‹ Quand les Français ne s'aimaient pasChapitre 4 sur 66 · La Crise du patriotisme à l'école · texte numérisé non relu

La Crise du patriotisme à l'école

2. Recueillons cette vue d'ensemble de l'ingénieux et éloquent critique anglais, M. Edmond Gosse : - Depuis quinze ans, il a été impossible à l'observateur perspicace et sans parti pris de ne pas remarquer que la France rassemblait ses forces morales, simplifiait son attitude politique, se préparait sans hâte en vue d'une action concertée. » {Mercure de France, février 1916.) D'une élite à l'autre, elle S'est ébranlée peu à peu. La réaction du noble Charles Péguy, par exemple, est de 1905.

masse anonyme de nos biens nationaux; cela n'est pas possible depuis que l'on essaye audacieusement de transférer le mérite et l'honneur exclusif de la patrie sauvée aux partis et aux idées qui l'avaient fait péricliter en la reniant.

Nous n'éprouvons aucun plaisir à rappeler l'erreur de quelques délinquants. Nous avons perdu beaucoup d'hommes, nous portons une multitude de deuils. Ceux qui s'avancent comme nous entre une double haie de tombes et dont les yeux ne cessent de leur représenter tout le sang beau et pur versé depuis vingt mois ne peuvent pas donner leur cœur aux petites pensées de vengeance et de haine. A peine peuventils se rappeler les lâches provocations de millionnaires politiciens qui ont employé des trimestres entiers de l'Union sacrée à faire assaillir d'une boue fétide notre patriotisme, notre principe politique, jusqu'à notre personne, qui importe si peu ! Un écrivain qui n'a qu'à ouvrir ses cartons pour y trouver les matériaux d'un livre comme celui-ci a le droit de penser que les lettres de son nom suffisent à couvrir de honte ses diffamateurs'.

1. Je cois devoir dire ici que, à dater du 6 juin 1915, une feuille innommable nous désigna tous les jours à son public •çous le titre de serviteurs de l'étranger.

U'honnêtes juges de France avaient, le 12 octobre 1915,

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