RADICALISME
« — Ou il ne faut rten changer, absoluttlenl rien à PMtflce
« fiscal elpolilrque tel qu'il s*écroiile, ou il y faut tout chana ger. Tel est mon avis, dit M. de Girardin. »
(&^o2, n*^xiï,p. 90.)
— Qui dit TOUT, Monsieur, et ne précise point avec comment, pourquoi et démonstration incontestable, ne dit rien : qui no soit sujet à coup de fusil.
Par exemple :
Jusqu'à présent, la religion a été exclusivement la base de Tordre. Faut-il anéantir cette base, comme inutile? Vous dites oui, moi je dis non. Qui a raison? Est-ce à la baïonnette à en décider?
Jusqu^à présent, le mariage civil a été, socialement, la ba^ de la famille. Faut-il abolir le mariage civil? Vous dites oui, moi je dis non. Est-ce à la baïonnclte à en décider?
Jusqu'à présent, vouloir fixer un minimum de salaire, ce qui exige un maximum de marchandise, a été considéré f comme le nêc plus ultra des folies sociales. Faut*il établir ce minimum^ Vous dites oui, moi je dis non. Est-ce à la baïonnette à en déeider?
— Non, dîtes-vôus.
— Eh bien I Monsieur. En époque d'ignorance sociale sur la réalité du droit; et, en présence de l'incompressibilité dt l'examen ; il n'appartient qu'aux baïonnettes de décider sodalemont toutes les questions. Je l'affirme ; et j'en appelle à
* vous-même.