‹ Qu'est-ce que la science sociale? (volume 4)Chapitre 71 sur 120 · BIEN-ÊTRE POSSIBLE DE CHACUN · texte numérisé non relu

BIEN-ÊTRE POSSIBLE DE CHACUN

Résumons :

En époque d'ignorance sociale sur la réalité du droit , rimpM NE DOIT PAS, ne doit pas, entendez-vous? voilà le mot déterminé, être prélevé tout entier sur le salaire passé, c^t-à-dire : sur le propriétaire capitaliste; ou mieux sur la richesse. Cela signifie : qu'en époque d'ignorance sociale sur la réalité du droit, le sol no doit point appartenir à la propriété eollective.

En époque de connaissance, l'impôt peut être prélevé tout entier sur le salaire passé, c'est-à-dire : sur le propriétaire capitaliste, ou mieux sur la richesse. Cela signifle : qu'on époque de connaissance, le sol peut appartenir à la propriété collective. Nous verrons bientôt s'il le doit.

« rimpôt DOiT-tï être prélevé tout entier sur le salaire « actuel ; c'est-à-dire : sur le travail ; ou mieux sur le tra - « vailleur? »

Pour résoudre cette question, la même indétermination se présente, et aussi la même observation. Portons ainsi, comme àous venons de le faire, l'hypothèse dans ses dernières limites.

Comment est-il possible que l'impôt soit prélevé : sur le s^re actuel exclusitemenI ; sur le travail exclusivement ; ou mieux sur le travailleur exclusivement ?

D'UDQ manière très-facile. Du moment que le sol est complètement aliéné, soit à un seul, soit à plusieurs, le revenu social se prélève nécessairement : sur le salaire actuel exclusivement; sur le travail exclusivement; ou mieux mr le travailleur exclusivement.

En effet :

Tout impôt, tout revenu social, qui ne dérive pas du re-

ymn 4'uw propriété çc^i^pcTiYS, est prélevé iQr les an^ YIDUS, directement ou inéUrectm^t,

Tout impôt indirect, ou sur la consommation^ est frappé sur le salaire actuel, sur le travail, sur le travailleur. Car, la eoBSommation se fait par les individus, qui ne eonsomment que par leur salaire actuel. C'est évident : puisque, du BUhr vent qu'un possesseur de salaire passé vient à le consommer pour son usage, ce salaire, de passé qu'il était, devient sa^ litre aetuel : par cela seul qu'il seft à la eanarvalùm, m iéfel&ppiment, etc., de celui qui le possède.

Reste l'impôt prélevé directement sur la propriété ftoneiftre, tant que cdle-d est aliénée.

Tout l'impôt que vous placez sur la propriété ftondàre allé* née, est néeessairement payé par le fermage; et, les denrées nécessaires à la vie, au développement, etc., sont augmenr tées d'autant. C'est alors la consommation qui paie, o'astv à-dire le travail , c'est-à-dire le travailleur. Et, le passage de H. Thiers qui nous sert d'épigraphe, est le complément de çfittq preuve.

Aiusi| du moment qpe le sol est complètement alitoé, soit à un seul, soit à plusieurs, une partie de l'impôt, celle-là inéme qui se place sur la propriété foncière, est prélevée sur la salaire aeturi, mr le travail, sur le travaillflur» Et, comme oatle partie est la s^lo qui pourrait paraître prélevée sur |e salaire aetuel, sur te trtv^ii» mt le travailleur, il 3'ensui| ;

Que, pu MOMENT QUE |.£ SOL EST ALEËNÉ, SOIT ▲ UN SEUL, SOIT À PLUSIEURS ; qye, DU MOMENT QU'UNE PA|L- TIE Di; L'IMPOT EST PRÉLEYËE SUR LE SALAIRE ACTUEL: L'IMPOT TOUT ENTIER EST NÉCESSAIREMENT PRÉLEY^ 0UR CE MÊME SALAIRE, ÇUR LE TRAVAIL, SUR US TRAYAH^- IJSUR.

pp-f Est-ce clair? Estn» rationnel? Est-ee ineontestiil^la? — Voyons, maintenant, l'effet de cet impôt : su^ l'iiXis-

TSTiÇfi JUS, L'OKOKE, Y|j| SOÇ|A|«,

Ici (rois cas se préseaten^ :

Sanction reUgmiê mkkmênt iimwtréê.

Sanction religieuse hypothétique, awc impossMUté Hêmf^hti' socialement Vexom^n^

Sanction religieuse hypothétique, qptp poftiiHité 49 Çomffiffiçr socialement Vegsamen,

Examinons sueeessivament ces trois altemaUves^ hê êfuhi qui puissent exister.

Semetion religieuse socialement démontrée.

^lors, rinjustic^ de ralién^tiQn 4u spl, çt I9 qéces^fti^ d^ 1§ fii|re entrer à la propriété colteptive, poqr que le paupénw)§ poisse étrS anéanti, sont évideptes ; pe ^ui ftpéftpti t cMte çspès^ de prélèvement de Timpôt, par rétablissfiJBfiBl ps(|ft(me ^

Sanction religieuse hypothétique, avec impossihûité ^empkher SOCIALEMENT Vexamm*

Dans ce cas, la connaissance, alors inévitable : que la sanction religieuse est seulement hypothétique; et^ que le prélèvement de Timpôt, qui livre les masses à la mort par la Hidsère, est d'une injustice atroce; cause une anarèhie effroyable, qui ne peut être 'anéantie : si ce n'est, par l^anéantissement de l'ignorance, permettant r8P^nU9^WPnt 4? ee PJfélÔYçwent d'impôt,

Sanction religieuse hypothétique, avec possibilité de eomprimer socialement Vexamen.

9in9 W Ç9S} la WWim pe peut être g^u^, li'^^ifiir

tation de ceux qui la subissent ne peut leur être connue. Les exploitants ont intérêt à la maintenir : parce qu'elle existe & leur profit. Et Tordre existe nécessairement.

Résumons encore :

En époque d'ignorance sociale, sur la réalité du droit, et de oompressibilité deTexamen, le sol doit être aliéné, soit à un seul, comme en Orient, soi( à plusieurs, comme en Occident. Cest-à-dire : que, Timpôt doit être prélevé , tout SNTiEH, sur le salaire actuel; sur le travail; ou mieux sur le travailleur.

En époque d'ignorance sociale, sur la réalité du droit, et d'incompressibilité de l'examen, le sol ne peut appartenir à la propriété collective, ni rester aliéné; c'est-à-dire, que l'impôt ne PEUT être prélevé: ni tout entier* sur le salaire actuel., sur le travail, ou mieux sur le travailleur; ni tout entier sur le salaire passé, sur le propriétaire capitaliste, ou mieux sur la richesse : sans causer une anarchie qui ne peut disparaître qu'avec l'ignorance.

Reste à voir, pour obtenir une solution complète, si, l'impôt peut être prélevé : partie sur la richesse ; partie sur le travail.

€ rimpât D0iT-i7 être prélevé : partie sur le salaire passé, « c'esUà4ire sûr le propriétaire capitaliste, ou mieux sur la • richesse; partie sur le salaire actuel , c^est^dire surk ft travail, ou mieux sur le travailleur? y^

Nous venons de prouver :

Au numéro 2, que, du moment que le sol est complètement aliéné, l'impôt, tout entier, porte nécessairement : sur le salaire actuel ; c'est-à-dire sur le travail, ou mieux sur le travailleur;

Et au numéro 1 , que, du moment que le sol est entré à la propriété collective, l'impôt, tout entier, porte NâCES-

iAIEEHENT : sur le salaire passé, c'est-à-dire sur le propriétaire capitaliste ; ou mieux sur la richesse.

Donc, l'impôt ne peut être prélevé : partie sur le salaire actuel, c'est-à-dire sur le travail, ou mieux sur le travailleur; partie sur le salaire passé, c'est-à-dire sur le propriétaire capitaliste, ou mieux sur la richesse.

Bésumé généraL

En époque d'ignorance sociale, sur la réalité du droit, et de compressibilité d'examen, l'impôt, tout entier, doit èttë prélevé : sur le salaire actuel, c'est-à-dire sur le travail, ou mieux sur le tràyailleur ; et, cela existe nécessai* rement, par l'aliénation du sol : soit à un seul, comme en Orient; soit à plusieurs, comme en Occident.

En époque d'ignorance sociale, sur la réalité du droit, et d'impossibilité de comprimer l'examen, époque qui est la nôtre, Vimpôt, quel qu'il soit, de quelque manière qu'il soit prélevé, conduit nécessairement à rANARGHiE. C'est-à-dire : que le sol ne peut rester aliéné soit à un seul, soit à plusieurs; et, qu'il ne peut également entrer à la propriété collective.

En époque de connaissance, l'impôt, tout entier, doit être prélevé sur le salaire passé ; c'est-à-dire sur le propriétaire capitaliste; ou mieux sur la richesse. C'est-à-dire encore : que, le sol doit entrer à la propriété collective.

En époque d'ignorance sociale, sur la réalité du droit, et de compressibilité de l'examen, l'impôt frappe nécessairement le salaire actuel, c'est-à-dire le travail, ou mieux le travailleur. Et, cela existe par la seule aliénation du sol : à un seul, comme en Orient; à plusieurs, comme en Occident.

En époque d'ignorance sociale, sur la réalité du droit, et d'incompressibilité de l'examen, l'impôt, soit qu'il frappe le travail, soit qu'il frappe le capital, est essentiellement anarchique. Et, alors : l'aliénation du sol et son entrée à la propriété collective conduisent également aux révolutions.

En époque de connaissance, le sol entre à la propriété

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