Responies aux Lettres provinciales^ p
d'abord, et Test en effet quand on s'en tient à la proposition générale. Mais quand on va au détail, et il n'y a de réel que le détail ; quand on reconnaît que les casuistes permettaient en fait, et habituellement, non seulement le meurtre aveugle et brutal, mais l'assassinat et le guet«apens (voir la septième Lettre), on comprend l'indignation de Pascal, et on trouve aussi juste que forte l'antithèse terrible où les jésuites ne voulaient voir qu'une déclamation.
A la lin de la 1" Provinciale se trouve un alinéa qui est en petit texte dans la première édition, et qui. forme un post-^scriptum à cette Lettre, quoique Pascalne l'ait pas intitulé ainsi. Dans ce morceau, le soufflet probable est un trait qui ne sera pas oublié tant qu'il y aura des jésuites, et tant qu'on relira la seconde moitié de la cinquième Lettre, sur la doctrine de la probabilité. La réponse du P. Nouet est maladroite *. L'histoire du soufflet de Gompiègne, dont Pascal avait profité malicieusement dans sa 13® Lettre (page 60 de mon édition), n'était pas grave, et il n'y avait qu'à s'en taire et à laisser parler. Les jésuites aimèrent mieux nier. Mais en y revenant fort mal à propos dans leur réponse à la 14*, ils montrent qu'ils ne pouvaient nier, et ils sont réduits à faire la grimace en voulant rire sous la réplique étourdissante de Pascal ^.
Dans la censure de TAssemblée du clergé de France de 1700, on trouve condamnées (avec l'indication qu'elles l'avaient été déjà à Rome sous Innocent XI) les plus