‹ Quand j'étais photographeChapitre 4 sur 17 · A MORT · texte numérisé non relu

A MORT

Dans ce drame, si monstrueux qu’il soit et sensational par la mise en scène, d’ailleurs vulgaire comme

PHOTOGRAPHIE HOMICIDE

conception et exécution, — avant tout forcément bête, comme tout crime, — ce qui reste pour nous stupéfiant, c’estlemanquementintellectueldujuge, — des juges, — et aussi de la défense, au point de vue du discernement, de la déduction et du plus simple flair psychologique.

Pourtant, et réserves plus graves faites d’ailleurs, quelle étude curieuse pour des « professionnels », quelle ressource pour la défense, l’observation des concomitances, des antécédents, de tous les prodromes ! — Mais tel est le trouble de la Justice ellemême, puisqu’elle s’appelle ainsi, devant l’image maudite du crime perpétré, que cette épreuve photographique se trouve souverainement suppléer tout le reste : elle entraîne tout. — Pas même le rappel de cette sœur aînée idiote ou folle; — pas seulement le constat si important de la vie privée, des recettes, des ressources quotidiennes et de leur source chez l’infâme, l’ex-mactotum de la pharmacie Fenayrou, le nouvel établi, l’initial auteur de tant de maux!

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