‹ Qu'est-ce que la science sociale? (volume 4)Chapitre 72 sur 120 · L'ORGANISATION DE LA PROPRIÉTÉ · texte numérisé non relu

L'ORGANISATION DE LA PROPRIÉTÉ

« C'est pour n*a?oir pai| voulu reconnaître

« êetle «BiHDB BÉVOLUTIOII BAVf f.A BBOPRIÀTK,

« pour s'Qbfttioi^f ^ fermer (e^ ^)i:^ s^r de telles « Térités, qu'on fait tant de sottises aujourn dlml, fi que Von s^expose à tant de bouie^ « vers^nients. Le monde a ^prouvé ungrfind]dé- « placenient, et il ehercbe à se rasseoir; voilà « en ài^^^ nu^tl t^nte la cU f|§ l'agitation unir « verselie qui nous tourmente. Qn a desarrimô « le vaisseau^ transporté du lest de l'avant à « rari^ère^ et de là ces furieuses oscillations « qui peuvent amener le naufrage à la pré- $ plilrii immv^, fu l'oi e'pffffnill A foq^ovg

« LE MiNOeUVRER COMME DE COUTUIIB, SaUS

« avoir obtenu un nauvel équilibre. »

^APPL^op (4 Sainte-Hélèfie.)

« La cl^^se puvrièrç nç possède rien, il faut c( la rpudre propriétabre.

ft U fiasse ouyrièri «s( cpRUiie un pfUP^e « d'ilotes au milieu d'un peuple de Sybarites.

(H n faut àf^Mitm m inAMie a çfoi pu

« fOL. $ L.-N. Bonaparte.

« Pour rendre la drisse ouvrière, |a société, « l^uBunité, néeessaireuieBt VRorRiitAili^ il « n'est qu'un seul moyen ;. ^Aifui fp^MM^^P^

« A LA PROPRIÉTÉ COLLECTÎTE, SANS FAIIB TORT

« A ADcuv uiÂnivv m m i aisant mm wvm us « roç$, )| PoMifs, Cofi^ifienfalre.

« La constitution de la prppriété .est 1& Imuk) « matéhbllb de Tordre social. »•

« La liberté doit se fortifier par le dévelop- « pemeotle plus complet de la propriété pour « tous les individus d'uoe association. » M. Lherminicr, Philos, du droit.

La théorie générale de rimpôt, que nous avons exposée, renferme implicitement les deux seuls étals possibles de Tor* ganisation de la propriété.

« Tant que dure Tignorance sociale sur la réalité du droit, « et que Texamen peut, socialement, élre comprimé, le sol, « pour que l'ordre puisse exister, doit être complètement < aliéné : soit à un seul, comme en Orient; soit à plusieurs, « comme en Occident. •

« Dès que l'ignorance sociale sur la réalité du droit se « trouve anéantie, le sol, par suite de cet anéantissement, « appartient à la propriété collective.

« Tant que l'ignorance sociale sur la réalité du droit n*est « point anéantie; et depuis que l'intronisation de la décou-^ « verte de Guttemberg est venue rendre Texamen incompresc sible; que le sol soit aliéné, ou qu'il appartienne à la pro* « priété collective, l'ordre social, plus qu'éphémère, devient « absolument ijUpossible. »

Telles sont, je le répète, les données générales exposées dans la théorie générale de l'impôt.

Hais, il ne suffit pas de dire, ni même de prouver, que telle chose doit être, pour que l'ordre puisse exister ; il faut encore exposer : gomm£NT il est possible que cotte chose soit établie : sans léser qui que ce soit; tout en faisant le ^ bonheur de tous.

' Tel est, en effet, le problème social, relativement à Torganisalion de la propriété. Il renferme deux conditions :

La première, anéantir les injustices existant dans la société actuelle;

La seconde, les anéantir sans faire tort à qui que ce soit, et en faisant le bonheur de tous.

Ce problème, je vais le résoudre.

Commençons par exposer les injustices; et, lâchons de distinguer : ce qui est socialement injuste, d'une manière réelle; de ce qui n'est socialement injuste, que d'une manière illusoire.

A cet égard, nous verrons :

Que, ce qui était juste, relativement à certaine situation sociale, est devenu injuste, en présence de telle autre situa-, tion de la société.

Pour arriver à noire but, reconnaissons d'abord qu'il y a deux espèces de propriété :

La première est relative aux individus; La seconde, à la société.

Ce qui est possédé, par chaque famille, est possédé individuellement;

Ce qui est possédé, par la société, est possédé socialement.

Voilà qui est clair, et ne sera contesté par personne.

Ici, nous prions nos lecteurs de devenir allentife : parce que rien n'est plus ordinaire, que de glisser sur les propositiofis capitales.

La richesse sociale, la richesse collective, peut être possédée :

Par quelques-uns ; Ou par tous.

Est-ce également clair?

Passons !

Quand la richesse sociale ou collective est possédée par quelques-uns seulement, il y a inégalité quant à la richesse sociale ou collective^

Quand cette richesse est possédée par tous également, il y a égalité sociale, toujours quant à cette richesse.

Est-ce encore accordé?

)e vous demande pardon, lecteurs ! Mais, les propositions \e^ plus ^lûples sont souvent les plus difficiles^ non point à comprendre, mais bien à retenir : par cela même qu'elles sont «i claires qu'on ne s'imagine point pouvoir les oublier.

Aurlé2-VoU6 la botlté de me côntîtatiéi* Un inStflttt VOtre attention t * ,

Plus la richesse coliéëlive est dOnâtdèfftble, ^imtid eHê (Hppartient également à tous, plus cliaque individu est riche.

Moins la richesse collective est d6flSldérabW^ SUttoui futind dette Heheiee n'appartient ^H'â quelquês-unè, pltis ceiiK ([ui n'y participent point, et sont en outre privée de pfopHétéâ individuelles, se trouvent être pauvres.

Si^ maintenant, le lecteur voulait bien réfléchir^ oinq^ dix, quinze minutes, ou même plus, sur oe que nous venon» d'établir, il se trouverait admirablement disposé i pour la solution des problèmes sociaux relatife à l'organisation dd la propriété.

Le problème social, quant à l'organisation de la propriété| et, remarquons-le bien, dès qu'il s'agit du bien-être de tous, consiste donc :

A augmenter la richesse collective au plus haut point possible;

Et, à faire en sorte que cette richesse appartienne igeUe-^ ment à tous, eéellem ent et kon >oint luugoiRlsiiEMT.

Encore quelques minutes de réflexion, s'il vous plait^ pour savoir si nous sommes d'accord sur toutes les propositions qui précèdent.

Nous sommes d'accord? — Soit. Alors ne Toublions jamais, et continuons.

^ La richesse collective, la richesse de tous, ne petit s'iocîroltre, ni même se conserver, que, par raclivité des iddividus; et. Inactivité des iâdividus ne peut être excitée : Qûêf par la certitude, pour chacun, que le fruit de soti travail 86rà sa propriété individuelle, à lui, à ses enfants, ou à ceiiï c(b'il jugera convenable de la transmettre après sa diort.

Le problème, ainsi transformé, consisté donc : à pôHef la richesse collective ail fnaximum possible, par lé fnùHitttm possible dé la richesse des individus : ce qui cônfbfid iMfiiéfét général avec les intérêts individuels.

^^ Le f»t*dblèmé èst-ilféelléUiéntlft? M^ttVéZ-VôU^ totûptit

paifiitém«tlt? Ai-^je été sufflsaaiffienl clair dans l'exposition de la difflculté? Je serai également clair dans la selutioOi

'^ Quelle est la source, V origine de toute pROPiiÉTâf

-^ Le sol comme patient; rhomme ou le travail comme ageHU

lei, prenes bleu garde de rien accorder que yo.us veuillez tetû9èr ensuite! Quand même, dans la théorie générale de rimpôt, je n'aurais point prouvé ; que le paupérisme existe NttfilSAimBiiBNT dès que le sol est complètement aliéné, les deux alinéa précédents en contiendraient implioitement la prmive.

Maintenant rappelons-nous :

Que e'eàt de justice qu'il s'agit ;

Que la justioe consiste à faire le bien de tous ;

Et surtout à réparer les injustices existantes, sans lésef aueun individu.

Toute prétention à réorganiser la société, tranchons le mot^ à féofganiser là propriété^ en eemmettant une seule injus^ tiosi ne serait point changer la société actuelle, ce ne serait pe la eontiniieri

La source passive de toute richesse, je le répète, e'est \ê s^A Et^ s'il le faut 4 je le répéterai mille fois^ jusqu'à ce que vese l'ayei oomprïs.

Teus allei en conclure s

due h sol doit toujours appartenir à ta propriété S9eialé§ à hpropriété àoUectkfe.

dette eoDoltt^n paritt logiquéi Cependant élte né t'est pas. Résolvons cette difficulté. Nous trouverons déAs la soltt^ tien : commeni ee qui est juste pour une époque^ cessé de l'être pour une autre.

Dins les éommenceBients de sœiété) et^ iùHt H^Uy a Au sol à la disposition de chacun, l'absence de propriété toiH eîAre individuelle eerail utie injuetiee^ f 9tfe le eoneevet.

L'aliénation du sol, à des individus^ eet, en outre^ Hécee^ saire alors :

V«w epmier Ml trif iil )

Pour développer les intelligences par la nécessité de sa* tisfaire les besoins;

Et, pour développer de nouveaux besoins, par les développements de rintelligence.

Voilà Taliénation du sol, à des individus, déjà justifiée.

Mais, il y a une autre raison, bien autrement capitale, qui, pendant une' certaine époque, justifie l'aliénation du sol, la voici :

L'aliénation du sol est la source du paupérisme. Nous l'avons démontré : et par l'exposition de la théorie générale de l'impôt; et en faisant observer que le sol est la somce pas-sm de toute richesse.

Il est triste d'être obligé d'attirer, aussi souvent, Tattention sur une proposition aussi évidente. C'est le cas de dire, avec M. Guizot :

c — Il y a des vérités simples que personne ne conteste, « qu'admet soudain le bon sens, et qui cependant ne sem- « blent admises, que pour être aussitôt oubliées. On dirait € que, parce qu'elles sont simples, elles sont stériles, et qu'en c les adoptant sans débats on est dispensé de foire attention « à leur conséquence. »

•— Si, vont répéter des personnes trop pressées de con-dure, si, l'aliénation du sol est la source nécessaire du pau-* périsme , du prolétariat, d'un esclavage quelconque, enfin, fùt-il même décoré du nom de liberté, cette aliénation a toujours été une injustice; et, voilà l'injustice qu'il faut détruire.

Non. Cette aliénation n'a pas toujours été une injustice. Je vais le démontrer.

Pendant toute l'époque d'iGNORANCE sociale, l'ordre, vie de toute société, ne peut exister que basé :

Sur l'exploitation des masses par la plus petite minorité possible ;

Sur un prolétariat quelconque, soit d'esclaves domestiques^ soit d'esclaves sociaux;

Sur le paupérisme, enfin.

Voilà, peut-on dire, une bien singulière proposition*

(«oBuneiitt le monde, depuis son origine, n*a pn baser Texistence de Tordre, vie sociale, que sur rinjustice absolue I

La proposition que, la terre tourne autour du soleil, et non le soleil autour de la terre, était aussi une bien singu* lière proposition. Galilée a prouvé la sienne. Je vais proa?er

la mienne.

Mais, d'abord, qu'est-ce que Tignorànge sociale? (Test par là qu'il faut commencer. Laisser en arriére une proposition indéterminée et aussi capitale, serait une source de sopbismes, de logomachies, de galimatias.

Une société est ignorante, aussi longtemps qu'elle ignore : si, la force, soit du bourreau, soit des baïonnettes, est la seule sanction possible du droit.

Une société est ignorante : tant qu'elle ne sait pas, que celui qui se dévoue à ses frères, ne fait pas un mauvais rai** sonnement ; aussi longtemps qu'elle ne sait pas, que l'égoïste qui sacrifie tout à soi, à sa famille ou à sa patrie, est un fou qui raisonne mal, qui se fait tort à lui-même.

La société est ignorante enfin : tant qu'elle ne sait point organiser la propriété, de manière que toujours et nécessai^ rement, et ind^endamment de la force, la jouissance de la richesse soit le résultât du travail , le résultât

DE LÀ YERTU.

Vous paralt-il que la société soit encore ignorante?

— Donc, direz-vous, le paupérisme est encore nécessaire. —^ Nouvelle conclusion, aussi vicieuse que la première. Résolvons cette nouvelle difficulté.

Le paupérisme a pour source l'aliénation du sol. C'est devenu évident.

Maintenant, je dois prouver : que, pendant l'époque d'i<* gnorance sociale, sur la réalité du droit, l'ordre ne peut se baser : que, sur le paupériske. Nous verrons ensuite, si| actuellement, l'ordre peut encore reposer sur cette base.

— D'abord, quelle est la conséquence nécessaire de l'absence de paupérisme ?

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