‹ Quatre cents ans de Concordat (volume 2)Chapitre 2 sur 21 · II AYA^'T-PROPOS · texte numérisé non relu

II AYA^'T-PROPOS

reconnaître franchement ce que nous sommes, minorité, mais nous organiser en minorité très forte et conquérante; accepter des cadres nouveaux et chercher à refaire des catholiques par des conversions individuelles aussi nombreuses, mais surtout aussi sérieuses que possible. C'était évidemment très honorable et très séduisant. Six mois d'études et de réflexions m'ont établi dans une opinion contraire ; non que mon idéal de restauration religieuse soit changé; mais j'ai touché du doigt, quant aux eflets du Concordat et aux résultats probables de la séparation, une réalité très difterente de celle que je m'étais trop facilement représentée.

L'examen minutieux des faits m'a prouvé que le régime concordataire qui est, depuis quatre siècles, celui de la France, n'était pas coupable de tous les méfaits qu'on lui impute. Il n'a pas empêché TEgiise de remplir sa mission ; il n'a pas fait un épiscopat servile, incapable de parler quand il fallait parlei' ; il n'a pas davantage donné un épiscopat révolté contre l'Etat ou peu soucieux de ses intérêts; il a accordé à l'Etat les garanties dont celui-ci a besoin dans un pays centralisé comme le nôtre ; il a maintenu la paix des consciences et permis aux catholiques de contribuer au bien public et au progrès général ; et cela sous

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