la tâche est encore assez difficile.
Que dire, après cela, des prétentions de la nouvelle doctrine ? Elle vient proclamer une théorie toute nouvelle de l'homme moral et intellectuel, quand tout cela était déjà fait en grande partie , par Hume , par Hutcheson , par Reid et par D. Stewart; introduire une réforme radicale dans l'éducation , dans la morale , dans la législation et presque dans la politique , quand l'éducation , la morale , la législation , la politique marchent bien sans la philosophie, et souvent même à l'opposé de ses préceptes ; revendiquer, pour ses seuls principes , le progrès et l'amélioration de l'humanité , quand l'humanité s'améliore, progresse d'elle-même, en vertu d'une marche fatale , qui briserait et Gall et Saint-Simon , et tous ceux qui , après avoir bourdonné sur le timon du char , seraient tentés de se placer sous sa roue , pour en arrêter le mouvement.
(1) D'Alembert , Discours préliminaire de l'Encyclopédie , dans le tome i des Mélanges de Littérature, d'Histoire et de Philosophie , 4 vol. in-12 , 1759 , page 142 de ce tome.
Toutefois, je ne veux rien exagérer, et, après avoir montré que la philosophie et la psychologie , quel (jue soit leur degré de vérité scientifique, qui est tout de leur fait , et dont il est juste de leur attribuer tout l'honneur, s'abusent étrangement dans la portée qu'elles se supposent sous le rapport moral et directeur , je conviendrai volontiers que , si elles représentent bien , tel qu'il est, l'homme tout entier, et surtout son côté actif, elles peuvent, parles formules qu'elles déduisent de leurs théories , et par les signes qu'elles fournissent à l'esprit, augmenter les forces de l'humanité , et favoriser sa tendance naturelle et invincible à connaître la vérité , et accroître sa moralité et son bonheur. Ce résultat , dans quelques limites qu'on veuille le restreindre , est encore assez beau pour que la philosophie , même la plus exigeante , puisse s'en contenter ; et c'est là l'expression dernière de la signification et de la valeur des systèmes de psychologie en général, et de celui de Gall en particulier.