PROGRÈS
t — Tout progrès, dit M. de Girardin, qui doit son « triomphe à la violence au lieu de le devoir à la raison, est un progrès sans durée; c'est l'éclair qui dissipe un ia« stant l'obscurité, mais pour la rendre plus profonde. » .
{Idem, n^ v, p. 8.)
— Mais, Monsieur, tant que vous n'avez point de crité* rium incontestable, pour distinguer la bonne raison de la mauvaise; ce qui^est nommé progrès, ne peut être : que i'ex« pression de la violence. Et, quand vous avez ce critérium, vous êtes arrivé à la vérité. Après cela, où voulez-vous que le progrès vous conduise ? Hors la vérité? Dans Terreur?
Le progrès continu, applique à Tordre moral, est la plus dangereuse des sottises du xviii* siècle. C'est Tignorance masquée de logomachie.