TITRE V
Pour arriver à la solution de ce problème^ nous ooBuneHK^Fons par faire observer, comme proposition évidente :
i^ Que notre problème est relatif à Texistence et à la persistance ()e Tordre, au sein d'êtres non exclusivement dirigés p$ir la nécessité physique ;
2*» Qu'il n'y a que deux principes capables de servir de base à l'existence et à la permanence de l'ordre au sein de pareils êtres : le premier, ^a /brce 5an$ le droit, ce qui nécessite la compression de l'examen du droit; le second, le droit, appuyé sur la force, ce qui nécessite : que, chacun ait connaissance de là réalité du droit; et, l'appuie dans SON propre intérêt;
3° Que la force, sans le droit, ne peut faire persister l'ordre, en présence de la PRESSE, dont le résultat inévitable est l'incompressibilité de Texamen;
4f^ Enfin, qu'il est devenu impossible d'anéantir la presse.
Et nous ajoutons comme propositions à démontrer :
Que le droit, appuyé sur la force, peut rendre Tordre imperturbable au sein de Thumanité ;
Et que non seulement il est possible de donner la force au droit; mais encore, que le droit acquiert inévitablement cette force, par l'impossibilité, pour rhumanité, d'exister en dehors de cette union du droit et de la force : du moment que, par la presse, l'examen est devenu incompressible.
Pour arriver à cette démonstration;, il faut :
i* Que le droit, relativement aux actions, soit déterminé d'une manière RATIONNELLEMENT iNCONTESTARLE. Et, dès le o^mcut quc cettc détermination est donnée, raisonnement réel et droit réel, se trouvent être : le premier, ce qui concerne la théorie, la discussion; te second, ce qui concerne la pratique, l'action;
2<^ Que le droit, comprenant, ce qui est du à soi, comme ce qui est du aux autres, devienne le devoir de tous, c'est-à-dire : le inbvoir. Alors, le droit et le devoir, corrélatifs ayant une seule et même formule, doivent, pour servir de base à l'existence de Tcwpdre, avoir une sanction inëvitarle ;
3* Que la'Sanction inévitable puisse atteindre l'individu coupable, mên(ie en dehors de cette vie : la possibilité d'éviter toute sanction, (ians cette vie, étant incontestable ;
4** Que l'immatérialité des individualités réelles , et le lien des actions de cette vie avec le bien-être ou le mal-être en d'autres vies, et réciproquement, lien nommé religion, soient ainsi mis en évidence.
^ Que l'incpntestabilité de ces différentes connaissances soit continuellement le partage de chacun; puisqu'on dehors de cette dernière condition, l'or.ire, théoriquement basé sur le droit, resterait encore
PBATiQUEMENT impossiblc : ne pouvant alors se trouver appuyé sur la force de tous.
Nous donnerons à la discussion et à la démonstration incontestablement rationnelle de ces différentes propositions^ le nom de philosophie