‹ Qu'est-ce que la science sociale?Chapitre 7 sur 36 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

« Ce QTE L*n|| COMÇOIT Mltn, S*Ê!fO!fCE CLAI- « ■EHEÏIT. n BOILEAU.

Cela signifie, sans aucun doute; que, ce que l'on conçoit mâlf s*énonce obscurément.

Cria posé, il resle évident, pour quiconque a bien étudié at les économistes et les socialistes : que, les uns et les autres conçoivent mal la répartition ou la distribution des richesses ; car, ce qu*ils en ont dit est obscur, comme des ténèbres palpables.

D*abord, de quoi doit-il être question ?

— De la distribution ou de la ri'partition des richesses, allei-vous me dire.

— Très-bien. Mai*^ s'agit-il: des richesses seulement; M des ricbesses el de leurs revenus ; ou seulement de leurs revenus?

Je vous fais cette demande parce que le prince des écooonistes J.-B. Sny. dans son traité d'économie politique, parie de la distribution des richesses comme élément de Téconomie politique ; et que dans son cours dÏN^onomie politique, publié longtemps après, il ne s*agit plus que de la distribution des revenus.

Voici la cause de ce cliangemeol :

Parier de la distribution des richesses, c'était entrer dans la diftiributioii du sol, richesse primitive, ou plutôt source

passive de toute lichesse. Alors, il aurait fallu embrasser: non-seulement la question de fait; mais aussi la question de droit. Et J.-B. Say ne voulait considérer que le fait, en faisant abstraction du droit. Il devait donc rejeter la dénomination de distribution des richesses prise dès l'abord ; et, se réduire à la diètrOntion des revenus, ainsi qu'il Ta fait en dernier lieu.

Mais J.-B. Say, tout en rejetant le droit, s'appuie sur le droit, presqu'à chaque page de ses ouvrages. Alors, vous devez comprendre quelle obscurité doit exister : dans les écrits d'un homme niant le droit; et, s'appuyant en même temps sur le droit.

Les prétendus socialistes, et c'est là ce qui les distingue des économistes, veulent établir la distribution ou la réparlittoQ soit des rldiesses, soit de leurs revenus, sur le droit et non sur le fait. En cela ils sont tous d'accord. Mais, comme en époque dlgnoranoe sociale sur la réalité du droit, il y a autant de droits possibles, qu'il peut y avoir d'opinions aar le droit, il en résulte : que, chez les prétendus socialistes, il y a autant d'opinions sur la distribution soit des richesses, soit de leurs revenus, qu'il y a d'individus. De pareils précédents ne sont guère propres à la clarté d'une discussion.

Nous ne sommes encore qu'au commencement des difficultés, et, avant de les avoir aplanies, il est impossible d'a« voir de la clarté.

Qui dit distribution ou répartition, suppose distributeur ou répartiteur. Ce distributeur ou répartiteur est-il per* sonnet ou impersonnel? EsMl relatif à quelqu'un, à la liberté ; ou è quelque ekose^ à la nécessité ?

Si le distributeur ou répartiteur est personnel, est relatif h quelqu'un, est relatif à la liberté; comme il y a ohei ohaonn forée et raison estrce h la force ou à la raison que la répartition ou distribution est relative? Et si le distributeur ou répartiteur est impersonnel, est relatif à quelque chose, à la nécessité; comme il y a pour chaque chose, néoessité absolue et nécessité rslattve, esWœ à la première ou è la

ibtnMvqne la réparlilion ou disiribulion doit so rapporter? Pub, è mesure que nous avançons, les difficultés vont en «'aBgBeotaot.

Si la distribution ou répartition est relative à la force, adieu le droite adieu même la discussion.

Si la distribution ou répartition est relative è la raison, coBseot distingue- t-on, socialement, la bonne raison de la ■aoîaise, autrement que par la force? Et, s*il est impossible k les distinguer socialement, voilà de nouveaux adieux : et adroit; et à la discussion.

Si la distribution ou répartition est relative à quelque

dMMe, è la nécessité, cette nécessité est-elle absolue ou rela-

liie? Si, absolue, adieu le droit, adieu la discussion Si, re-

iilive, à quoi se trouve-t-elle relative? Et si, pour le déclarer

Mdalenent, il n'y a de juge que la force: adieu le droit en-

eoK une fois ; et encore une fois, adieu toute discussion utile.

Eaïayei donc d*avoir de la clarté dans cette discussion,

d'avoir résolu toutes ces questions!

arriver à la vérité, commençons par examiner ce

fri esbte au sein de la société actuelle : et, è cet eflèt, étu-

dmis la répartition des richesses : et selon les économistes;

cC arioa les prétendus socialistes. Nous verrons facilement

«Moite : ce que doit être, et ce que sera nécessairement la

aadété ftiture.

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