LETTRE COLLECTIVE
A. MM. les membres du Sénat, du Corpi législa'if, du Conseil d'Etat* des anciennes Assemblées Consliluantcs el Législative •« de l'Acalémie des scences moraln et politiques, et à tous ceux qui s'occupent de la grande question de l'orJrc social. — Sous le règne de l'opinion, je fais appel à vous tous, pour détrôner l'opmion, dont la domination ne peut être que le triomphe de la (orce brutale. '—La révulle > st uniTerseliOi et quand la force fait kimuler l'obaisiaiice, c'est toujours dans l'espoir d'être bientôt soi>méme le plus furt : soit par le fer, soit par lu feu, soit par la parule, soit même par lo silence. — Chaque vicioiie fait osciller le monde, entro un despotisme pluA cruel et une anarchie plus atroce. — S«{ul moyen de prévenir ce mal, le prévoir. ^ Dès qu'il sera prévu^ il sera vaincu. — > La cause du mal est I'absbncb db comminautb d'idbbs sua LA rbalitb du droit. — La prévoyance ne doit pas être individuelle, mais soeime. — En q oi eonsi to la prévoyance soeiale. — Cest pour vous montrer le mal, et ▼ous engaiser i y remédier; que j'ai l'honneur de vous écrire. — Plusieurs peot-Atre me eonsidéreront comme trup obscur, pour vouloir entrer eu lice avec m6i. — J'accu^e ceux qui s'abriteraient sous ce protexte, de n'avoir «ucane bonne raison à m'opposer. — - Le publie alors serait notre juge, et aussi la postérité.
UTTBE A M. ^^ÂRGHEYÊQUE DE PÀBIS.
BowALB : Dtns les crises politiques, le fliif diftîcile, pour un honnête homme, n'est pas ijê f<iire son devoir, nais de le connaître. — Db Maistre : Ce qu'on crpit vrai, il faut la dira et le dire hardiment. — Erreur de de Maistre : La vérité n'esi pas to >joun bonne à dire. -» Justin fieation de cette ii>axime. — Quand même elle •§! bonne 4 dire, il faut encore savoir l'exposer alilement. — Je me suppose archevêque d« Parii, — > Je n'abaserai point de l'bypothêse. — Ce qaa je ferais en recevant le second volume de l*a«Urâr,
— Rester neutre en apparence : c'est, en réalili, s'établir ennemi. — Et, cependant si la religion rationnelle existe et peut être démontrée; la combattre : c'est être ennemi du christianisme réel dont je voudrais être le défenseur.
— Comment je | uis être utile sans
BoRALD : La vérité est le premier bien des hommes. J'accorde aux gouvernements plus de pouvoir, peut-être, qu'ils n'en demandent ; mais je ne saurais leur raeonnaltro celui u'interdire la discussion grave et sérieuse, sur qnelqu'uliiet que ce soit d'ordre publie. — Comment est-il possible que ce que je dirai, paisse, nêa-' après lecture, parvenir jusqu'à votre propre jugement ? — Comment est-il possible que de mes paroles, arrivées à votra propre jugeu.eut, il paisse lésullerune utilité sociale. —Doux questions que je vais résoudre. — Réponse qui m'a été faite, par ordre de M. l'archevêque, rotative cent à l'envoi de mon premier volume. — Solution de la première question. — Blasphèmes de Pascal. — Règle établie par de Maistre. — Exception à cette règle. — Jaaiais vons no direz, eumnm Descartes an P. Mersenne : « Que les bonnes raisons ont fort peu de force pour por^ suader la vérité. » — Citation de saint Paul, faite par Bonald. — La bbulb autorité, dit encore Boiiald, qui aK pouvoir sur l'êtra raisonnable, est la lAlSoift — Autre silir l'ignorance vo!on«
ni au christianisme iiypothétique, ni au clirislianisme réel. — Examiner si l'anéantissement éi panpéris-ne dépend essentie lemenl de l'entréB du sol k la propriété collective. — Une fonlt de Pères de l'Eglise ont procUmé la jostiM absolue de l'entrée du sol à la propriété collectivo» et une foule d'auteurs profanes ont, à cet égard, imité les Pères de l'E^^lise. — Replaçons-noas tous les yeux quelques-nnes des autorités favo» rables à la propriété collective du sol. — ie laisse de eêté les Pères àê l'Eglise et même les apôtres. Tous ont été résumés par BoHoet. — Citations de Kossuet i Tout dr ht doit tbitir DB l'autoritk pl'BLIqub; toutes les lois sont fondées sur la première dM lotfs, qui est eellt de la naturêf c'eal-à-dire sur la dsoitb RAieoN. — Aristotb et CiCBRON, partisans de la pro« priété collective da sol.
BoKÀLD : Je ne considère la nligioo ça homme d'Etat, que parce que je considère la politique en homme relig;ieux. — L'Ehpbrbur : L'existence de limites entre les autorlés civiies et retijjieuses est une chimère. — L'Eu pbrbur: On ne siurait gouverner sans la direction religieuse dans la main du souverain. — De Maistrb : Aucune relijsion, excepté une, ne peut supporter l'épreuve de la science. — tlolins : Le seul moyen poor un chef de pouvoiri de réaliser le ^mu constant de rEm|>ereur, bon duquel il e^t impossible de gouverner : C'bst dr
SB MBTTRB a Li TÉTB DB LA BBLlGlOlf SCIBJT- TIFIQUB. — PUFPKXDORrr, NlCOLB, NbCKBR,
LocKK, Maltbus, Rossi, La BnurBRR, Pascal, Roussbau Mirabbau, Sibtbs, favorables à la propriété collective du sol.
BoMALD : L'Europe sait très-bien ce qu'elle ne veut pas, mais elle ne sait pas ce qu'elle vent. — BoHALD ; Deux Mriisuu 4u f o«i