L.-N. BONAPÂHTE
Vous croyez peut-àre que Tauteur borne ses vues au quart de la propriété territoriale^ Son bon sens — un flatteur dirait son génie — lui a indiqué : que ce n'est point le quart du sol qui doit entrer è la propriété collective : mais LA TOTALITÉ. Écoutez plutèt,
« Nous disions dans le principe (le quart), parce que, « dès que Tassociation serait en voie de prospérité, il serait « de son intérêt d'établir des colonies agricoles dans chaque <K département, soit en défrichant les terres incultes, soit en « achetant des terres dont rindustrie PRIVÉE ne tire pas c un grand profit, mais qu'une association (la propriété « collective) pourrait faire valoir à son avantage. »
L,-N, Bonaparte.
Ce que je viens de citer est à la page 270. Ne croyez poi.nt qu'après cala l'auteur abandonne^son idée. A la page 278, il dit encore ;
« La classe ouvrière aura pour elle seule ces trois pro« « duits : elle sera à la fois teayailleur, fermier, pro« c PRIÉTAIRE ; ses bénéfices seront donc immenses . • . •
c la troisième partie donnera les moyens d'ac-
• croître sans cesse le capital de la société EN achetant
< DE nouvelles terres. »
Remarquez, je vous prie, et remarquez très-particulièrement, que le caractère exceptionnel, pour faire distinguer en achetant de nouvelles terres, n'est pas de moi, mais de l'auteur.
Je finis, en disant avec Franklin :
« V^xpérience tient une école où les leçons coûtent cher; « niais c'est la seule où ]ps insensés puissent s'instruire, »