‹ Qu'est-ce que la science sociale? (volume 3)Chapitre 72 sur 97 · QUESTION MERE PAR EXCELLENCE · texte numérisé non relu

QUESTION MERE PAR EXCELLENCE

— ccfcLtxxii —

— Puis, en adiôeUàht l*hyj[iolhè$é que les ièmoûà ne ttissent point deS réaîiféà :

« — bhi àil-il, alors! c*en était fa\t à tout jamais;, le « tlirïsiianisme était jbgè dans notre esprit, et nous jenoa- « cions bien vite à une autorité si peu si!irè et si peu jùâi-

— D'autres citations, à cet égard, seraient «yperflues^ Yims voyezf je le répète ) que M» de Miryîlle n'est |^ un komœe à -se contenter du credo qma ^wrdum > «t 4«e, partout où l'absurde lui 6era démontré^ i\ s'ej^pressera âe le reconnai^Ow L'ouvrage ileM'» de IlirvîUe est le ebef-4'«ettvre de la réaction antropomorphique. . ,

La réaction antropomorphique est le résuk«4 «écessaî<re de l'action panthéistique. Pendant toute l'époq^ie d'ignorance^ r^ntropomorpbisme et le panthéisme forment un cercle vi- ^ettx^ 4ans lequel l'humanité^ roule nécessaireiBent « jusgtt'A ce qu'antropomorphisme et panUtéisme «oient scientifiquement anéantis.

Je vais donner la preuve : que, c'est la crainte, l'horreur étt toaVêHalisftiè, '(fui oWigè H. '*e ShWitfë S ^è t)récïptter, la t^tèlâ pïéfidièïe/daïÈiê'êôliïfi'e dèl'àntrôi)&ftbrptos!tfé. t?ést ce '^i, Ôéjà, ê'taïl m\^h l PiStÀt ,

Après avoir établi ses conditions dô iteBùsSîdfe, cô'hâî- «ions que noust^egtetMns ne {Kmvoir Bxafiniïer Mjbufdliui, mais que nous nous engageons d'examrrildr avafntéeâisMâer, si M. de Mirville nous trouve digne d'entrer en lice avec lui, lyi. de Mirville ajoute :

« —Ces conditions une fois «rt*ftt&É*'etStiPtoirt!bieïi*fe^ k scfrvôes, «Ous tiè <*aignDfiS Htffléfioièfrft dfepfèrtèr lè'défe le « plus srtëntfel, «eft ïiéàninoins !è ï)rtrt t>afd«(pïè à tcmfè cette « l^BttwtoofrtfriE ^oMTif^E qtie ^ribus Voyons t'ënàître ««puis « quelques armées^ surtout sous les auspices -de MM. €omte « -et Littréw »

— Si, M. de MirvillèîiVusïatll'fiôhWm'àe'h^^^^^ il

— ccrr.xixiTi —

vèrW : fthê; WiA pHteftdons réduire 4 hèàht éfelté phlîo- *opWej ^bfe pbur èëla tix)te perdre dàtis ratilropôffiôrphisine. En note, M. de Mirville ajoute :

« "^ Malgré notre profession de foi chrétienne, on doit < comprendre qu'il j ne s'agit ici ni de prosélitisme^ ni de la « moindre exaltation religieuse^ car nous pouvons affirmer « jiue si nous n'étions que philosophe^ vous apporterions c bien autrement d'ardeur k l'éelaircissement de toutes ces c questions dont nous n'aurions plus alors le vrai sensw c D'ailleurs, à l'époque dû nous sommes, nous avons tous « été trop roulés parles flots du doute, pour jamais voir dans « nos, adversaires, autre chose que des natâfragés eu mérm « 60r4> avec lesquels nous cherchons à nous entendre «ur « le moyen de SMvetage. •

^ €e ^siHflè eSi admirable He thfsm n te ftoAîlS Toi. S'il était inscrit, comme devise, sur les bannièVéS dé l'ÏAttopomoirphisitfe et tM {Mtiâiéismé^ ia sociftlé serait "pféwlpie^ ment sauvée.

ît — Maià, 'aJoWé M. de îlirVrftè, torft en fratèVntsaÀt àVec k M, ïïôié èéVtote <0iiitiëtdi^ ftrtfer plus 'VïèoàlPiGitSemeQl « Wïtfe cVddM WpfiOUm ^M vdùdtaient noiià irejeter à « la côte. »

— Hélas ! tant qu'il n^y B pa% de tûririèi'e jpiôtfr tïKtfiïgrièr : là, où sont les c&tes de perdition, nécessairement multiples comme l^rreur; là, où se trouve la côte de salut, nécessaîrer ment unique comme la vérité; comment distinguer les pru^* dents et les imprudents? M. de Mirville veut éviter la o&ta du matérialisme, bien mortelle en effet; el^ il fait tous «es efforts pour se jeter à la côte de l'antropomorphisme, actuellement tout aussi dangereuse que la côte du matérialisme.

k — X)rj, coDtmtiè M. de Mirville, il faut bien le airt^la « *ffiscusston sêrîeùse etloyâté que nous provoquons icTi, éW \ à^teïrtplti» dèXâMonsfàftfoé, qft*ttne recrudesdetffee Tré^ « marquée du matértediîMè a SigHs^ Mb êëthWlf&$ ^MùMftft".

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% Broussais n'est plus, mais une nouvelle école le remplace, « et le remplacera, nous le craignôàs, avec les plus grands « avantages. »

« Cette école a pour nom^ la philosophie positive, et pour « chefs deux hommes d'un rare mérite intellectuel, MM. Comte c elLittré, le premier proclamé, dit-on, par TÂngleterre, le « Newton du xix® siècle, et le second, une des célébrités c médicales de l'Institut. On affirme donc sérieusement que « cette philosophie renferme l'avenir du monde, et (ceci se- « rait bien autren^nt sérieux) que c'est elle qui, dans le « momeni présent^ exerce le plus d'influence sur la jeunesse c de nos écoles, et principalement, dit-on, sur notre école Po- « lytechnique. Tenons-nous donc pour bien et dûment avertis; « car, s'il est vrai, comme on le prétend, que ces doctrines « doivent un jour composer tout le credo politique, philo- « sophique et religieux de nos enfants, nous connaissons « notre avenir.

• « Pères dé famille, sachez-le bien, pour ces nouveaux « apôtres,

«« L'ordre ne peut se faire dans les esprits que le jour « où la psychologie ne sera plus qu'une physique cérébrale, « et l'histoire une sorte de physique sociale. (De la phUo- « Sophie positive, par le docteur Littré.) ».»

« Ce sont leurs expressions, etc. »

— D'abord, et malgré l'immense mérite que je reconnais à H. Auguste Comte, comme se trouvant à la tête d'une pré • tendue science, dont la conséquence est le matérialisme, j'avoue qu'il faudrait me montrer un certificat de l'Angleterre, bien et dûment légalisé comme constatant l'identité, pour me faire admettre :.que TAngleterre reconnaît M. Comte comme le Newton du xix® siècle. Ce n'est point à l'Angleterre que M. Auguste Comte s'est adressé pour réclamer protection, vu l'identité des résultats pratiques de sa doctrine; mais bien, à /'autocrate représentant de l'antropomorphisme prétendu orthodoxe. '"^ '

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Ensuite, vous le voyez ! c'est la juste horreur que le matérialisme inspire, comme source d'une anarchie inextinguible tant qu'il n'est point anéanti, qui oblige M. de Mirville : à se pencher du côté de l'antropomorphisme, pour éviter le naufrage. Eh bien! c'est la même horreur de l'antropomorphisme, comme source d'un despotisme russe conduisant actuellement à une anarchie inextinguible, tant qu'il n'est point anéanti, qui a obligé le xyïïi* siècle et aussi le xix* : à se pencher du côté du matérialisme^ pour éviter également le naufrage. Le malheur commun a été de croire : qu'il n'y a de possible : qu'antropomorphisme et matérialisme. Et désormais, l'ordre n'est possible, hélas! que par l'anéantis* sèment : et de l'antropomorphisme; et du matérialisme.

Toute théorie sociale qui ne renferme point en elle-même son mode d'application immédiate à la société, comme preuve de sa bonté, est une tentative que je compare : à celle d'un * '

médecin, donnant du poison à son malade, avant de s'être assuré : que, le poison guérira au lieu d'empoisonner

Tant que M. Comte est resté dans les limites théoriques, il était facile de voir où la pratique devait conduire. Cependant, si on le lui avait reproché, il aurait pu dire : vous êtes dans l'erreur. Et, c'est peut-être ce que M. de Mirville fera à mon égard, s'il ne préfère garder le silence, ainsi que l'ont jugé à propos MM. Proudhon et de Girardin. Mais, aussitôt que M. Comte a eu imprimé l'application de sa théorie, il a été possible de prouver à tous, et seulement en le citant, vers quel despotisme atroce, ignoble, et chimérique en présence de l'examen, conduisait cette théorie.

Eh bien ; la théorie antropomorphique de M. de Mirville, conduit précisément au même résultat : que, la théorie panthéistique de M. Auguste Comte. Je vais le prouver.

J'ai déjà dit : que l'antropomorphisme, comme le panthéisme, était la négation du libre arbitre, du bien et du mal. C'est hors de doute, vis-à-vis de la raison supposée exister. Mais, pour vérifier la théorie, quailt à son application, supposons que la liberté soit compatible avec l'antropombrm. 25*

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pbisme, comnae aous avons supposé qu'elle l'était avec le matérialisme. Qu^arrivera-t-il de rapplication à la société da la tliéorie de M. de Mirville?

Auparavant, voyons d'abord en quoi cette théorie consiste I

Des milliards de milliards de démons existent non-seule* ment dans notre atmosphère, mais encore sur les hauts lieux, aux bords des fontaines, sur les arbresj que sais*je^ moi 111

De plus : tous les dieux, fétiches, passés,i présents, fu* turs, etc., etc., sont des diables.

De plus : tous les sorciers, tous les ensorcelés, de tous les temps, la plupart de^ maniaques, les théomanes et presque tous les attaqués de maladies nerveuses, les criminels tels que PapavoinCy etc., les magnétiseurs, les magnétisés, les som* nambùles, etc.^ sont plus ou moins possédés. Il y a, en outre, un diable dans chaque table tournante ou parlante. Et, la vraie médecine pour guérir toutes ces maladies ou plut&t toutes ces possessions, c'est l'exorcisme.

Maintenant, comparons les résultats nécessaires de cette théoriey dont M. de Mirville veut prouver la réalité par des faits, par à posteriori j avec les résultats, également nécesK saires, déjà théorie si mal à propos dit^ positiyb.

SuboriinaHon in raisonnement au sentiment.

Voyez ce que j'ai dit de la théorie de M. Comte, sous ee titre. Et, vaus verrez : que M. de Mirville doit coiiclure comme M. Comte. La subordination de la raison à la foi ^ c'est^la subofdinatlou de la raison au sentioienl, au préjugé.

Vn GRAND-ÉTinf, nomean DfEU, nouvel être: stfpRÉiiiE.

Au Ueu de cela, mettez : Un G&ANJ^ÉnB,. aocioD DieO^ ancien ÊTRE wsi^MR.

Et, en pcésencd de llniMMpresisibitili: de rtfaRi^n^ ik «il

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aussi impossible de faire accepler, sogiàlehbnt^ l'ancien Grand^ëtre que le nouyeàu.

Et, que résulte- Wl^ de cette impossibilité, qui, pour les partisans de la théorie, ne sera qu'une difficulté?

La nécessité de mettre en usage, pour faire ac()epter 80cilLEHENt, Tancien Grand-Être^ les moyens employés par M. Comte, pour faire acoepetr le nouveau.

Établissement d*un sacerdoce despotique, appuyé sur une inquisition.

II est évident : que, du moment qUe les diables sont partour; que,du moment que r^o^armme doit dominer le C^otfeâ? et le Code; le bonnet de docteur en théologie doit absorber les bonnets de docteur en droit, et de docteur en médecine. Voilà un pape comme M. Comte; Un budget de quinze cents millions comme pour M^ Comte; une inquisition centime pour M. Comte ; et le monde entier se soumettant au pape de M. de Mirville, comme le monde entier devra se soumettre au pepe M. Comte« Croyez^-vous que tout cela soit possible^ sans causer la plus épouvantable des anarchies, et la mort de Thumanité ? Et, ce n^'est pas tout.

Êfahlissement d'une féodalité financière, universelle, dont la conséquence nécessaire est un véritable prolétariat chinois.

lei, je suis persuadé : qa'mi Mm de féodalité f^ofiïiICiÈffiC; d^est féodalité NOBiLiAitô que mfeftrait le pape de M. deWt^ ville. Car, la féodalité bourgeoise est trop évMetitttfeatathfi^ dïique, pour qttaft pape reittam pût jamais lîemftïeftrtf urlfe pareille inconséqdfence. Mais financent oit nobilraîfé, il ftMi toujours, comme li^ditlL Comtes que le^ pape d<rit èéul bi^

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