‹ Quatorze mois dans l'Amérique du Nord (1875-1876) [microforme]Chapitre 35 sur 71 · HE · texte numérisé non relu

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bien-être que, jusqu'ici, je n’ai pas rencontré en Amérique. Assurément certaines rues à New-York sont plus belles, mais l'ensemble de la ville est moins plaisant,

Ici, dans les quartiers populaires, les artisans, les ou: vriers de tout genre, le: hommes de peine même, habitent des petites maisons confortables où ils demeurent seuls avec leur famille; beaucoup sont propriétaires de leur maisonnette. Le bon effet de cet état de choses est frappant au premier coup d'œil. Ca ne rencontre pas de ces figures qui suent le vice et la misère, comme on en voit en si grand nombre dans tant d’autres villes manufacturières. Le travailleur est indépendant et comparativement à l'aise. Les enfants, élevés dans des habitudes de labeur et d’économie, entrent dans la vie résolus à se faire à leur tour un foyer comme celui où ils ont été élevés,

Les habitants de Philadelphie semblent aussi moins affairés, moins préoccupés qu'ailleurs. Iis respirent ur air de richesse tranquille et satisfaite.

Les squares sont bien plantés et bien entretenus! mais. il n'y a pas de monument qui attire l’attention,. On travaille, cependant, actuellement à une construction très étendue qui renfermera tous les services publics et qui, autant qu'on en peut juger dans l’état actuel des travaux, aura une belle apparence; mais elle ne sera pas achevée avant plusieurs années. Les devis, me dit-on, s'élèvent à 5 millions de dollars.

Comme dans toutes les grandes villes d'Amérique, il ÿ a à Philadelphie un grand nombre de clubs. Nous en visitons deux, le Reform Club et le Union League Chub qui sont remarquablement installés sous tous les rap-

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