LXXVII
« — Il y a plus de dislance de Newton au dernier des a Australasiens, que de celui-ci au premier des singes. » M.. Is. Geoïtroy-Saint-Hilàire, Cours d*Hi$toire naturelle (mammifères).
— Et, dans Tétat actuel delà science, M. Geoffroy-Saini- Hilaire a raison. Tant que la série continue des êtres n'est point brisée d'une manière absolue : il n'y a qu'une seule nature; et, que des différents degrés de vie, d'un bout à l'autre de la série.
*I1 est" vrai que cela conduit à la négation de l'humanité, du bien et du mal, etc., etc., etc. Mais, que voulez-vous y faire? il faut que la conclusion soit.digne de l*exorde.
Si vous me faisiez l'honneur de me demander mes preuves, je vous démontrerais : qu'il n'est pas un professeur qui ne pense comme H. Geoffroy-Saint-Hilaire, quoique tous n'aient pas son courage.
Voulez-vous savoir comment le pape du positivisme a traduit la définition ou plutôt la négation de l'humanité, professée par M. Geoffroy-Saint-Hilaire? La voici également,
« — Le nouveau Grand-Être ne suppose point comme « l'ancien, une abstraction purement subjective. Sa notion « résulte, au contraire, d'une exacte appréciation objective; t car L'flOMHE, proprement dit, n'existe que dat^ 1$ cerc veau trop abstrait de nos métaphysiciens. Il n'y a, au c. fond, de réel que l'humanité, quoique la complication a de sa nature nous ail interdit jusqu'ici d'en systématiser « la notion, terme nécessaire de notre initiation scientifique. » {Syst. de polit, positive. T. III, p. 334.)
— Eh bien ! c'est peut-être une affaire de goût. Mais, j'a* voue que je préfère l'exposition de M. Geoffroy-Saint-Hilaire : quoique les deux disent la même chose.
Je vais vous donner une citation plus courte et plus nette.
« — La chimie peut seule permettre une étude rationnelle a de l'existence végétative, sur laquelle repose l'animalité « et même l'humanité. » (Aug. Comte, irf., p. 640.)