LE JEUNE CHEF IROQUOIS
Bien loin, bien loi
Pour surprendr nt dans Îa lutte
que les jeunes
Ommes à la dance: " asse qu’un Mo-
hican; plus cruel Engeances que le Matchi.
Manitou du Nord.
Trente ans, une Slature élevée et élastique comme celle du léopard, de petits yeux ronds profondément enfoncés dans leurs oruites ct étincellants de lueurs fauves, un front déprimé, le nez recourbé
>êcheur Comme celui d’un aigle, les cheveux drus, longs,
liés au sommet de l’occiput, les joues glâbres et rougeûtres, un arc de frêne et des flèches armées d’arrêtes de poisson, UP tomahawk à la main droite, une hache de pierre passée à la ceinture, un man”
teau de peau d'ours jeté sur les épaules, et agrafé sur
la poitrine par des griffes de l'animal, aux pieds des mocassins ornés de broderies en coraux et en oils de porc-épic, tel était Adaldake, le jeune et vaillant chef Iroquois, la terreur des Hurons.
Adaldake, le jeune et vailant chef des Iroquois, la terreur des Hurons, vint à passer sur le bord de la rivière Richelieu, près de la cabane du vieux pècheur Goribert. Il vit la belle Cora, la fiancée de
Paul, le hardi défricheur....-.::
C'était par une riante matinée du mois de mai. Longtemp® assoupie dans son blanc manteau de neige et de glace, la nature sortait enfin du sommei léthargique où elle avait été plongée durant près de sept mois. *aurore frangeait de pourpre les portes de l'Orient, l’atmos hère était chargée de balsamiques senteurs; Zéphyr Jutinait avec les bourgeons naissants de Vérable, les oiseaux remplissaient l'air
de leurs chants harmonieux. . .:
La belle Cora faisait ses ablutions à la source limpide; en la voyant, Adaidake sentit qu'il l'aime rait!....
Fuis, fuis, aimable jeune fille, redoute même ce courts instants; Car le ciel se Fe e de gros nuage cuivrés à l'horizon, le souffle éracine le chênes au sommet du piton derrière lequel tu : abritée, de fulgurants éclairs déchirent la mas: orageuse amoncelée sur ta tête; dans l'immensi! la foudre fait entendre Sa voix sépulcrale, et Mort, pâle, jivide, lancée de son ténébreux pala plane autour du Richelieul...
+ de LA VENGEANCE DU SAUVAGE
D'abord l’Indien songea à s’élancer sur la ravissante Canadienne, afin de l'emporter dans son wigwam, mais la présence de quelques colons le força de renoncer à cet attentat.
Pendant plusieurs lunes, il rôda autour de la chaumière du pêcheur, comme le loup autour d'une bergerie. Nulle cccasion ne se présenta pour accomplir son perfide dessein. Soit pressentiment, soit tout autre motif, la belle Cora ne sortait point sans être accompagnée de son père ou de son fiancé, Paul, le hardi défricheur.
Tel qu’un venin mortel, le poison de la jalousic s’instillait goutte à goutte dans le cœur d'Adaldake, le jeune chef iroquois. Plus que la brûlante Passion peut-être, dominait en son sein le désir effréné de la vengeance.
Le sommeil avait fui ses paupières, un feu corrosif lui dévorait les entrailles: la nuit il formait des projets homicides, le jour il tentait de les exécuter, et ses forces s’épuisaient dans cette implacable poursuite et les rochers d’alentour redisaient ses gémissements et ses malédictions.
L'heure si désirée par les deux amants allait bientôt tinter sur le cadran de l’hyménée. L’anniversaire de la Saint-Laurent avait été fixé pour leur union.
La veille au soir de ce jour tant souhaité, Paul proposa à sa douce amie, une promenade en canot sur le délicieux lac encaissé dans le giron des collines qui forment le groupe de la montagne de Belæil. La belle Cora ne pensa point à refuser, hélas! Ils partirent...
La soirée était mélodieuse ct parfumée. De célestes concerts étaient vocalisés dans les bouquets
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de mélèzes et de merisiers par d’invisibles hôtes; léger comme la brise glissait l’esquif fendant l’onde azurée; Paul et Cora s’oubliaient dans l'idéalisme de la béatitude...
Soudain d’un buisson d'aubépine s’élance sous les eaux, un Corps noir... 1l nage, nage, sans vruit, pareil au démon des enfers, s'approche de la barque, saute dedans, et brandissant un casse-tête, en mecnace Paul, le hardi défricheur.
Palpitante, éperdue, Cora s'est jetée entre Île monstre et son fiancé... La massue s’abat, la pauvre fleurs du Richelieu s'affaisse baignée dans son sang... Une lutte s'engage entre Paul et Adaldake (car c'était lui); le canot bascule et tous trois tombent au milieu du le.
Les vagues tourbillonnèrent... tourbillonnèrent... Les malheureux disparurent dans le gouffre sans fond......
Without a grave, unknell d, uncoffin'd...
Et le ciel s'était plombé de gros nuages cuivrés à l'horizon, le souffle des autans éracinait les chênes au sommet du piton de Belæil, de fulgurants éclairs déchiraient la masse orageuse amoncelée sur les campagnes, dans l'immensité la foudre faisait entendre sa voix sépulcrale, et Ja Mort, pâle, livide, élan cée de son ténébreux palais, planait autour du Ri chelieu...
Dieu se cache sous le pauvre, et quand le pau vre tend la main, C’est Dieu qui reçoit.