Scène première Pippo, Octave
OCTAVE
Il y renonce, dites- vous?
PIPPO
Hélas ! pauvre jeune homme ! il aime plus que jamais ! je croirais presque qu'il se défie de vous, de moi, de tout ce qui l'entoure.
OCTAVE
Non, par le ciel ! je n'y renoncerai pas. Je me sens moi-même une autre Marianne, et il y a du plaisir à être entêté. — Ou Célio réussira, ou j'y perdrai ma langue.
PIPPO
Agirez- vous contre sa volonté?
OCTAVE
Oui, pour agir d'après la mienne, qui est sa sœur aînée, et pour envoyer aux enfers messer Claudio, le podestat,^ que je déteste, méprise et abhorre depuis les pieds jusqu'à la tête.
PIPPO
Faites-lui donc vous-même votre réponse, car le voici; et quant à moi, je cesse de m'en mêler.