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INTRODUCTION

« Les signes négatifs de la bonne conformation du bassin sont autant d'indices de la mauvaise. »

BAUDELOCQUE.

Le diagnostic très précis et très précoce des pelviviciations est absolument nécessaire pour justifier ia conduite à tenir au moment de l'expulsion fœtale et sauvegarder Îes intérêts de la Mère et de l'Enfant. Pour y parvenir, un grand nombre de méthodes d'investigation ont élé préconisées ; mais aucun de ces procédés, plus ou moins classiques (pelvimétrie, pelvigraphie, ‘cliseométrie, pelviradiographie) ne permet d'atteindre complètement et sûrement le but désiré. En l’état, on nest en droit de négliger aucune des méthodes d'examen susceptibles de fournir des renseignements complémentaires.

En particulier, on utilisera avec grand profit, l’inspection méthodique du corps de la femme gravide, telle qu'elle est pratiquée à la Maternité d'Alger, et surtout l'examen systématique, dans la région lombo-sacrée, du « quadriiatère obstétrical » dont l'étude, comme l’a mis magistralement en lumière Monsieur le Professeur Rouvier, donne la clef de bien des pelviviciations.

De tout temps bien connue des artistes, l'existence, chez la femme, de cette figure géométrique correspondant à la face postérieure du sacrum parait avoir attiré

sobre

UARTES

à un degré moindre l'attention des Anatomistes. Tous

les traités classiques d'anatomie omettent en effet de

signaler cette particularité. On ia trouve mentionnée seulement dans certains ouvrages spécialement destinés aux artistes. (Froriep, Lauger, Brücke, Richer, etc...) et il faut arriver en 1907-1908 pour lire à ce sujet les intéressantes monographies du P° Charpy (de Toulouse). ;

Les Accoucheurs eux-mêmes, cependant plus directement intéressés à la question, semblent l’avoir également négligée. Depuis l'Allemand Michaëlis (1) qui eut le mérite d'en donner, le premier, une description maiheureusement inexacte, et surtout de signaler son importance semeïologique dans les pelviviciations, le quadrilatère obstétrical n’a été que rarement étudié à l Etranger (Nœægelé, Schrœæder, Stratz, Mullerheim, Soli).

En France, seuls y consacrent quelques lignes les traités de Tarnier et Budin, Budin et Demelin, Bar, etc... Cette lacune à été comblée, en partie par la thèse intéressante de Monier (Lyon 1901), mais surtout par les travaux, les publications et l’enseignement oral de notre Maitre, Monsieur le P' Rouvier, qui depuis 1909, tendent de plus en plus à généraliser les applications cliniques : découlant de l'étude du quadrilatère obstétrical, et à les faire entrer dans la pratique courante. Ra

Au cours de notre séjour dans le service de la clinique obstétricale de la Faculté de Médecine d'Alger, comme

(1) Après les travaux de Michaëlis, le «quadrilatère obstétrical » fut :

décrit sous le nom de « Losange de Michaëlis ». — On verra plus loln les raisons péremptoires qui ont amené M. le Professeur Rouvier à remplacer cette dénomination absolument inexacte de « losange » par la désignation de quadrilatère obstétrical.

stagiaire, puis comme interne, nous avons eu la double bonne jortune de pouvoir observer, outre les cas noriaux, de nombreux exemples de pelviviciations, et d'être initié à leur étude par les savantes leçons de Monsieur ie Professeur Rouvier (1). Suivant ia pratique constante, de règle à la Maternité d'Alger nous avons systématiquement étudié les modifications subies par le quadrilatère obstétrical dans tous ces cas pathologiques, et il nous a paru intéressant, suivant l'inspiration de notre Maître, dont nous reproduirons fidèlement les doctrines, de consacrer notre thèse inaugurale à l'exposé des déductions cliniques qui semblent découler de nos observations.

Notre travail est donc avant tout un travail clinique.

Le Chapitre 1°” en sera consacré à l'étude du quadrilatère obstétrical normal : après avoir signalé les erreurs commises par Michaëlis dans sa description nous en donnerons Ja définition exacte, établie par M. le P' Rouvier. Nous montrerons la simplicité de sa détermination pratique et nous indiquerons ses dimensions moyennes d'après les chiffres obtenus à la Maternité d'Alger.

Dans un second chapitre nous montrerons les altérations obligatoires du quadrilatère obstétrical dans les pelviviciations.

Le.Chapitre HT aura pour objet la description générale des viciations pelviennes dans leurs rapports avec les altérations variables du quadrilatère obstétrical.

Au Chapitre IV, nous nous cfforcerons de mettre en évidence la valeur seméïologique des anomalies de conformation du quadrilatère.

Nous concluerons enfin, après avoir exposé quelques * observations cliniques.

La grande bienveillance de M. le P° Rouvier nous à

(1) Introduction à l'Étude des Pelviviciations. — Cliniques inédites 1919.

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