‹ Quatorze mois dans l'Amérique du Nord (1875-1876) [microforme]Chapitre 33 sur 71 · ANVIEN · texte numérisé non relu

ANVIEN

Fairmount Park, — Independance Hall, — La ville de Philadelphie, = Son apparence de bien-être, — Prix élevé des droits d'entrée en Amérique, — Obstacles à la mise en pratique des dovtrines de libre échange, — La Pennsylvanie. — Retour à New-York. — Galeries de tableaux. — Brooklyn, — De l'Immigration. — Hoboken — Le haras de M. Belmont,

2 janvier, — Arrivés à Philadelphie de bonne heure, notre déménagement de notre maison roulante est bientôt effectué et nous nous disposons à nous rendre au Continental Hotel,

Avant de quitter la gare nous rencontrons M. Scott, qui à si aimablement mis à la dis9osition de Rothschild son car; il part pour New-York ; mais nous pouvons ce< pendant lui dire combien nous avons apprécié les effets de sa gracieuse obligéance.

Les deux nègres, le cuisinier et le maître d'hôtel, James ét John, deux excellents serviteurs, entre parenthèses, nous ont fait les adieux les plus tendres et nous ont assuré qu'ils étaient très satisfaits du voyage que nous venons de faire ensemble.

A Philadelphie habitent des amis dont nous avons fait la connaissance à bord du Bothnia et qui nous ont promis de nous guider quand nous viendrions visiter cette ville. Munis de leur adresse, après nous être installés à l'hôtel et y avoir déjeuné, nous allons donc à la recherche de M.et Mrs. Brewster. Noussommes accueillis

avec un empressement cordial, et sur-le-champ il est décidé que nous profiterons de la journée, qui est assez belle, pour aller donner un coup d'œil aux constructions déjà avancées de la prochaine Exposition, Le temps est à la pluie depuis quelques jours et peut-être que demain il serait trop mauvais pour nous permettre une visite à Fairmount Park,

En raison de la distance, nous nous y rendons en voi ture. Nous traversons la rivière Schuylkill, qui au-dessus de la ville se jette dans le Delmoare et nous entrons dans le parc. Son étendue doit être à peu près égale à celle du Bois de Boulogne; 1e terrain est accidenté et on y trouve de très jolis points de vue. La rivière, large de 4 ou 500 pieds, avec son cours tourmenté et ses bords encaissés, est d'un :harmant effet; de larges pelouses plantées de beau: :bres complètent l'ensemble,

C’est surtout d'une petite colline peu élevée à laquelle on arrive en passant devant les réservoirs de la ville et le jardin zoologique, et qui à reçu le nom de George’s Hill, qu'on a une belle vue à la fois du parc, de la rivière et de la ville tout entière. Les bâtiments de l'Exposition s'élèvent à une petite distance ; ils cou vrent une étendue considérable,

Le bâtiment principal, tout en fer, est d’un modèle élégant, Je ne saurais en dire autant d’une lourde con

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