RELIGION
« — Que faire, dit M. de Girardin, pour mettre la religion « ^etla société d'accord? — Faites ce que fait l'industrie quand « elle rencontre un obstacle qui l'arrête dans sa marche. En tf appeler à la méditation et au génie. » {Les 52, n^ i, p. 1 28.)
— Et M. de Girardin a trouvé : que le génie pouvait fort bien se passer de religion.
Ce qu'il faut faire. Monsieur, pour mettre la religion et la société d'accord, c'est, en présence de l'incompressibilité de l'examen, prouver : que la religion, le lien religieux, le lien des actions d'une vie avec le bien-être ou le mal-être dans une autre vie, est une réalité et non une hypothèse. Pas davantage. C'est plus facile à trouver qu'à se passer de religion.
« — Peut-on, dit M. de Girardin, avoir une religion sans ^ « dogme? »
« — Et là-dessus, M. de Girardin, sans hésiter, répond : « — Non. » {Idem, n* ix, p. U7.)
— Et, comme tout dogme ne peut avoir que la foi pour base ; et, que toute foi, toute croyance non scientifique ne peut, en présence de l'incompressibilité d'examen, rester base d'ordre, M. de Girardin a conclu à la possibilité, à la nécessité de se passer, socialement, de religion.
Et qui vous autorise. Monsieur, à déclarer que la religion ne peut être rationnelle, scientifique? Croyez-vous qu'une proposition plus anarchique ait jamais été formulée ? Cette même proposition, me direz-vous, est formulée et affirmée par toutes les Académies. Qu'est-ce que cela prouve. Monsieur? Que, toutes les Académies sont anarchiques; et, que, comme vous le dites, l'anarchie vient d'en haut.