Scène ni
CÉLIO
Malheur à celui qui, au milieu de la jeunesse, s'abandonne à un amour sans espoir!. . . Malheur à celui qui se livre à une douce rêverie, avant de savoir où sa chimère le mène, et s'il peut être payé de retour! Mollement couché dans une barque, il s'éloigne peu à peu de la rive ; il aperçoit au loin des plaines enchantées, de vertes prairies, et le mirage léger de son Eldorado. Les flots l'entraînent en silence, et quand la Réalité le ré-
veille, il est aussi loin du but où. il aspire, que du rivage qu'il a quitté. Il ne peut plus ni poursuivre sa route, ni revenir sur ses pas. (On enlend un bruit d^ instruments.) Quelle est cette mascarade? N'est-ce pas Octave que