Auguste Danican, les Brigands démasqués (Londres
de courtisanes, de Ganymèdes, d'escrocs el de proxénètes. Nouveau satrape, il ne songe qu'à profiter de sa bonne fortune et k utiliser sa prestance de plus bel homme de la république : a Grand et robuste, oui ! s'écrie Danican, mais il est bête, ignorant et a dans l'attitude quelque chose de féroce et d'insolent. » — « Oh ! ce Barras, s'exclame Rocher-Sérizy, ce Barras au regard farouche et à la figure stupide de sanglier, rongé d'hémorroïdes internes qui le rendent cruel par accès K » Le voluptueux méprisait ces calomnies. Bien que n'ayant aucune habitude du travail, aucun talent de tribune, aucune intelligence de la politique, il cachait une dissimulation profonde, un plan bien suivi de domination, et son audace agissante au milieu d'une cohue de bavards l'avait porté naturellement au pouvoir. Trop tôt, selon ses ennemis qui l'accusaient de ne pas avoir l'âge obligatoire pour être directeur. A cette fausse imputation, il avait aussitôt répondu en faisant afficher son acte de baptême sur les murs de Paris. « C'est celui de son frère! » fit le public frondeur, et, lisant le nom du village où était né le tyran, Fox-Amphoux (Var), il prétendit qu'un Anglais trouvait plaisante la ressem-