DE PH.-J. ROLX. IX
qui vint se presser à ses leçons, vous dépeindre toute son activité et tous les subterfuges auxquels il dut recourir pour subvenir aux exigences matérielles d'un enseignement dont aujourd'hui nous n'avons plus d'exemple, ce serait dépasser le but que je me suis proposé. Ces souvenirs, d'ailleurs, ne pourraient être rappelés que par des contemporains; eux seuls pourraient bien faire l'histoire de cette brillante époque de l'enseignement particulier; car, lorsqu'on a pu en entendre parler par ceux mêmes qui y prirent une part active, on court grand risque, en racontant de semblables succès , ou de rester au-dessous de la vérité, ou de paraître l'exagérer. Mais ce n'était pas assez d'avoir réussi dans l'enseignement, M. Roux sentait qu'il lui fallait un service d'hôpital. Bichat, son maître, n'avait-il pas porté le titre de médecin de l'Hôtel-Dieu, et n'était-ce pas là qu'il avait, en partie, fait ses belles recherches? Aussi, lorsqu'une place de chirurgien en second vint à être créée dans cet hôpital, il n'hésita pas à se présenter au concours en même temps que Dupuytren, et s'il ne fut pas nommé, il prouva, du moins, qu'il pouvait se mesurer dignement avec ce redoutable adversaire.
En 1803, il soutint sa thèse de docteur. Elle était intitulée : Coup d' œil physiologique sur les sécrétions, et consistait dans une série de propositions plus faciles à développer qu'à analyser. Elle précéda de peu l'apparition du cinquième volume de VAnatomie descriptive de Bichat, dans lequel se trouvent contenus, outre la description de tous les organes glandulaires, celle des organes génitaux et urinaires de l'homme et de la femme, et tout ce qui a trait au fœtus et à ses dépendances-