‹ Quatorzième lettre provincialeChapitre 10 sur 22 · Var. : « Cela est faux · texte numérisé non relu

Var. : « Cela est faux

permise, le meurtre soit aussi permis. C'est cette cruelle manière de se défendre qui est la source de toutes vos erreurs, et qui est appelée, par la Faculté de Louvain, une défense meurtrière, defensio occisiva, dans la censure de la doctrine de votre Père TAmy sur rhomicide^. Je vous soutiens donc qu'il y a tant de différence, selon les lois, entre tuer et se défendre, que, dans les mêmes occasions où la défense est permise, le meurtre est défendu, quand on n*est point en péril de mort.. Écoutez-le, mes Pères, dans Gujas, au môme lieu : Il est permis de repousser celui qui vient pour s'emparer de notre possession^ mais il n'est pas permis de le tuer. Et encore :. Si quelqu'un [vient pour nous frapper, et non pas pour nous tuer, il est bien permis de le repousser, mais il n'est pas permis de le tuer.

Qui vous a donc donné le pouvoir de dire, comme font Molina, Reginaldus, Filiutius, Escobar, Lessius et les autres ^ : // est permis de tuer celui qui vient pour nous frapper. Et ailleurs : // est permis de tuer celui qui veut nous faire un affront, selon Cavis de tous les casuistes, ex sentenlia omnium, comme dit Lessius, n^ 74 ^? Par quelle autorité, vous, qui n'êtes que des particuliers, donnezvous ce pouvoir de tuer aux particuliers et aux religieux mêmes ? Et comment osez-vous usurper ce droit de vie et de mort qui n'appartient essentiellement qu'à

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