‹ Quatorze mois dans l'Amérique du Nord (1875-1876) [microforme]Chapitre 19 sur 71 · RER · texte numérisé non relu

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se figure une immense caisse de berline suspendue par d'énormes courroies decuir, et dont de grossiers rideaux, aussi en cuir épais, formeraient les parois. A l'intérieur, trois banquettes de trois places chacune. Nous sommes sept voyageurs en tout. Le ‘ ‘age est attelé de quatre chevaux.

Au premier abord cette voiture semble peu pratique ; mais nous ne tardons pas à nous apercevoir que nulle autre ne pourrait être employée. De route, il n’en existe guère de trace; et les accidents de terrain impriment à notre carrosse des mouvements invraisemblables, qu'une voiture moins solidement construite ne pourrait subir sans danger.

Nous traversons d'abord par deux fois, àgué,tv rs d'eau très large et assez profond; cinq stages, y compris le nôtre, se rencontrent au second passage de la rivière, les uns se dirigeant vers le chemin de fer, les autres se rendant dans l'intérieur : cela fait un joli tableau. .

Au delà de la rivière, nous nous engageons à travers un pays assez coquet, mais sans beaucoup de caractère; parfois on aperçoit quelque champ cultivé, mais presque partout ce ne sont que de vastes étendues de prairies naturelles, parsemées de quelques arbres qui rarement sont remarquables par leurs dimensions, On ne voit que peu de bestiaux ou de troupeaux. Je remarque cependant deux bandes assez considérables de chèvres qui ont été importées de Cachemire. L'essai a été assez heureux, paraît-il.

Plus loin la route, si on peut lui donner ce nom, s'engage dans une vallée très longue, appelée Salt

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