‹ Qu'est-ce que la science sociale? (volume 4)Chapitre 83 sur 120 · NE POUVANT L'ÊTRE : QUE PAR L'ENTRÉE DU SOL A LA PROPRIÉTÉ COLLECTIVE · texte numérisé non relu

NE POUVANT L'ÊTRE : QUE PAR L'ENTRÉE DU SOL A LA PROPRIÉTÉ COLLECTIVE

Ainsi, du côté de l'agricultu!*©, portée au plus haut point de prospérité et de développement possibles, pas l'ombre d'une objection raisonnable»

Voyons, maintenant les résultats I

Ils sont innombrables, et essentiellement avantageux à tous et à chacun^ Bor[M)ns-nous à en énumérer quelques-uns.

— La division en grandes et petites cultures, en grandes et petites exploitations rurales, selon que les localités sont plus ou moins propres àtix manufactures, selon la population, selon toutes les circonstances possibles enfin, assure à cha»cun la possibilité de vivre en famille isolée ou en familles associées, selon ses goûts : l'organisation sociale protégeant également \ et les exploitations par une seule famille; et les exploitations par familles associées.

— Le salaire, c'est-à-dire la rémunération dutramil, qu'il soit fait pour son propre compte ou pour le compte d*uû autre, étant toujours, ainsi que nous l'avons prouvé, en exposant la ihéorie générale de l'impôt, au maximum de Valeur, six heures de travail manuel par jour, est un temps .suffisant ; pour assurer à chaque famille, n'ayant jamais à sa

charge d'enfant au-dessus de deux ans, le bien-être dans toute la y.aleur de cette expression ; et cela conformément aux besoins résultant des développements de rintelligence.

— Les baux : étant toujours à vie pour les exploitations par une seule famille; et de trente années pour les exploitations par familles associées; sojit néanmoins résiliables, du côté des individus, pour des causes déterminées d'utilité particulière. Car rintérét public et les intérêts particuliers, étant .alors nécessairement identiques, c'est toujours l'intérêt raisonnable des particutiers, qui doit être consulté et préféré.

Voilà cette plus-value, impossible à organiser, selon M. Proudbon, qui se trouve organisée, sans qu'on y touche. Le sol, et ce qui s'y rapporte, est évalué au commencement et à la fin du bail. S'il y a plus-value; l'État paie. S'il y a moins- value; l'héritage paie. Et, si l'héritage n'a rien ; l'État perd. Car, alors, le crédit n'est que personnel, le crédit héréditaire se trouvant anéanti.

Est-ce clair? c'est peut-être trop simple pour être compris. -^ Que voulez-vous que j'y fasse ?

Je continue l'esquisse des résultats.

— L'immense majorité des procès, source presque générale des haines domestiques, ayant pour origine les difficultés

, relatives aux propriétés foncières, ces procès disparaissent* "complètement. *.♦ ,

— Les exploitations rurales, et autres, étant toujours louées avec tout le mobilier qui leur est nécessaire, chaque individu sortant majeur des mains de la société collective, trouve toujours à s'établir immédiatement. Et si de nouvelles exploitations se trouvaient nécessaires, l'État procure tou^- j

' jours les moyens de les établir.

— La production agricole, devient, proportionnellement ^ d'autant plus considérable, pour un nombre donné d'individus, que la population est elle-même plus considérable.

Quant aux craintes relatives aux excès de population* je me charge de prouver : que, dans la société floijwlle, ces 41

craintes sont absolument chimériques. Si j'avais la folie de vouloir tout exposer à la fois, il me ser6^.it reproché, et avec raison, de tout brouiller en voulant tout expliquer sans ordre.

Ainsi :

Production suffisante au bien-élrc complet des familles;

Production, aussi grande que possible, pour Taugmenla* tion de la richesse sociale ;

Tel esl le résultat nécessaire, et quant à l'agriculture, de rentrée du sol à la propriété collective.

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