‹ Quarante années de pratique chirurgicaleChapitre 56 sur 74 · LETTRE SEPTIEME · texte numérisé non relu

LETTRE SEPTIEME

ANEVRYSMES FAUX CONSECUTIFS.

Dans les lettres précédentes, mon cher Chélius, je vous ai parlé des anévrysmes spontanés, ou plutôt des anévrysmes que l'on considère généralement comme spontanés , quoique l'intervention d'une action extérieure, d'un effort, d'un mouvement violent et exagéré, soit la cause la plus ordinaire de leur formation. Je vais vous entretenir maintenant d'une affection très semblable à la précédente, sinon quant à son origine, du moins quant à sa marche et quant au traitement qu'elle réclame : je veux parler des anévrysmes traumatiques , ou anévrysmes faux consécutifs.

Lorsqu'une artère d'un certain calibre vient à être blessée, le sang s'écoule ordinairement à l'extérieur ; l'hémorrhagie est tantôt légère, tantôt abondante; tantôt elle ne se produit qu'une seule fois ; tantôt, au contraire, elle se manifeste à plusieurs reprises, et à des époques plus ou moins rapprochées les unes des autres. Il serait désirable qu'en pareil cas on pût toujours pratiquer la ligature; mais cela est quelquefois impossible, ou encore le malade ne réclame pas les soins d'un chirurgien éclairé. Bien souvent, trop souvent, la mort est la conséquence

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