‹ Quatorze mois dans l'Amérique du Nord (1875-1876) [microforme]Chapitre 20 sur 71 · LES BIG TREES DE CALAVERAS · texte numérisé non relu

LES BIG TREES DE CALAVERAS

Spring valley, qu'elle traverse dans la largeur. La culture semble ici plus développée et on rencontre un grand nombre de ranchos, Puis nous poursuivons péniblement notre marche vers l'est, notre conducteur s'arrêtant pour remettre des lettres ou des journaux, pur déposer les sacs de dépêches dont il est porteur ou quelque paquet envoyé de Ia ville voisine; pour prendre ox laisser un voyageur, ou simplement pour faire boire ses chevaux ou pour hoire lui-même et causer amicalenent avec quelque iñdividu de sa connaissance, Notre voyage tend à devenir une édition, revue et corrigée, du voyage en diligence tel qu'il était autrefois en Europe, avec toutefois cs difficultés du chemin en plus.

Au bout de quelque temps la nature du sol change; des rochers de quartz à fleur de terre font leur apparition, et on me montre, sur la droite, la direction où, à quelque distance, se trouve une mine de cuivre assez importante.

A 23 milles de Milton nous atteignons Angels camp; le sol bouleversé dénote les travaux des chercheurs d'or ; il y a bien quelques placers qui donnent encore un certain produit, mais le plus grand nombre est épuisé et abandonné. Enfin, à la nuit, après huit heures de route, nous descendons à Murphy's camp, à 32 milles de notre point de départ.

2 décembre. — Un nouveau stage, à sept heures et demie du matin, vient nous prendre. Par une route des plus pénibles qui, pendant quelque temps, suit, le cours du Stanislaus river, nous remontons vers le nord-est, Le pays est plus accidenté que la veille. La nature du

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