‹ Quand Barras était roiChapitre 51 sur 74 · Paris, 24 décembre · texte numérisé non relu

Paris, 24 décembre

on court chez elle, on la fêté, on en dit du bien, du mal, on la trouve partout, au Perron, à la Comédie, au bal, au Bois de Boulogne, au Thiase, au thé, dans les boudoirs, à pied, à cheval, en wiski, en spincer, enfin c'est la femme à la mode. Cela n est pas très étonnant, elle est fort gaie, cette M"* Angot, et le peuple a faim de rire. » Le peuple ne fut pas rassasié par cette feuille, il s'intéressait peu au style de la commère, il lui fallait sa voix d'écaillère, ses apostrophes claquantes lancées en pleine figure comme une morue fraîche, la scène absorbait l'intérêt général. En mars 1797 on donnait à la fois cette sublime nouveauté, la Suite de Af™* Angot aux tréteaux de Ribié * et les Amours de Af"* Angot au théâtre des Jeunes-Artistes. Dire la valeur respective de ces deux ouvrages serait difficile.

La première était la répétition du grand succès la Poissarde parvenue ; quant à la seconde, c'était une prétendue comédiedu genre le plus bas et d'un trivial dégoûtant. Les enfants qui jouaient sur ce théâtre remplissaient leur rôle avec finesse et intelligence, mais il semblait révoltant d'entendre sortir delà bouche de cette jeunesse des obscénités et

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