‹ Qu'est-ce que la science sociale? (volume 4)Chapitre 26 sur 120 · LM · texte numérisé non relu

LM

a -^ Donaez-moi de la force, dit M. de Girardin, je vous donnerai delà liberté; je ne comprends pas plus la liberté « sans iù protection de la force, que la force sans le respect « de la liberlé. » {Les 52, n^' x, xi, p. 83.)

— En époque d'examen , il n'y a socialement que deux forcés possibles : force brutale, et force morale.

, En époque d'ignorance sociale et d'incompressibilité d'examen : la force brutale est la seule possible; et la liberté réelle, complètement impossible. Comment voulez-vous que la force brutale la respecte; et, si même elle existait, encore ne pourrait-elle la respecter, par cela seul qu'elle est brutale.

En époque d'ignorance sociale et d'incompressibilité d'examen, la force morale ne peut exister. La preuve on est : que, M. de Girardin, personniQcation de l'époque, nie le droit.

Vous voyez qu'il est absolument impossible de donner de la force à M. de Girardin ; et qu'il lui est absolument impossible de donner de la liberté.

« — Vous voulez , dit M. de Girardin, faire tenir le monde « politique en équilibre sur une idée fausse; cette idée « fausse s'appelle liberté Imitée : vous n'y parviendrez pas; « vous avez échoué dans, le passé , vous ne réussirez pas « mieux dans l'avenir. » {Idem, p. 404.)

— En êtes- vous bien sûr? vous-même vous dites que la liberté ne peut exister que sous la souveraineté de ia raison. Alors, la liberté réelle est, selon vous-même, la liberté limitée par la rawn.Haintenant, vous voulez la liberté illimitée devant les passions.Yolre première idée valait infiniment mieux.

c — La France est avertie, dit ailleurs M. de Girardin ; « c'est à elle maintenant à fixer son choix; c'est à elle à • opter entre le maintien de la liberté et le rétablissement « de rinquisition. »

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