JE DÉDIE CE LIVRE
En témoignage £ affection pour celui des nôtres quiy sachant son épée jalouse de sa plume ^ sacrifia celle-ci à celle— là , et^ contraignant Pégase à quitter les hauteurs de VHélicon^
le fit charger sous les murs de Metz et dans les plaines d'Afrique contre le Barbare^ ennemi du nom français,
Le Couloumé, septembre 1918.
AVERTISSEMENT
Après avoir écrit un roman de raison/, j’ai pensé qu’il serait courageux d’écrire un livre à la fois simple et sentimental dans une époque qui n’est ni ceci, ni cela.
Certains se sont plaint de n’avoir point trouvé leur compte de romanesque dans mon premier ouvrage, d’une sécheresse voulue : j’espère qu'ils le trouveront, et au delà, dans celui-ci.
Mes personnages ne portent point de nom, et, si j’avais pu les désigner sans leur donner de prénom, je l’eusse fait.
Le pays où ils vivent demeure incertain sur la carte. Lorsque l’amour constitue le fond du suj^t, des caractères et du décor, tout le reste importe peu.
Il n’y a pas plus de détails dans les grands sentiments que de roseaux dans les torrents.
Peut-être reprochera-t-on à mes héros d’être rudimentaires? A coup sûr, ils mourraient s’ils