LXXVIII
— Et encore :
« — L'humanité ne développe aucun attribut intellectuel « ou moral, qui ne se retrouve, à de moindres degrés, « chez tous les animaux supérieurs. » (W., p. 624.)
— Et en outre :
<c — Quand l'esprit sq croit libre, il subit seuleoient la a joug le plus puissant et le moins noble, qui lui cache l'a^* « cendant du dehors en fixant sa destination au dedans, »
(Id. 1. II, p. 387,) •
T- Et eftfln :
« — L'homme proprement dit, considéré dans sa réalité « fondamentale, et non d'après les rêves matérialistes ou « spiritualistes, ne peut être compris, §ans la connaissance « préalable de l'humanité, dont il dépend nécessairement. »
rr-r J'ai dit enfin : quoique je puisse voua donner vingt autres citations. Je place les précédentes sous la protection des illustres patrons du positivisme déjà noipmés.
Voici maintenant ta définition d'un bomme qui a nagé toute sa vie entre l'antropomorphisme et le panthéisme^ trèsmécontent de l'un et de l'autre, tout ea ue. sachant où donner de la tête :
« r^ Le règne de l'humanité, o^est l'homme se détachant • du tout panthéistique. » bâllànche.
-» 11 n^a rien été dit d'aussi vrai depuis l'existence du monde. Dès que l'homme est détaché du tout panthéistique, ta série continue des êtres est brisée d'un emanière absolue : la raison, l'bumanilé règne absolument. Ballanche a dit la Vérité comme le bourgeois gentilhomme faisait de la prose.
El savez-vous ce qu'est l'homme avant d'être détaché du tout panthéistique et du tout antropomorphiqiju», surtout en {Mrés^^ce de l'incompressibilité de rei;ame(i? Voltaire va vous le dire ; .
• — En général, dit-il, les hommes sont sols, ingrats, « jaloux, avides du bien d'autrui, abusant de leur supério- <c rite quand ilâ 306 1 forts, et /Ripons quand ils sont faibles. » (Dieu et les hommes, chap. i.)
— Et les hommes sont ainsi, avec juste raison; et, cela parce qu-ils raisonnent : tant qu'ils n'ont pas de raison pour être autrement.
Voyons ! attachons au mot homme^ humanité^ un sens qui ne 9Qit P49 Qbsurde.
Pour que le mot homme ne soit pas une absurdité, il faut que l'homme soit composé :
4 ^ D'une âme, individualité immatérielle, éternelle, absolue;
8^ D'un organisme matériel ayant un centre nerveux.
Union constituant intelligence, humanité.
Toute autre définition de l'homme, de l'humanité, est absurde.
Les hommes, dont Tensemble s'appelle humanité, existent-ils en réalité?
Question à résoudre.
J'ai voulu donner la solution de cette question. Ces Messieurs, tant antropomorphistes que panthéistes m'ont dit que j*ét^SUQ 90t(1). Merci! parrains.
(4) Ne pa^ faire atteotion à celui qui vous dit ; Vous marchez vers rabtme; e'est lui répondre : ou mous sommes des sots ; ou vous êtes un sot. Vous ooncevez : que ia dernière allematiiie est seule bonne.