CE QUE LE DROIT
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Le DROIT, c'est la règle des actions tant iodividueUes que soM^^lesi
Toute règle doit avoir une sanction.
Trois espèces de sanctions différentes peuvent sanctionner le DROIT. Et^ pas une quatrième^
1 *^ La force brutale.
La règle, quant à l'ordre, efet bonne : tant que cette sanction est suffisante pour en assurer l'application. Quand cette sanction devient insuffisante, îl éii Mt liûe âUt^ô, èûUs^ peint de mort sociale.
S^ Là fbrce traûstormée en droit^ et basée sur uQe iaquisition.
La ré^le^ qmnt à Tordre^ est bonne : tant que cette^^nclion est suffisante pour en assurer l'application. Q^mi cette sMtlién devient insuffisante ^ il en kut uûe wtre^ sqh$ peine de mort sociale.
dP Lh seudtion relig^ieuse^ démontrée d'une manière rationnellement incontestable , et basée sur la vulgari^.tion de tèitt tlÉfliQfistratioii. La tègba^ alors,, e^ Vexpr^ft^u de jnM^râitle raison ; et^ l'ordre qu'elle proouc^^ ^l ipniLiN^t^ comme la vérité.
réalité dû DÔÔlt.
^ Qm tm^l pour que lé éreii soit réei et nw^illusoir^?
.i^ Que les âmes soient réellasi^ iounatèrieUe»^ étei'itotiesi,
absolues; sinon le mot droit^ en présence de l'examen, n'est
qu'une calembredaine bonne peur servir aux fripons à duper
ies.sots.
. > : ICI^CttANCB SOGUJUS: 9UIL LA ntAÂNl^ W jNUQiT.
La société est ignorante sur la réalité du droit : tâûï qttelle te ftAiT pas^ quelle ne sait pas, entendez-vous? si, les âmes sont réelles^ immatérielles, éternelles, absolues. Et, son ignora uce existe, quant à l'application du droit : tant quelle ne
saii pas : LA^ 00 il Y A AME RÉËLLR^ la,, ou 11^ N'Y A D'AME qu'illusoirement.
— - GÛCILXYII —
ftECAPTrtJlATION (suite).
« 6a re«sasse à perpétuité des lieux coh- « MUNS sur la religion^ la famille^ la pro-
C( PRIÉTÉ^ la SOCIÉTÉ^ la JUSTICE^ la MORALE, la « CO*fSClENCE, le DROIT^ la RAISON DE DiEU, au
h lieu de FAIRE pour Thoiihe ce qu'on fait <( polir un champ iuculte qu'on défriche^ pour « Tarbrë sauvage qu'on greffe. Cependant s'il é est une culture qui doit passer ayant toute ff dutre culture , n'est - ce point celle de « l'lK}tiime9 Qu'est-ce que rhomme civilisé^ « sidoa rHOMME cultiYé ? »
£. DE GiRARDiN^ joumal la Presse du 4 avril 4854.
* Pétrir défricher, pour greffer, il faut un « Mrë capable d'agir réellement et non aiito- ^ Uati^tteihënt. L'être supposé capable d'agir \x héellëMent porte le nom d'homme. Eh bien I « sous le matérialisme, et vis-à-vis de la lof gique supposée exister : l'homme supposé « pouvoir agir réellement estabsurde ; l'homme « absolument dit est absurde ; l'humanité ab- «^ fiolument dite, la société absolument dite « sont absurdes (4).
« Qtiabt au doit, c'est-à-dire au obyoir, « sous lequel vous voulez vous abriter; il est « absurde : dès que vous niez le droit : car, « le DEVOIR n'en est que le complément. » Colins, Commentaire.
« En résumé, que prouve l'impossibilité de « treiiver une définition du droit qui mette les « pensetirs d'AccoRD?»
E. DE GiRARDiN, joumal la Presse du 4 avril 4854.
% Ce qu'elle prouve ? Monsieur 1 C'est Tigno-
(C ftANCS SOCLALE SUR LA RÉALITÉ DU DROIT. »
Colins, Commentaire,
« Cette impossibilité prouve que c'est un
« mot qui n'a pas de sens; cette impossibilité
a j^rouve que c'est ud nom donné à une chose
« quiu'ExisTEQu'iMAGiNAiREMENT; cette impos-
(I ) Vo}ex U chap. Vi dt là présenta Introduction.
— GCCLXVIII .—
« sibilité prouve qu'en réalité et en défini- « TivE IL N'Y A PAS DE DROIT. »
£. DE GiRARDiN, jouroal la Presse du 4 avril 4854.
« S'il n'y a pas de droit, expression d'éter- « neile raison, il y a au moins le droit, exce pression de l'étemelle force ; le droit de la i< foudre sur le cbéue qu'elle brise en éclats ; « le droit du fort sur le faible ; le droit du « despote sur l'esclave.
« Si monsieur de Girardin était logique, il (( serait : le premier disciple de M. Auguste « Comte; le plus ardent protecteur de sa « caste sacerdotale ; le plus zélé promoteur de « son prolétariat cbinois. »
Colins, Commentaire.
« La loi dérivant de la nature de l'homme, « c'est de soumettre en tout et partout la puisce sauce de la force à la puissance de l'iutel- « ligence. »
E. DE Girardin, journal la Presse du 4 avril 4854.
« Si le matérialisme est vérité, c'est là, ce <r qui existe depuis l'origine sociale. Toujours « ce qui a été nonmié intelligence, et n*est « alors qu'une force, a dominé les masses « chez les<|uelles il n'y avait que force brutale. <( Seulement, et dans ce cas, il n'y a ni sou- <f mission, ni commandement; il y a fonctiok-
<( NEMENT, automatisme. »
Colins, Commentaire,
« C'est qu'il y ait autant de souverains sur « la terre qu'il y a d'HOMMES. »
E. DE Girardin, journal la Presse du 4 avril 4854.
« Si alors, l'automatisme n'était là pour
' « nous sauver ; si ces souverainetés étaient
« réelles, ou prétendaient l'être ; cela ferait
« un beau charivari. C'est, du reste, ce qui
« existe un peu actuellement! »
Colins, Commentaire,
« C'est que l'homme se gouverne unique- « ment par sa raison; »
£. DE Girardin, jouroal la Presse du 4 avril 4854.
« Mais, Monsieur, s'il n'y a pas de droit, « il n'y a pas de raison; car, le droit n'est M que l'expression de la raison. »
Colins, Commentaire,
« C'est que l'homme produise et porte des « idées, comme la loi dérivant de la nature « du grain de blé est que le grain de blé pro- « duise et porte des épis ; c'est que l'homme « plane dans les hauteurs de la pensée, a comme la loi dérivant de la nature de l'aigle
« est que Taigle plane dans les hauteurs do « l*air. »
E. DE GiRABDiN, joumal la Préue du 4 avril 4854.
« Et comme les grenouilles coassent dans <c les marais : c'est-à-dire, nécessairement.
« Alors^ Monsieur, vous et moi sommes des « AUTOKATES. Ce que vous dites est néces- « SAiRB conune le vent de la tempête ; ce que « je ¥ous réponds est nécessaire comme Té- « clair qui la sillonne. Dans ce cas, et, si alors « la raison eiistait, M. Proudhon aurait eu « raison de nous dire :
« <v Dormez en paix , réformateurs ! le
« MONDE n'a pas RESOIN DE YODS. » »
Colins, Commentaire*